Des enfants se sont lancés dans une chasse au matzah, ce pain azyme, jeudi soir, dans le hall social de Temple Beth Shalom à Santa Fe. Ce jeu ludique, destiné aux plus jeunes de la plus grande congrégation juive de la ville, avait un sens plus profond : selon la tradition, le repas du Seder ne peut s’achever tant que le matzah n’est pas retrouvé, généralement dans la bibliothèque du temple.
Ce moment faisait partie de la riche cérémonie, qui a également inclus des chants de louange, des prières, des questionnements et, bien sûr, une abondance de mets savoureux.
Le dîner communautaire du Seder a eu lieu lors de la deuxième nuit de Pessah, la fête juive qui commémore la libération des Hébreux de l’esclavage en Égypte, un récit présent dans le livre biblique de l’Exode.
Au même moment, d’autres communautés chrétiennes à Santa Fe se retrouvaient pour célébrer le Jeudi Saint, qui rappelle la Dernière Cène, moment crucial qui a précédé la trahison de Jésus.
Transition de l’obscurité à la lumière
Les deux fêtes, Pessah et la Semaine Sainte, coïncident cette année au début du mois d’avril. Passover a débuté mercredi soir et se termine plus tard cette semaine, tandis que la Semaine Sainte a commencé le 29 mars avec le Dimanche des Rameaux, culminant lors de Pâques.
Chaque célébration, bien que sacrée pour ses fidèles, partage des similitudes, notamment un accent sur la salvation – pour les Juifs, depuis l’oppression, et pour les chrétiens, à travers la résurrection du Christ.
Le Rabbi Neil Amswych décrit Pessah comme un parcours « de la douleur à la joie », une période de réflexion sur le passage de l’esclavage à la liberté.
Points importants à retenir
- La chasse au matzah représente une tradition juive importante pour les enfants.
- Le dîner du Seder est rempli de rites symboliques et de récits historiques.
- Pessah et la Semaine Sainte se déroulent en parallèle cette année, soulignant les connections entre les deux croyances.
- Les célébrations sont l’occasion de réfléchir sur le thème de la liberté, tant dans le judaïsme que dans le christianisme.
- Un temps de questionnement et de compréhension des souffrances passées est essentiel dans les traditions de ces fêtes.
En tant que témoin de ces célébrations, je ne peux m’empêcher de penser à la manière dont elles révèlent non seulement la richesse de nos traditions, mais aussi notre quête commune d’espoir dans un monde souvent troublé. Il est essentiel, aujourd’hui plus que jamais, de nous unir autour de valeurs partagées de liberté et de rédemption, tout en nous rappelant l’importance d’apprendre de notre histoire pour construire un avenir meilleur.





