Héctor Ataypoma, un ancien employé d’une maison de retraite à Sanchinarro, Madrid, s’est retrouvé au cœur d’une affaire choquante. La nuit du 27 juillet 2024, il a été surpris par une collègue en train d’agresser sexuellement une patiente de 83 ans souffrant d’Alzheimer.
Suite à cet incident, la collègue a immédiatement informé la direction de l’établissement, qui a mis fin à son contrat de manière urgente et a porté l’affaire devant la justice. Lorsque la police a tenté de le retrouver chez lui à Carabanchel le 1er août 2024, Ataypoma avait déjà disparu. Cela fait maintenant deux ans qu’il est en fuite, sans aucune nouvelle de son whereabouts. Un mandat de recherche internationale a été émis à son encontre.
Huit mois d’agressions
L’enquête policière indique qu’Ataypoma pourrait avoir agressé sexuellement la victime pendant “huit mois”. Ce chiffre provient de sa propre confession à la collègue qui l’a découvert. Les investigations ont révélé que la patiente n’avait subi aucune blessure physique ; il aurait profité de sa maladie pour se faire passer pour son mari et établir un rapport sexuel sans violence physique.
Avant que les faits ne soient révélés, l’octogénaire avait mentionné à ses enfants que son mari venait souvent lui rendre visite, une confusion que la famille attribuait à son état mental. La collègue, quant à elle, a témoigné qu’au moment où elle a surpris l’agression, la patiente répétait le prénom de son mari.
Un avocat
Alors qu’il était en fuite, Ataypoma a contacté l’avocat Alfredo Arrién, qui lui a conseillé de se rendre. Il avait même organisé une déclaration en visioconférence avec le tribunal, mais Ataypoma ne s’est finalement pas présenté. Au fil des mois, l’avocat n’a plus eu de nouvelles de lui. Arrién suppose qu’il pense que le temps pourrait jouer en sa faveur quant à la prescription des accusations, qui interviennent en Espagne après un minimum de 15 ans.
Ataypoma, d’origine péruvienne, n’avait pas de passé criminel en Espagne et ne dispose pas de ressources pour se cacher. Le tribunal a donc émis un mandat international, en cas de dissimulation au Pérou, où résident encore des membres de sa famille.
Points importants à retenir
- Les abus sexuels sur personnes vulnérables, comme les patients atteints d’Alzheimer, soulèvent des questions sur la protection des victimes.
- La fuite d’un suspect complique les procédures judiciaires et amplifie l’angoisse des familles concernées.
- La longévité des enquêtes sur des affaires sensibles peut chahuter le sens de justice des victimes et du public.
- Le rôle des témoignages d’employés est crucial pour mettre en lumière des abus invisibles dans des environnements protégés.
Il est troublant de constater à quel point certaines personnes peuvent abuser de la confiance et de la vulnérabilité d’autrui. En tant que société, il est de notre devoir de rester vigilants et de veiller à ce que de tels actes ne demeurent pas impunis. Que peut-on faire pour renforcer la sécurité des plus fragiles parmi nous et garantir qu’ils reçoivent le respect et la protection qu’ils méritent ? Une réflexion s’impose.




