Un nouvel interdit sur la publicité des aliments malsains entre en vigueur aujourd’hui, succédant aux restrictions volontaires mises en place en octobre. Cet interdit vise à protéger les enfants des effets néfastes de la publicité sur la santé.
Cette mesure prohibe les publicités pour des aliments et boissons considérés comme “moins sains”, c’est-à-dire riches en graisses saturées, en sel et en sucre (HFSS), à la télévision entre 5h30 et 21h00 et en ligne à tout moment.
Elle concerne des produits classés dans 13 catégories jugées les plus à même de contribuer à l’obésité infantile, incluant les boissons sucrées, les chocolats, les bonbons, les pizzas, les gâteaux, les glaces, ainsi que certaines céréales et yaourts.
Les produits de ces catégories seront évalués selon un outil de notation prenant en compte leurs niveaux de nutriments et la teneur en graisses saturées, en sel et en sucre. Seuls ceux qui sont jugés “moins sains” selon ces critères seront soumis aux restrictions publicitaires, qui seront surveillées par l’Autorité des standards de la publicité.
Les produits considérés comme plus sains pourront toujours être annoncés, ce qui, espère le gouvernement, incitera les industriels de l’alimentation à modifier leurs recettes.
Les publicités pour les flocons d’avoine nature et la plupart des porridges, mueslis et granolas ne seront pas affectées, mais certaines versions moins saines contenant du sucre, du chocolat ou du sirop pourraient faire l’objet de restrictions.
Auparavant, les règles stipulaient que les produits riches en graisses saturées, en sel et en sucre ne devaient pas être annoncés lorsque plus de 25 % de l’audience a moins de 16 ans. Le gouvernement estime que cet interdit publicitaire pourrait prévenir environ 20 000 cas d’obésité infantile.
Les dernières données montrent qu’un enfant sur dix en âge de recevoir est désormais obèse, tandis qu’un sur cinq a des caries dentaires à l’âge de cinq ans. On estime que l’obésité coûte au NHS plus de 11 milliards de livres sterling chaque année.
Ces nouvelles mesures, d’abord annoncées par les conservateurs en 2021, ont été repoussées à deux reprises. Elles interviennent peu après l’annonce par le secrétaire à la Santé, Wes Streeting, de l’imposition d’une taxe sur le sucre pour les milkshakes et les lattes, dans le but de lutter contre l’obésité.
Points importants à retenir
- Le nouveau règlement vise à réduire la publicité pour les aliments malsains, en particulier pour les enfants.
- Il concerne 13 catégories de produits jugés malsains, notamment les boissons sucrées et les sucreries.
- Les publicités pour certains aliments plus sains pourront continuer, dans l’espoir d’encourager des reformulations par l’industrie alimentaire.
- Le gouvernement prévoit que cet interdit publicitaire réduira le nombre d’enfants obèses au Royaume-Uni.
- Des précédentes mesures imposaient déjà des restrictions en fonction de la composition nutritionnelle des produits.
Cette initiative soulève des questions essentielles sur la responsabilité des entreprises et l’impact de la publicité sur nos choix alimentaires. Alors que des décisions politiques comme celle-ci semblent prendre de l’ampleur, je me demande : jusqu’où devrions-nous aller pour protéger notre santé collective, et quelle place doit avoir l’éducation alimentaire dans nos politiques publiques ?






