Galerie britannique : Un éclairage sur le passé et le présent de la culture chinoise

Galerie britannique : Un éclairage sur le passé et le présent de la culture chinoise
Dans le sens des aiguilles d’une montre : La galerie de culture chinoise Lee Kai Hung au sein du musée de Manchester, au Royaume-Uni, propose une riche collection illustrant la culture chinoise, comprenant un paravent chinois, des pièces d’échecs en ivoire, une carte des méridiens (photo des bibliothèques de la ville de Manchester), un parapluie offert à un officier britannique par le Corps de travail chinois, un cerf milu empaillé, un modèle d’acupuncture et un pendentif en forme de poisson. [Photos fournies par LA GALERIE DE CULTURE CHINOISE LEE KAI HUNG DU MUSÉE DE MANCHESTER À CHINA DAILY]

À première vue, la galerie semble de taille modeste en franchissant sa porte arrondie, mais elle propose une multitude d’expositions qui relèvent l’essence de la culture chinoise, de son histoire à nos jours.

Située au sein du musée de Manchester, sur le campus de l’Université de Manchester, la galerie Lee Kai Hung abrite plus de 300 objets étalés sur 190 mètres carrés.

Les collections, qui comprennent peintures, porcelaines, jadéites, textiles et spécimens d’histoire naturelle, sont organisées autour de cinq thématiques : l’environnement, l’expérimentation, le mouvement et la migration, les activités commerciales, ainsi que l’intérêt commun pour la santé.

« Ce sont des thématiques cruciales qui nous aident à créer une connexion empathique avec les visiteurs, afin qu’ils puissent mieux appréhender la culture chinoise », explique Bryan Sitch, ancien conservateur de la galerie, honorée du nom de son bienfaiteur, Lee Kai Hung. « De cette manière, nous favorisons une meilleure compréhension entre les peuples chinois et britannique. »

Près de l’entrée, un long rouleau présenté dans une vitrine dépeint une parade célébrant le 60e anniversaire de l’empereur Kangxi de la dynastie Qing (1644-1911). Faisant partie d’un rouleau de 22 mètres, cette œuvre permet d’observer divers détails, notamment les rues de Beijing, des foules enthousiastes, l’empereur accompagné de sa cour, ainsi que des boutiques et leurs produits.

Parmi ses illustrations favorites, Sitch mentionne un moment touchant où une femme tient son jeune enfant à l’abri, loin de la parade. Lors d’un examen attentif, on peut remarquer que la femme est ornée de bijoux retenant sa coiffure. Un jade de la collection du musée accompagne un agrandissement de ces bijoux pour en illustrer la représentation.

« Quelle belle façon de montrer ce détail domestique d’une femme avec un enfant », s’enthousiasme Sitch. « Quelle culture dans le monde ne peut s’identifier à la relation entre une mère et son petit ? C’est un détail émouvant et c’est ainsi que nous générons de l’empathie au sein de la galerie. »

Non loin de ce rouleau, un point d’orgue de la section environnement est un cerf milu empaillé, acquis par le musée en 2020 à un propriétaire privé au Danemark.

« Nous avons souhaité exposer cet animal pour souligner la collaboration entre le Royaume-Uni et la Chine, notamment pour améliorer l’environnement face au changement climatique et aider à sauver des espèces menacées d’extinction », souligne Sitch.

Le cerf milu a disparu en Chine au début des années 1900, mais certains ont été emportés vers l’Occident, où ils ont été gardés dans des zoos et jardins. Au cours du 20e siècle, les survivants ont été regroupés pour constituer un troupeau, permettant la reproduction de jeunes cerfs. Dans les années 1980, il est devenu possible de renvoyer des cerfs de ce troupeau de Woburn Abbey, au Royaume-Uni, vers la Chine, explique Sitch. « Aujourd’hui, il y a à nouveau 10 000 cerfs milu en Chine, ce qui constitue un véritable succès. »

Notre point de vue

À travers cette galerie, il est évident que la culture ne se limite pas à des objets ou des œuvres d’art, mais s’incarne dans des histoires et des connexions humaines. Il est essentiel de concevoir des espaces bénéficiant d’un dialogue interculturel efficace, capables de transcender les différences et d’établir des ponts d’empathie entre les communautés. La vitalité de telles initiatives réside dans leur capacité à interpeller les individus sur des questions qui les concernent et à favoriser une meilleure compréhension, condition indispensable pour coexister dans un monde toujours plus interconnecté.



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