Homme acquitté pour avoir menacé de mort son ex à Saragosse

Homme acquitté pour avoir menacé de mort son ex à Saragosse

Un tribunal de Zaragoza a rendu son verdict en une affaire où un homme était accusé d’avoir menacé de mort son ex-partenaire au cours d’une dispute survenue en mai 2025 dans le quartier Oliver. Bien que le ministère public et la partie civile avaient requis une peine d’un an de prison, la juge a estimé que les incohérences entre les différentes versions “rendent impossible d’affirmer avec certitude qu’il a proféré de telles menaces”.

L’affaire a débuté suite à un incident survenu lors de la remise de documents concernant leur fille commune. Selon le jugement auquel ARAGÓN DIGITAL a eu accès, la plaignante a affirmé que son ancien partenaire lui aurait dit “je ne te laisserai pas en paix, je te jure que je vais te tuer”, tandis que l’accusé a nié avoir proféré de telles menaces. Cette altercation a également impliqué le compagnon actuel de la plaignante et, d’après les témoignages recueillis, leur fille mineure était présente.

La défense, représentée par les avocats Carmen Sánchez Herrero et Luis Ángel Marcén, a plaidé pour l’acquittement, se prononçant contre la demande de détention, qui incluait également un retrait d’armes et une interdiction de contact pendant six ans. Par ailleurs, la partie civile réclamait 1 500 euros en compensation pour préjudice moral.

La juge de la huitième salle du tribunal pénal de Zaragoza a noté qu’un conflit antérieur important existait entre les deux parties, lié à leur rupture et à des questions familiales. Des divergences ont également été observées sur le déroulement de la dispute, qui était intervenue et les mots exacts qui avaient été échangés. Un témoin présent avec l’accusé a déclaré avoir entendu la dispute sans toutefois percevoir de menace, tandis que le partenaire actuel de la plaignante, impliqué dans l’altercation initiale, n’était pas présent lors du procès.

Le jugement conclut qu’il a seulement été prouvé qu’il y avait eu une dispute et un échange verbal, sans que les menaces de mort aient pu être avérées. “Le droit pénal ne peut se fonder sur des suppositions ou des conjectures, plus ou moins probables, mais sur des certitudes”, a souligné la magistrate avant d’appliquer la présomption d’innocence et d’ordonner les dépens à la charge de l’État. La décision peut être contestée auprès de la cour d’appel provinciale.

Points importants à retenir

  • Le tribunal a constaté des incohérences dans les témoignages des deux parties.
  • La plaignante a rapporté des menaces qui n’ont pas pu être corroborées par des preuves solides.
  • Des tensions préexistantes liées à la séparation et à la garde des enfants ont pesé sur le jugement.
  • La défense a démontré, par le témoignage d’un proche, l’absence de menace au moment des faits.
  • La décision de la juge repose sur le principe fondamental de la présomption d’innocence.

À travers cette affaire, on se rend compte à quel point le droit pénal se doit de se baser sur des éléments tangibles. Les tensions familiales, souvent source de violences et d’accusations, nous rappellent que chaque situation est unique et requiert une compréhension profonde des enjeux sous-jacents. Comment établir la vérité dans des contextes émotionnellement chargés? C’est une question qui mérite réflexion et un dénuement qui va au-delà des simples déclarations.



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