Obsédé par votre apparence ? Ces 4 exercices mentaux peuvent vous aider !

Obsédé par votre apparence ? Ces 4 exercices mentaux peuvent vous aider !

Illustration numérique d'une femme se regardant dans le miroir.

CSA-Printstock/Getty Images

À l’ère des médicaments pour perdre du poids, des visages retouchés et d’un défilement infini de corps modifiés, il devient difficile d’accepter l’image que l’on a de soi.

Mais que se passerait-il si l’on pouvait changer notre perception de notre corps ?

La psychologue Diana Hill, spécialisée dans la thérapie d’acceptation et d’engagement, aide ses clients à pratiquer des exercices mentaux basés sur ce qu’elle appelle la “flexibilité de l’image corporelle”. Ce terme désigne la capacité à gérer des sentiments inconfortables concernant son apparence.

La flexibilité de l’image corporelle ne nécessite pas d’aimer son corps, ni même d’éprouver une indifférence à son égard. Il s’agit davantage de notre réaction face à des pensées négatives à son sujet.

Diana Hill souligne : « Quelle énergie et quel temps consacrez-vous à vous obséder sur votre apparence au lieu de vous concentrer sur votre vie et les choses qui vous tiennent à cœur ? »

Dans son livre, coécrit avec d’autres experts, des exercices sont partagés pour aider à rester ancré et à gérer la pression que nous subissons pour nous concentrer sur notre apparence.

Concentrez-vous sur votre intérieur

Lorsque vous vous regardez dans le miroir et que vous ne voyez que vos imperfections, entraînez-vous à adopter une attention flexible. Cela signifie reconnaître les pensées négatives concernant l’image corporelle et les rediriger.

Une façon de procéder, selon Hill, est de porter votre attention sur ce qui se passe à l’intérieur de votre corps. Interrogez-vous sur ce que vos organes ressentent en ce moment. Avez-vous faim ou êtes-vous repu ? Votre abdomen est-il tendu ou détendu ? Êtes-vous anxieux, excité, heureux ou calme ?

« Nous l’appelons ‘la conscience interoceptive’ », explique Hill. « Cette capacité est liée à de nombreux avantages, comme une meilleure attention à la faim et à la satiété, ainsi qu’une meilleure empathie et conscience interpersonnelle. »

Appréciez ce que votre corps peut faire

Vous pouvez également tourner votre attention vers l’extérieur en valorisant la fonctionnalité de votre corps. Posez-vous la question : comment utilisez-vous votre corps en ce moment ?

Vous pourriez dire : « En ce moment, je suis assis(e) par terre. Mes yeux voient un arbre. » Prenez un instant pour apprécier ces capacités physiques. « Mes yeux ne pourront pas toujours voir un arbre aussi clairement qu’à présent. Mes oreilles perçoivent des sons. Mon corps respire. C’est ainsi que mon corps me connecte au monde. »

Interrogez vos intentions

Si vous ressentez un malaise avec une partie de votre corps, par exemple votre ventre, et que vous êtes habitué(e) à le rentrer pour qu’il paraisse plus petit, prenez le temps de reconnaître ce comportement, suggère Hill. Ensuite, posez-vous quelques questions.

  • Y a-t-il des moments où vous le rentrez plus souvent ? Quels sont ces moments où vous vous sentez plus à l’aise ?
  • Votre perception de votre ventre est-elle influencée par la culture ou des messages sociaux ? Ces messages sont-ils vraiment ce que vous souhaitez croire ?
  • Comment vos sentiments envers votre ventre impactent-ils votre quotidien ? Est-ce que cela vous rend inconfortable dans vos vêtements ou vous éloigne d’interactions sociales ?

Cet exercice peut vous aider à comprendre qu’un ensemble de facteurs biologiques, psychologiques et sociaux poussent souvent à « négliger » une partie de notre corps.

Faites un audit énergétique

« Soyez honnête sur le temps et l’effort que vous consacrez à votre apparence, et ce que cela vous coûte en énergie », conseille Hill. Peut-être passez-vous trop de temps à publier des selfies sur Instagram ou à acheter des produits de beauté.

Demandez-vous ce qui alimente votre énergie par rapport à votre corps. « Peut-être que c’est le fait d’être à l’extérieur, de bouger ou de jouer avec votre chien », suggère-t-elle.

Remplacez une partie du temps que vous investissez dans votre image par des activités qui enrichissent votre corps.

« Chaque seconde consacrée à vous inquiéter de votre ventre ou à être distrait(e) par votre apparence vous éloigne de votre véritable essence, de votre créativité et des relations humaines que vous voulez. Ce que les gens souhaitent, c’est vous. »

Points importants à retenir

  • La flexibilité de l’image corporelle aide à gérer les pensées négatives sans nécessiter d’adhésion à des idéaux de beauté.
  • La conscience interoceptive favorise une meilleure écoute de soi et des émotions.
  • Se concentrer sur ce que notre corps peut faire plutôt que sur son apparence peut engendrer un profond changement de perspective.
  • Interroger nos comportements envers notre corps permet d’éclairer des influences socioculturelles souvent invisibles.
  • Un audit de notre investissement en énergie permet de recentrer nos priorités sur des activités valorisantes.

En conclusion, aborder notre rapport au corps invite à une réflexion sur les transitions entre acceptation et résistance face aux normes sociales souvent oppressantes. Chacun mérite d’explorer ces réflexions pour renforcer une image corporelle positive et authentique. Et si nous engagions cette dialogue ensemble ?



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