En 2025, le Japon confirme sa position en tant que l’une des principales destinations touristiques du monde. Après une année 2024 marquée par un afflux massif de visiteurs, jusqu’à créer des pénuries dans les établissements d’hébergement, les chiffres de 2025 sont encore plus impressionnants. Certains établissements ont même choisi de payer pour éviter l’afflux de touristes.
Des chiffres records en 2024. Entre janvier et novembre 2024, le Japon a accueilli 807 800 touristes australiens, un bond de près de 200 000 par rapport au précédent record de 2019, selon l’Organisation nationale du tourisme du Japon (JNTO). Cet enrichissement reflète l’intérêt croissant des Australiens pour les expériences culturelles, culinaires et paysagères que propose le pays.
Cependant, cette vague de visiteurs s’est principalement concentrée sur des lieux emblématiques tels que Tokyo, Osaka et Kyoto, engendrant des problèmes de saturation et de surcharge touristique, ce qui a conduit le secteur à agir.
Maintien des chiffres en 2025. En 2025, le pays a établi un record avec 42,68 millions de visiteurs internationaux. L’Australie se distingue avec plus d’un million de voyageurs, soit 1 058 300 visites, en hausse de 15 % par rapport à 2024, selon la JNTO.

Mais cet essor ne se limite pas aux destinations phares. Des régions moins connues comme Fukuoka, Gifu, Niigata et Iwate connaissent également une montée en popularité, attirant un nouveau type de voyageur à la recherche d’expériences authentiques, de nature, de culture locale et d’activités comme la randonnée, les séjours en hébergements traditionnels ou la participation à des festivals.
Découverte des zones rurales. La saturation des visiteurs est devenue évidente après la pandémie, exerçant une pression considérable sur les communautés locales et les ressources touristiques. Selon Naoki Kitazawa, directeur de la JNTO à Sydney, il est essentiel que les voyageurs repensent leurs itinéraires. Il les encourage à explorer des destinations plus éloignées des grandes villes, notamment les zones rurales moins fréquentées. Des lieux tels que Tohoku, Kanazawa et Naoshima offrent des « expériences authentiques », avec des attraits similaires à ceux des grandes villes, sans le fléau des foules.
Impact monétaire sur la demande. Le tourisme a également bénéficié d’un taux de change favorable entre le dollar australien et le yen, rendant le Japon financièrement attractif pour les visiteurs australiens. Comparativement aux coûts en Australie, se restaurer et participer à des activités au Japon s’avère plus abordable, ce qui a renforcé l’attractivité de la destination. De nombreuses agences de voyages telles que Japan Holidays ont même dû suspendre temporairement la réception de nouvelles demandes en raison de la forte demande.

Exploration de nouvelles destinations. Face à ces problèmes de saturation, les agences de tourisme japonaises commencent à rediriger les visiteurs vers des zones moins connues. Des voyageurs tels que Stuart McIntosh ont souligné que des régions comme Tohoku et Hokkaido offrent des temples, des cerisiers en fleurs et des onsen, avec une moindre affluence.
De son côté, Josh Khochaiche, un étudiant en architecture passionné par la culture japonaise, a lui aussi intégré des destinations comme Naoshima dans son itinéraire, planifiant des visites dans des zones rurales pour un contact plus authentique.
Le sake comme exemple. Cette période a vu émerger de nouvelles opportunités pour de nombreuses entreprises traditionnelles japonaises, telles que Sasaki Shuzo, qui a dû repenser son modèle à cause de la pandémie. Son sake artisanal, produit depuis 1893, a souffert d’une chute des ventes, poussant l’entreprise à s’ouvrir au tourisme.
En bénéficiant de sa proximité avec le château de Nijo, Sasaki organise des visites pour faire découvrir la tradition familiale du sake et attirer des visiteurs, une stratégie adoptée par de nombreuses brasseries au Japon.
Impact et défis d’un patrimoine culturel. Le sake, reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel, est désormais promu à travers des itinéraires touristiques. Cela vise à revitaliser les communautés rurales vieillissantes et à combler les vides laissés par le déclin du nombre de visiteurs.
Chaque brasserie, du centre urbain comme Sasaki Shuzo aux plus rurales comme Tonoike Sake Brewery à Tochigi, adapte ses visites en fonction des caractéristiques locales, en proposant des dégustations de sake et des activités complémentaires, telles que des rencontres avec des agriculteurs et artisans. Ces expériences cherchent à relier les visiteurs à l’histoire et à la culture des régions, favorisant la durabilité économique et la valorisation du patrimoine local.

Vers un tourisme responsable. Le message de la JNTO est clair : au-delà des grands classiques comme Tokyo et Kyoto, le Japon offre une multitude d’expériences culturelles, de paysages et d’activités à découvrir.
Ce nouvel angle d’approche ne bénéficie pas uniquement aux communautés locales, mais enrichit également l’expérience du voyageur, lui permettant d’entrer en contact avec la véritable essence du Japon. Une planification minutieuse et le choix de parcours moins fréquentés semblent être la clé pour profiter pleinement du pays tout en respectant son patrimoine culturel et naturel.
Points importants à retenir
- Le Japon a enregistré en 2025 un afflux de 42,68 millions de visiteurs internationaux.
- Les touristes australiens, représentant un nombre croissant, sont particulièrement attirés par les expériences culturelles.
- Des destinations moins connues gagnent en popularité, réduisant la pression sur les sites emblématiques.
- Une part du succès touristique s’explique par un taux de change favorable et des coûts de la vie accessibles.
- Les brasseries de sake adaptent leur modèle pour attirer les visiteurs et promouvoir leur patrimoine.
En tant que voyageuse passionnée, je suis fascinée par cette dynamique qui émerge au Japon. La possibilité de découvrir des trésors cachés loin de l’agitation des grandes métropoles ouvre de nouveaux horizons. Il est essentiel de préserver ces lieux authentiques, tout en permettant aux communautés locales de bénéficier des retombées du tourisme. L’équilibre entre exploration et respect semble être le véritable défi auquel nous devons réfléchir alors que nous voyageons à travers cette magnifique terre.





