Une nouvelle étude révèle que l’entraînement cognitif peut augmenter les niveaux d’un messager chimique clé dans le cerveau, responsable de la prise de décision, et inverser un processus lié au vieillissement.
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Des scientifiques annoncent avoir découvert des preuves révélatrices que l’entraînement cognitif peut élargir les niveaux d’une substance chimique cérébrale qui diminue généralement avec l’âge.
Une étude de 10 semaines sur des personnes de 65 ans ou plus a montré que des exercices mentaux rigoureux effectués pendant 30 minutes par jour augmentaient les niveaux de l’acétylcholine d’environ 2,3 % dans une zone du cerveau liée à l’attention et à la mémoire.
Selon Étienne de Villers-Sidani, neurologue à l’Université McGill à Montréal, cette augmentation, bien que modeste, est significative : « En général, on observe une diminution de 2,5 % par décennie simplement due à l’âge. Ainsi, dans cette région cérébrale, l’entraînement cognitif semble avoir inversé le temps d’environ 10 ans ». Michael Hasselmo, directeur du Centre de neurosciences systémiques à l’Université de Boston, ajoute que ce résultat soutient des recherches antérieures démontrant que des environnements stimulant le cerveau peuvent accroître les niveaux de certains neurotransmetteurs.
Bien que plusieurs programmes en ligne d’entraînement cérébral, tels que Lumosity, aient suscité des interrogations sur leur efficacité, cette recherche montre qu’il est possible d’influencer réellement les niveaux d’acétylcholine, un neurotransmetteur étroitement associé à la performance cognitive.
Pour l’étude, 92 participants en bonne santé de 65 ans et plus ont été recrutés, divisés en deux groupes. L’un passait 30 minutes par jour à jouer à des jeux comme Solitaire, tandis que l’autre faisait des exercices cognitifs via le programme BrainHQ, qui vise à améliorer l’attention et la rapidité de traitement.
Les résultats indiquent que les niveaux d’acétylcholine n’ont pas changé chez ceux jouant à Solitaire, mais ont considérablement augmenté chez ceux s’engageant dans un entraînement cognitif. De plus, les niveaux d’acétylcholine ont également augmenté dans d’autres régions cérébrales, comme l’hippocampe, essentiel pour la mémoire.
En somme, même de petites augmentations des niveaux d’acétylcholine peuvent avoir un impact significatif sur la mémoire et la réflexion chez les personnes âgées. Les premières études sur les médicaments anti-Alzheimer ont déjà montré qu’augmenter les niveaux d’acétylcholine réduisait les symptômes. Il semble donc que l’entraînement cérébral intensif pourrait également offrir des avantages similaires et contribuer à retarder le déclin cognitif.
Points importants à retenir
- L’entraînement cognitif peut booster les niveaux de neurotransmetteurs comme l’acétylcholine, qui décroit naturellement avec l’âge.
- Une étude de 10 semaines a montré des résultats prometteurs chez des participants âgés.
- Les exercices mentaux ciblent des zones du cerveau impliquées dans l’attention et la mémoire.
- Les programmes en ligne d’entraînement cérébral doivent continuer à être validés par la recherche.
- Une augmentation même modérée de l’acétylcholine peut avoir un impact bénéfique sur la cognition des personnes âgées.
À une époque où nous accordons une grande importance à la santé physique, il est crucial de ne pas négliger l’entraînement mental. La recherche évoquée dans cet article ouvre un débat intéressant : comment intégrer des activités stimulantes pour le cerveau dans notre quotidien ? À mon sens, il est indispensable d’adopter des habitudes qui favorisent non seulement notre corps, mais aussi notre esprit, afin de préserver notre bien-être général tout au long de notre vie.





