Mossos freinent la plainte du vigile remercié pour avoir arboré le drapeau espagnol au ceinturon

Mossos freinent la plainte du vigile remercié pour avoir arboré le drapeau espagnol au ceinturon

Un agent de sécurité a été renvoyé lors du festival Festiuet à Salou (Tarragone) pour avoir affiché un insigne avec le drapeau espagnol sur sa ceinture. Il a depuis déposé une plainte formelle auprès des Mossos d’Esquadra, affirmant que ses tentatives de signaler un acte de discrimination étaient entravées.

Selon des sources policières, le 17 juillet, l’agent travaillant lors de l’événement a été approché par le responsable de la sécurité du festival, qui lui a dit : « Ce festival est dédié aux indépendantistes de la république catalane et aujourd’hui, il ne convient pas que tu portes cela. Retire-le ou tu ne travailleras pas », tout en faisant référence à son petit drapeau espagnol de 5 centimètres.

Indigné, l’agent a décidé de porter plainte, mais, selon son récit, un caporal des Mossos d’Esquadra a refusé d’enregistrer sa plainte, arguant que les faits relèvent d’un simple différend au travail et non d’un délit de discrimination.

Refus à plusieurs reprises

L’agent a dû s’adresser à quatre responsables de la commissariat et est finalement rentré chez lui sans avoir pu établir sa plainte, déconcerté par l’attitude des policiers, qui l’ont laissé sentir totalement impuissant.

Ce refus de prendre sa plainte pourrait, selon certaines sources, avoir retardé l’identification du responsable de sécurité du festival et donc l’enquête sur les faits dénoncés.

Une plainte finalement acceptée

Le lendemain, l’agent a de nouveau décidé de suivre la voie officielle, après avoir discuté avec d’autres membres des Mossos qui l’ont assuré de ses droits. Il a então insisté pendant des heures à la commissariat, où, après avoir menaçé de porter réclamation, il a enfin pu déposer sa plainte.

Son récit débute dix minutes après le commencement de son service, lorsqu’il assure que le responsable de sécurité l’a interpellé à propos de son insigne, affirmant que le festival était « un événement d’indépendantistes de la république catalane ». Ce responsable, selon l’agent, a rapidement exprimé son désaccord concernant son accessoire arborant les couleurs du drapeau espagnol, en déclarant : « En ce jour, cela ne convenait pas ».

« Retire le drapeau, ou tu ne travailleras pas »

Dans sa déclaration aux Mossos d’Esquadra ainsi que dans la plainte pour discrimination et incitation à la haine, l’agent a exprimé qu’il avait simplement été là pour travailler, traitant respectueusement toutes les personnes présentes, peu importe leurs opinions politiques. Cependant, le responsable de la sécurité lui a clairement signifié qu’il ne pouvait pas travailler tant qu’il arbora son insigne avec le drapeau espagnol.

Il a été contraint d’abandonner un accessoire légal, non pour des raisons de sécurité, mais pour des motifs politiques.

Réactions politiques

Anabel Rodríguez, députée de Vox et porte-parole de l’opposition à Salou, a réagi à cette situation, dénonçant le traitement réservé au travailleur par l’organisation de l’événement : « Dans un pays libre et démocratique, il est inacceptable de discriminer un travailleur pour avoir affiché le drapeau espagnol ».

Elle a également critique le climat d’exclusion alimenté par le maire socialiste de Salou, affirmant que « Pour profiter d’un festival, il n’est pas nécessaire d’être indépendantiste ».

Points importants à retenir

  • Un agent de sécurité a subi des pressions pour retirer un accessoire correspondant au drapeau espagnol lors d’un festival.
  • Les plaintes déposées par le personnel peuvent parfois être ignorées par les forces de l’ordre, ce qui soulève des questions sur l’accessibilité à la justice.
  • Le soutien d’autres agents des Mossos d’Esquadra a permis à l’agent de déposer plainte après deux jours de refus.
  • Les opinions politiques affichées, même de manière légale, peuvent provoquer des tensions sur le lieu de travail.
  • Cette affaire met en lumière la complexité des droits individuels dans des contextes sociaux tendus.

En tant qu’observatrice engagée, je suis frappée par cette situation. Cela soulève une question cruciale : jusqu’où un individu peut-il exprimer sa citoyenneté sans craindre des répercussions ? Les valeurs que nous prônons sont mises à l’épreuve, et il est dramatique de penser que le simple fait d’afficher un symbole national pourrait devenir un motif de discrimination. Perdre de vue la diversité d’opinion au sein de nos sociétés contemporaines semble être non seulement un pas en arrière, mais également une trahison des principes même de la démocratie.



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