Les côtes du Parc Naturel de Cabo de Gata-Níjar continuent d’être le théâtre d’activités néfastes liées à des réseaux qui portent atteinte aux droits et libertés des citoyens étrangers. Ce samedi 3 janvier, un débarquement important a eu lieu, impliquant deux embarcations rapides.
Les faits se sont déroulés à Agua Amarga, plus précisément au port de Mineral, vers 16h30. Selon des témoins, deux go fast se sont approchées en parallèle, profitant de l’abri d’une petite falaise. Une fois arrivés, les pilotes ont commencé à jeter les passagers à l’eau pour qu’ils rejoignent la côte à la nage.
La scène a surpris plusieurs personnes présentes sur place, qui ont réussi à immortaliser l’instant. Selon leur témoignage, chaque embarcation transportait au moins une vingtaine de personnes de manière irrégulière.
Alors que les migrants étaient contraints de sauter à la mer, l’une des go fast a rapidement effectué une manœuvre pour s’échapper et regagner le large.
Recherche de possibles disparus
Tout laisse à penser que ce débarquement aurait pu avoir un dénouement tragique et qu’il pourrait y avoir eu des pertes humaines, ou que certains passagers aient disparu dans les eaux de Carboneras. Cette hypothèse est renforcée par la présence, peu après les faits, d’une patrouille de la Garde nationale portugaise, déployée pour des missions de coopération en matière de sécurité dans les eaux almériènes.
Selon des témoins, l’embarcation portugaise a mis à la mer un zodiac avec plusieurs agents pour débuter une opération de recherche dans la zone du débarquement, face à la suspicion que certaines personnes ayant plongé à l’eau n’aient pas réussi à atteindre la terre ferme.
À l’heure de publication de cet article, vers 21h30, la patrouille portugaise restait toujours aux environs d’Agua Amarga, poursuivant ses opérations de recherche et de secours. Pour le moment, aucune confirmation officielle n’a été faite concernant des personnes disparues ou des victimes.
Fuite rapide
Les go fast se sont rapidement échappés, naviguant vers le large, dès qu’ils ont lâché leurs passagers. Les témoins ont pu filmer le moment où la narcolancha s’éloignait d’Agua Amarga à vive allure, sautant sur les vagues.
Cette opération maintient les services de sécurité et d’urgence sous tension, alors que les circonstances de ce nouvel épisode d’immigration irrégulière sur les côtes du Parc Naturel de Cabo de Gata-Níjar font l’objet d’une enquête.
Points importants à retenir
- Le débarquement a eu lieu à Agua Amarga, avec deux embarcations rapides impliquées.
- Les passagers ont été contraints de plonger dans l’eau pour atteindre la côte.
- Une patrouille portugaise est intervenue peu après les faits pour rechercher d’éventuels disparus.
- Aucune confirmation officielle n’a été donnée sur des victimes à ce stade.
- Les go fast se sont échappés rapidement après avoir abandonné leurs passagers.
Il est difficile de ne pas ressentir une profonde tristesse face à ce type de situation. En tant qu’observatrice de ces événements, je me demande où se situe la frontière entre les droits humains et la quête désespérée de liberté. Combien de ces histoires resteront sans suite, noyées par le silence des vagues ?





