«En tant que journaliste spécialisée dans les enquêtes criminelles et judiciaires, c’est un véritable retour aux sources. Avec l’aide de nombreux collègues et anciens collègues, nous avons élaboré une liste de cas qui ont marqué l’imaginaire collectif. La mémoire joue un rôle naturel de sélection, évinçant ce qu’elle considère comme secondaire. Il ne s’agit pas de créer une encyclopédie du crime, mais plutôt de comprendre pourquoi certaines histoires restent gravées dans nos esprits», a déclaré Paolo Cagnan, vice-directeur des publications Nem, lors de la présentation de la série «True Crime à Nordest, Les Grands Faits de Chronique», à l’Ateneo Veneto.
Ce projet collaboratif réunit une vaste collection de récits criminels couvrant la région du Triveneto, visant à reconstituer les événements marquants pour de nombreuses communautés. «Le noir fascine et attire. Ces événements suscitent un intérêt constant, car nous vivons dans un monde où ce type d’affaires retient notre attention», a souligné Antonella Magaraggia, présidente de l’Ateneo Veneto.
La collection inclut soixante-cinq épisodes rédigés par trente-six auteurs divers, répartis en cinq volumes thématiques. Le premier volume est consacré aux Grands Crimes, ces affaires ayant profondément marqué notre histoire récente.
Paolo Cagnan a également mentionné avoir créé un «manuel d’écriture» pour s’assurer de rester le plus fidèle possible aux faits rapportés.
«La majorité des crimes sont liés à des facteurs ancrés dans nos vies, tels que la soif d’argent ou des accès de colère», a-t-il ajouté. «En ce qui concerne les faits divers, deux éléments méritent réflexion : la dynamique psychologique entre la victime et l’assassin, ainsi que les circonstances ayant conduit à l’acte criminel.
Les volumes suivants explorent les crimes non résolus et, notamment, le quatrième livre intitulé «Fantômes», qui se concentre sur des personnes disparues. On y trouve l’affaire des buranelle disparues en 1991, relatée par Roberta De Rossi, co-autrice et journaliste pour La Nuova Venezia, retraçant les événements de ce jour de novembre où Paola et Rosalia ont disparu au Lido, jusqu’à l’archivage de l’affaire en 2021. La série se conclut avec un volume dédié aux Serial killers, abordant des histoires encore non totalement résolues.
Points importants à retenir
- Le projet a regroupé plusieurs journalistes pour établir une liste des affaires criminelles marquantes.
- Les récits explorent les motivations humaines derrière les actes criminels.
- La série comprend cinq volumes sur des thèmes variés, dont les grands crimes et les disparitions.
- Les crimes non résolus sont également étudiés, mettant en lumière des mystères persistants.
- Le travail inclut un manuel d’écriture pour garantir l’exactitude des récits.
Ces récits nous rappellent inévitablement l’ombre mystérieuse qui plane sur notre société. Chaque affaire, chaque disparition est comme un cri silencieux dans notre mémoire collective. Pourquoi certaines histoires fascinent-t-elles autant ? Peut-être est-ce la quête de vérité ou simplement notre curiosité innée face à l’inconnu. En tant que journaliste, je ne peux m’empêcher de me demander : où se situe la frontière entre le désir de connaître la vérité et le respect de la mémoire des victimes ? Cette réflexion éveille en moi une réalité inquiétante, une question nécessaire que nous devons tous nous poser.





