Un drame tragique révèle la violence machiste
Un membre de la garde civile, affecté précédemment à la commandancia de Zamora, a tué ce mercredi son ancienne partenaire, une autre agente de l’institut armé en poste à Llanes (Asturies). L’agresseur a ouvert le feu sur la victime avant d’être abattu par les tirs de ses collègues en réponse à l’attaque.
Selon des sources proches de l’enquête, l’auteur des faits, âgé de 49 ans et fiché pour violence conjugale, s’est introduit dans le poste peu avant 13h30 et a tiré mortellement sur son ex-compagne, qui avait 50 ans.
Dans le feu de l’action, un lieutenant a été gravement blessé à la jambe, tout comme l’agresseur, qui, après avoir été pris en charge par les secours, a succombé à ses blessures dans l’ambulance.
Des précisions ont indiqué que l’assaillant avait récemment reçu un ordre de suspension de ses fonctions et n’était donc pas en possession de son arme officielle. Il aurait utilisé un pistolet qu’il aurait soit volé dans les vestiaires, soit pris à un de ses collègues.
Il ne s’est pas introduit par la porte principale du poste, mais par un accès qu’il connaissait, ayant été affecté là auparavant. Après avoir tiré sur la femme, il a tenté de fuir, poursuivi par un lieutenant, blessé lors d’une confrontation.
Une brigade du poste a aussi essayé de stopper l’agression en ouvrant le feu sur l’assassin, qui a succombé à ses blessures après l’incident.
La victime, mère de trois enfants dont un de 18 ans et des jumelles de 14, était déjà inscrite dans le système VioGén pour des actes de maltraitance.
La Délégation du Gouvernement contre la Violence de Genre a annoncé qu’elle enquêtait sur ce cas, et si les faits sont confirmés, cela porterait à 34 le nombre de femmes victimes de violence conjugale en 2023, totalisant 1 375 depuis 2003.
Les victimes de violence conjugale peuvent accéder à des services d’aide disponibles tous les jours, 24 heures sur 24, via le téléphone 016 ou le mail [email protected]. En situation d’urgence, il est possible de composer le 112 ou les numéros d’urgence de la Police Nationale (091) et de la Garde Civile (062). L’application ALERTCOPS permet d’envoyer une alerte à la police avec géolocalisation si un appel est impossible.
Points importants à retenir
- Le drame souligne une fois de plus la détresse des personnes victimes de violence conjugale.
- Il est essentiel de sensibiliser le public à la dangerosité des agresseurs ayant des antécédents de violence.
- Les réseaux d’assistance demeurent accessibles, mais leur utilisation par les victimes reste encore trop peu fréquente.
- La question de la sécurité au sein même des forces de sécurité soulève des interrogations légitimes.
- Une attention accrue est de mise pour identifier et soutenir les victimes de la violence machiste dans notre société.
En tant que citoyenne engagée, je ne peux m’empêcher de réfléchir à ce cycle tragique de violence. Comment notre société peut-elle encore permettre que ces drames se reproduisent ? Il est nécessaire d’œuvrer ensemble, non seulement pour signifier une condamnation, mais aussi pour réparer et protéger ceux qui, chaque jour, risquent leur vie. Ce n’est pas qu’une simple question de lois ou de sanctions, mais un réel dialogue autour de notre conscience collective et de notre responsabilité sociale.





