
Des sources officielles du gouvernement ont répondu à l’article paru récemment concernant la renégociation du contrat avec Aeropuertos Argentina, qui gère les 35 principales terminaux aéroportuaires du pays. Elles ont confirmées que le processus avance avec un soutien technique, l’objectif étant de finaliser cela avant la fin de l’année.
D’un côté, la Secrétariat des Transports, avec l’Organisme Régulateur du Système National des Aéroports (Orsna) pour réguler et contrôler les services aéroportuaires. De l’autre, Aeropuertos Argentina, dirigé par Eduardo Eurnekian, opère sous une concession datant de 1998 et prolongée jusqu’en 2038.
Jusqu’à quand ?
L’entreprise souhaiterait prolonger cette couverture jusqu’en 2056. L’an dernier, un pré-accord avait été signé entre l’entreprise et Orsna concernant cette extension, mais il a été annulé suite à des événements judiciaires impliquant l’ancien président de l’agence.
Dans ce contexte, les sources gouvernementales affirment que le dossier n’est pas bloqué, des travaux techniques sont en cours pour valider les prévisions économiques, soutenus par des consultants indépendants.

La renégociation trouve son origine dans les perturbations causées par la pandémie, qui ont entraîné une chute historique de l’activité aéroportuaire. En 2021, les revenus liés au contrat de concession avaient diminué de 50 % par rapport aux prévisions faites en 2020.
Le gouvernement a noté que les outils traditionnels pour rectifier un contrat régulé sont épuisés. Augmenter les tarifs pourrait être incompatible avec la politique d’ouverture des cieux mise en avant par le gouvernement depuis 2024.
Un désavantage tarifaire pourrait entraîner moins de vols et de connectivité. Actuellement, la redevance aérienne s’élève à environ USD 57 pour les vols internationaux.
Concernant les conditions d’acceptation de l’État, il n’y aura pas de rentabilité garantie ni d’extension automatique, les accords devant être justifiés par des investissements concrets.

La rentabilité de référence du contrat actuel représente un point de tension, et des ajustements sont nécessaires pour mieux correspondre à la situation macroéconomique actuelle.
Les investissements doivent être centraux dans la position officielle. Toute extension devra se traduire par des projets concrets et vérifiables.
Concernant les délais, l’État souhaite parvenir à un accord au plus vite, même sans date butoir précise.
Les engagements de croître le secteur aérien poussent les acteurs à conclure rapidement cet accord. En 2025, les aéroports d’Aeropuertos Argentina ont connu une fréquentation record, et plusieurs installations risquent d’atteindre leur capacité maximum sans travaux d’expansion.
Points importants à retenir
- Les travaux de renégociation entre le gouvernement et Aeropuertos Argentina sont en cours, visant à finaliser les accords avant la fin de l’année.
- Le passé récent perturbe le secteur, la pandémie ayant impacté significativement les revenus aériens.
- Les redevances aéroportuaires actuelles sont jugées insuffisantes pour rétablir l’équilibre économique.
- Aucune garantie de rentabilité future ne sera accordée par l’État, la situation exigera des justifications précises pour l’extension des contrats.
- Le volume de passagers augmente, mais cela nécessite des investissements en infrastructures urgents pour éviter la saturation.
En tant que voyageuse, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’équilibre entre développement et durabilité dans un secteur aussi crucial que l’aérien. Chaque décision prise ici a des répercussions sur notre mobilité et notre accès au monde. Le débat sur la renégociation des contrats d’Aeropuertos Argentina pose une question fondamentale : comment concilier le besoin impérieux d’infrastructure avec une politique respectueuse de l’environnement et des attentes de la population ?





