Diabète : Un entraînement de quatre minutes pourrait réduire le risque de 36 %

Diabète : Un entraînement de quatre minutes pourrait réduire le risque de 36 %

Une brève montée d’escaliers ou une marche rapide jusqu’aux commerces pourrait réduire presque de moitié le risque de développer un diabète de type 2, selon des recherches menées par l’Université de Sydney.

Cette étude, parue dans la revue Diabetes Care, a analysé les données de plus de 22 700 adultes n’ayant pas un mode de vie actif.


Les résultats ont révélé que de courtes périodes d’activité physique intégrées au quotidien étaient associées à une diminution significative de la probabilité de développer cette maladie. Dirigée par le chercheur Kar Hau Chong, cette étude propose un message accessible aux millions de Britanniques qui restent inactifs.

Personne vérifiant sa glycémie

Juste 3,9 minutes par jour d’activité physique intense pourraient réduire le risque de diabète de 36 %.

Cette recherche s’est appuyée sur des données prospectives de la Biobanque du Royaume-Uni, suivant 22 706 individus d’un âge moyen de 62,3 ans, dont 56,4 % étaient des femmes. Aucun d’entre eux n’a rapporté de participation à des activités sportives durant leur temps libre, et tous étaient dépourvus de diabète de type 2 au début de l’étude.

Les participants portaient des accéléromètres au poignet afin de mesurer la durée et la fréquence des activités physiques brèves dans leur vie quotidienne. Ces appareils capturaient des poussées d’activité intense d’une minute et des épisodes d’activité modérée à intense allant jusqu’à trois minutes. Les mesures étaient considérées comme valides seulement si l’accéléromètre avait été porté au moins 16 heures par jour pendant trois jours, dont un jour de week-end. Les chercheurs ont ensuite suivi l’apparition de nouveaux cas de diabète sur une période moyenne de 7,9 ans.

Au cours de cette période, 665 participants ont développé un diabète de type 2. Celles et ceux qui réalisaient en moyenne 3,9 minutes par jour d’activité incidente intense ont vu leur risque réduit de 36 % par rapport à ceux n’ayant enregistré aucune activité. Les bénéfices étaient encore plus marqués pour les épisodes d’activité modérée à intense ; une durée quotidienne médiane de 25,3 minutes était liée à une réduction de 46 % du risque par rapport à un seuil minimal de 3,9 minutes.

La fréquence était également déterminante. Environ 10,4 périodes d’activité intense quotidiennement correspondaient à une diminution du risque de 36 %, tandis que le plus grand déclin pour les épisodes modérés à intenses se situait autour de 56 périodes par jour. Les chercheurs soulignent que cette étude met en lumière le potentiel des activités physiques incidentes comme une alternative pratique pour les adultes qui ne s’entraînent pas régulièrement.

Ils notent que les interventions doivent se concentrer sur « la sensibilisation aux bienfaits des activités de micropattern, aidant les individus à identifier des occasions de VILPA (Activités physiques incidentes de faible intensité) à travers leur quotidien (par exemple, monter des escaliers ou marcher rapidement vers le magasin). »

Points importants à retenir

  • Trois minutes et demie d’activité physique intense par jour peuvent réduire le risque de diabète de 36 %.
  • Le suivi a été réalisé sur près de 23 000 adultes, tous initialement sans diabète de type 2.
  • Les accéléromètres permettent de mesurer l’intensité et la durée des efforts physiques.
  • Un engagement quotidien, même court, peut avoir un impact significatif sur la santé.
  • Les résultats encouragent la pratique d’activités physiques simples, intégrées à la routine journalière.

En somme, cette étude nous rappelle l’importance de l’activité physique, même sous sa forme la plus simple. J’invite chacun d’entre nous à réfléchir à notre propre quotidien et à la manière dont nous pourrions intégrer davantage de mouvements, sans forcément s’astreindre à un programme d’exercices formels. Krisons-nous à agir : même des gestes tels que monter les escaliers ou marcher plus souvent peuvent faire la différence. Que pensez-vous de l’impact des petites modifications sur notre bien-être général ?



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