Le récent enregistrement des frères Manuel et Julián González, condamnés pour l’enlèvement et le meurtre de leur voisine, Francisca Cadenas, le 9 mai 2017, a révélé des éléments cruciaux pour élucider cette affaire tragique. Tout d’abord, les restes osseux de la victime, retrouvés dans le jardin de leur domicile. Le rapport préliminaire de l’autopsie a établi que Francisca avait subi des blessures causées par “plusieurs objets” dont on n’a pas encore retrouvé la trace.
Les enquêteurs de l’opération Mackler, un terme allemand signifiant corridor, en référence au passage où Francisca a été aperçue pour la dernière fois, ont découvert d’autres indices qui ont été envoyés au Laboratoire Central de la Guardia Civil à Madrid. Parmi ces échantillons, un rapport indique la présence de “sous-vêtements blancs” retrouvés lors d’une perquisition dans une autre maison, au numéro 1 de la rue Nueva.
La UCO a demandé à perquisitionner cette maison voisine, car les propriétés sont reliées et les frères González y avaient accès. Cette perquisition a eu lieu le 12 mars, en présence des frères et d’un membre de la famille du propriétaire de la maison. Les enquêteurs ont saisi pour analyse des sous-vêtements féminins, découverts dans les toilettes situées dans la cour de la propriété.
Sous-vêtements volés
Les enquêteurs ont pris des photographies de cet article de lingerie pour vérifier qu’il ne s’agissait pas de ceux portés par la victime au moment de son meurtre, car son corps était retrouvé dénudé en bas.
Une autre hypothèse, selon des sources proches de l’enquête, est que ces sous-vêtements féminins auraient été volés par Julián sur un étendoir dans le village. En effet, plusieurs témoignages indiquent que le frère cadet se serait approprié des sous-vêtements de plusieurs voisines lors de leur séchage.
Cheveux retrouvés
Les gendarmes ont également découvert, lors de la perquisition au domicile des présumés meurtriers, deux mèches de cheveux, dont l’une avait la forme d’une queue de cheval. Une mèche a été retrouvée “dans le premier tiroir du placard” de la chambre de Manuel, le frère aîné, et a été saisie par des agents de l’Équipe Centrale d’Inspections Oculaires (ECIO), en réponse à des objections du suspect.
Dans l’acte de perquisition, le présumé assassin a exprimé son mécontentement face à cette découverte : “on trouve une mèche de cheveux attachée avec un élastique. Manuel précise qu’il n’a pas vu qu’elle avait été retrouvée, qu’on le lui a simplement dit”.
Dans un rapport préliminaire, les agents signalent que ces indices, ainsi que d’autres tels que les liens noirs utilisés pour entraver les mains de la victime, “sont scellés et transférés au service de criminalistique de la Guardia Civil, basé à Madrid, pour étude par divers départements qui établiront par la suite des rapports sur les résultats obtenus.”
La seconde mèche de cheveux a été retrouvée dans la chambre de Julián, le frère cadet qui a avoué être l’auteur du crime. Selon le rapport de la Guardia Civil, elle était dans “une boîte en plastique” avec plusieurs dents apparemment humaines. Des sources consultées indiquent qu’un des frères a déclaré que ce cheveux était le sien et qu’il le gardait comme “souvenir”.
Une bague dans la main
Un autre indice recueilli lors de la perquisition du domicile des frères, effectuée le 11 mars, a été remis aux agents de la UCO. Il s’agit d’une bague “avec des motifs en vagues” retrouvée sur l’un des os de la main de la victime.
Des échantillons très importants, tels que des fragments d’os de la femme, ont été envoyés à l’Institut de Médecine Légale de Badajoz, où ils pourront être examinés par les médecins légistes chargés de réaliser l’autopsie définitive afin de tenter de déterminer comment et quand Francisca a été tuée.
Points importants à retenir
- Les frères González sont accusés d’un crime particulièrement violent et choquant.
- Les preuves collectées sont cruciales pour établir les circonstances exactes du meurtre.
- Des éléments comme des sous-vêtements et des mèches de cheveux pourraient permettre d’identifier d’autres complices ou d’établir un lien direct avec la victime.
- Les indices découverts lors des perquisitions ont suscité de nombreuses interrogations sur le profil des suspects.
- L’enquête continue de rassembler des éléments pour rendre justice à la victime.
En tant qu’observatrice de cette tragédie, je suis frappée non seulement par la brutalité des actes commis mais aussi par le dédale des recherches et des découvertes qui s’ensuivent. Qui aurait pu croire que derrière ces portes se cachait une telle réalité ? Cela soulève des questions que chacun d’entre nous doit considérer : jusqu’où peut-on aller dans les abysses de l’inhumanité ? Ce procès sera sans aucun doute un miroir de nos sociétés, nous invitant à réfléchir sur les mécanismes de la violence et leurs conséquences dévastatrices. Quel chemin devons-nous prendre pour garantir que des tragédies comme celle-ci ne se reproduisent plus ?





