Lors de ma récente recherche d’un planner, j’ai remarqué que de nombreuses sections dédiées à la préparation des repas comportaient un onglet « macros ». Cet espace permet de suivre avec précision nos macronutriments, c’est-à-dire les trois nutriments essentiels dont notre corps a besoin pour fonctionner. À première vue, cela m’a semblé un peu trop proche des régimes restrictifs, mais mon intérêt a été piqué après avoir vu plusieurs discussions à ce sujet en ligne.
Le suivi des macros est une technique diététique traditionnellement utilisée par les culturistes et les athlètes professionnels, mais elle a gagné en popularité ces dernières années grâce aux réseaux sociaux, où elle est souvent présentée comme un outil pour perdre du poids.
Trois spécialistes, Emily English, Bianca Wise de l’ALO Wellness Club, et Rachel Butcher, responsable de la nutrition chez Third Space, examinent l’engouement pour les macros et expliquent s’il existe une façon saine de les suivre.
Qu’est-ce que les macros ?
Le terme « macros » est une abréviation pour macaronutriments, qui désigne les protéines, les glucides et les graisses. Les protéines soutiennent la construction et la réparation musculaire, ainsi que la fonction immunitaire, les hormones et les enzymes. Les glucides nous fournissent de l’énergie, tandis que les graisses sont essentielles à la production et à la régulation hormonales. À propos des graisses, il est important de rappeler que toutes ne sont pas néfastes ; certaines, comme les avocats et les noix, contribuent à la satiété.
En quoi le suivi des macros diffère-t-il du comptage de calories ?
Le comptage de calories ne met pas autant l’accent sur la provenance des calories ; l’objectif est simplement d’atteindre le bon nombre. En revanche, le suivi des macros consiste à s’assurer que le corps reçoit des ratios de nutriments spécifiques, et non à se concentrer uniquement sur l’apport calorique total.
Qu’est-ce qu’un calculateur de macros ?
Les calculateurs de macros sont des outils qui aident à déterminer la quantité appropriée de protéines, de graisses, et de glucides à consommer chaque jour. Vous commencez par entrer votre âge, sexe, poids actuel, niveau d’activité physique et taille (comme un calculateur d’IMC). Le calculateur génère ensuite un chiffre qui estime le nombre de calories à consommer quotidiennement. Ce total sera ensuite divisé en grammes de protéines, graisses et glucides à ingérer au quotidien.
En fonction de votre objectif – gain musculaire, perte de poids, longévité – ces ratios peuvent varier. Par exemple, une personne souhaitant développer sa masse musculaire pourrait se concentrer sur des ratios plus élevés en glucides et en protéines, tout en restant sur des graisses saines en quantité réduite.
À condition de commencer avec un quota calorique raisonnable, la manière dont vous répartissez vos macronutriments devrait permettre de manger suffisamment sans entrer dans une restriction calorique trop sévère. Toutefois, si vous avez un problème de santé, il est conseillé de consulter votre médecin avant de commencer un régime.
Le suivi des macros est-il bénéfique ?
« [À faire avec modération] le suivi des macros peut être un bon moyen de comprendre comment la nourriture alimente le corps, mais je ne pense pas qu’il devrait être un objectif final », explique Wise. Selon English, « comme beaucoup de choses en nutrition, cela reste dans une zone grise ». Pour certains, cela peut être un outil utile, tandis que pour d’autres, cela peut devenir oppressant. « Il n’y a pas de manière unique d’aborder la nutrition », précise-t-elle. « Ce qui fonctionne bien pour une personne peut ne pas convenir à une autre. »
Both English et Wise soulignent quelques avantages, bien qu’ils soient prudents, car cela dépend vraiment de l’individu. « Suivre ses apports peut augmenter la conscience et aider à déterminer si l’on consomme suffisamment de protéines », explique English. « De plus, cela permet de visualiser ce qu’est réellement un repas équilibré. » Wise souligne que cela est souvent plus efficace sur le court terme, surtout lorsqu’un objectif spécifique ou un besoin médical est en jeu. « Pour les femmes qui naviguent dans des enjeux tels que des déséquilibres métaboliques ou qui s’entraînent pour la performance, comprendre les macronutriments peut fournir des informations précieuses », fait-elle savoir. « Cela peut aider à déterminer si l’on ne s’alimente pas suffisamment, si l’on manque de protéines ou si l’on omet des nutriments clés, ce qui peut influencer les hormones, l’énergie et la récupération. »
Points importants à retenir
- Les macronutriments sont essentiels à notre santé et à notre bien-être.
- Le suivi des macros diffère du simple comptage de calories, axé sur les nutriments plutôt que sur le total calorique.
- Utiliser des calculateurs peut aider à définir des apports adaptés à ses besoins.
- Le suivi des macros peut être bénéfique si réalisé avec modération, mais ne doit pas devenir une obsession.
- Il est important de consulter un professionnel en cas de problème de santé avant d’adopter un nouveau régime.
En fin de compte, la question de la nutrition et de la façon de se nourrir suscite un débat passionnant. J’invite chacun à réfléchir à sa propre approche de l’alimentation et à considérer que le bien-être ne dépend peut-être pas seulement des chiffres sur une balance, mais plus de la qualité de ce que nous consommons et de l’écoute de notre corps. Quelle est votre opinion sur le suivi des macros ? N’hésitez pas à poser vos questions, car la santé est un parcours individuel et unique pour chacun de nous.




