À 84 ans, Martha Stewart révèle que son secret pour une peau radieuse réside dans un jus vert quotidien et une routine de soins de la peau soigneusement sélectionnée.
Cette approche holistique a conduit au lancement de sa nouvelle marque Elm Biosciences, introduite en septembre avec un système en deux parties, incluant un sérum topique, l’A3O Elemental Serum à 135 $, et un complément quotidien interne, l’Inner Dose, proposé à 50 $, ensemble qualifié de Dual Pathway Skin System.
« Ce que vous mangez, ce que vous digérez, la qualité de votre sommeil, tous ces aspects sont tout aussi importants, voire plus importants, que ce que vous appliquez sur votre peau », déclare le Dr Dhaval Bhanusali, partenaire commercial de Stewart dans cette aventure.
Stewart et Bhanusali ne sont pas les seuls à parier sur cette approche intégrée, de nombreuses marques explorent la synergie entre produits ingérables et topiques.
« Le bien-être converge avec tout », explique Rachel Hirsch, fondatrice de Wellness Growth Ventures. « La beauté n’est plus seulement la beauté. La technologie ne sera pas juste de la technologie. Tout va s’intégrer au bien-être. C’est la nouvelle norme. »
Au fil des ans, des marques axées sur les suppléments telles que Nutrafol, Olly ou encore Designs for Health ont commencé à pénétrer le secteur des soins topiques, tandis que des entreprises comme Arey et Elm Biosciences ont vu le jour avec l’ambition d’unifier ces deux catégories dès leur création. La frontière entre bien-être et beauté continue de s’estomper, mais de nombreux défis demeurent, notamment la validation scientifique, la gestion opérationnelle complexe et les changements dans le commerce de détail.
En dehors de cette convergence, la demande croissante des consommateurs et le besoin d’optimiser le budget bien-être incitent les marques à adopter cette dualité.
« Aujourd’hui, nous sommes dans une ère différente, notamment en raison des avancées en médecine et en science », poursuit Hirsch. « Les entreprises veulent capter plus de parts de marché. La peur d’une récession pousse à diversifier les offres. »
D’après un rapport de McKinsey, le secteur du bien-être, qui représente plus de 500 milliards de dollars de dépenses annuelles aux États-Unis, est considéré par les consommateurs comme essentiel au quotidien.
Bien que les marques de beauté aient longtemps exploré les suppléments, le passage entre les produits topiques et ingérables s’est avéré complexe. Par exemple, Caliray a lancé son Get Lit Beauty Booster en 2023, mais ce produit a dû être interrompu rapidement.
Les experts relèvent plusieurs raisons pour lesquelles ces marques éprouvent des difficultés à s’imposer dans le marché plus vaste du bien-être.
« Lorsqu’ils lancent des suppléments, leur approche reste souvent très limitée », constate le Dr Lamees Hamdan, fondatrice de Timebeam. « Ils se concentrent uniquement sur des éléments relatifs à la peau, comme l’acide hyaluronique ou le collagène. »
Les consommateurs semblent privilégier des produits ingérables visant des états d’être tels que le sommeil, le stress ou l’immunité, qui impactent aussi la longévité de la peau. C’est précisément l’approche adoptée par Hamdan avec sa marque Timebeam.
Des initiatives comme celles de Nutrafol, qui met l’accent sur la science, illustrent bien cette tendance vers une synergie entre les produits ingérables et topiques.
Points importants à retenir
- Martha Stewart mise sur une routine de soins intégrant l’alimentation et des suppléments.
- De nouvelles marques comme Elm Biosciences proposent des systèmes combinés.
- La convergence entre bien-être et beauté réfracte l’évolution des attentes des consommateurs.
- La validation scientifique devient essentielle pour les marques souhaitant s’imposer.
- Les marques doivent surmonter des défis opérationnels pour offrir des produits cohérents.
En conclusion, il est clair que l’intégration des approches topiques et ingérables dans l’univers des soins de la peau représente une évolution significative. En tant que consommatrice, je me demande dans quelle mesure cette dualité va remodeler nos habitudes et attentes. Pensez-vous que ces nouvelles synergies apporteront des résultats tangibles, ou s’agit-il d’une simple tendance passagère ?





