Deux individus ont été condamnés pour avoir agressé un homme qui leur avait demandé de cesser de faire des commentaires sur son fils, atteint d’une handicap psychique. Huit ans après les faits, les deux agresseurs ont été jugés pour avoir donné des coups de pied et des coups de poing à leur victime dans un parc à Molina de Segura. L’un des condamnés a aujourd’hui 48 ans, tandis que l’autre en a 51.
Comme l’indique la décision du tribunal pénal n° 2 de Murcie, les événements se sont déroulés le jour du Travail en 2017, lorsque la victime est allée au parc pour confronter les deux accusés qui avaient été insultant envers son enfant, déclaré incapable en raison de sa condition.
Les deux agresseurs ont alors, « avec l’intention de nuire à son intégrité physique, chargé le père, lui assénant plusieurs coups de poing, le faisant tomber au sol, où ils ont continué à le frapper avec des coups de pied et des coups de poing au visage. Alors qu’il tentait de se relever, l’un des accusés lui a infligé une coupure à la joue gauche avec un objet tranchant, probablement un couteau.
La victime a été prise en charge le jour de l’agression au hôpital de Molina. Le lendemain, il a déposé une plainte contre ses agresseurs. Quelques heures plus tard, ces derniers ont été arrêtés.
“Réaction colérique”
Le tribunal a condamné l’un des accusés (celui qui a utilisé le couteau) à deux ans de prison, tandis que l’autre a écopé d’un an et huit mois de détention. L’un d’eux a fait appel de la décision auprès de la section deuxième de la cour d’appel de Murcie, l’autre soutenant le recours.
Le premier a déclaré, par exemple, qu’il était addict et a demandé que cela soit considéré comme une circonstance atténuante, ce que la cour a pris en compte. L’autre a affirmé avoir frappé l’homme en légitime défense, arguant que celui-ci lui avait donné un coup de pied au préalable.
À ce sujet, la cour précise dans sa décision que « la victime est allée demander des explications concernant ce qui s’était passé avec son fils, ce qui a déclenché la réaction colérique des accusés. Il n’existe aucune preuve que la victime ait porté un coup de pied qui ait conduit à l’altercation.» De plus, il est mentionné que « dans le document médical qui a été établi après l’arrestation, à 20 h 36 le 2 mai, il est noté qu’il y avait un traumatisme au premier orteil du pied gauche, sans que la cour puisse établir de lien de causalité entre une éventuelle agression survenue la veille et cette blessure, qui pourrait avoir été causée pour d’autres raisons, y compris lors de l’arrestation. »
Ainsi, le tribunal a réduit la peine de l’un des agresseurs (celui condamné à un an et huit mois, l’addict) à quinze jours de contrainte avec une amende de trois euros par jour. La peine de deux ans de prison pour l’autre est maintenue.
Les deux doivent indemniser leur victime à hauteur de 1 100 euros pour les blessures, et celui qui l’a poignardé devra également verser 1 497,48 euros pour les séquelles esthétiques laissées par l’agression.
Points importants à retenir
- Deux hommes ont été condamnés pour avoir agressé un père en défendant son fils handicapé.
- Les faits se sont produits en 2017, lors d’une altercation dans un parc.
- Une coupure a été infligée à la victime avec un couteau.
- Le tribunal a pris en compte l’addiction d’un des agresseurs comme circonstance atténuante.
- Les deux condamnés doivent indemniser la victime pour les blessures physiques et esthétiques.
Cette affaire soulève des questions sur la violence et la défense des plus vulnérables dans notre société. Que signifie vraiment protéger nos proches quand la situation dégénère ? La justice peut-elle rétablir un semblant d’équilibre face à tant de brutalité ? Une réflexion s’impose, non seulement sur les sanctions, mais aussi sur l’état de notre société face à ces actes. À travers cette agression, il est essentiel de se demander : à quel point sommes-nous prêts à défendre nos valeurs sans basculer dans la violence ?





