Alerte : les femmes face aux mythes viraux sur l’exercice !

Alerte : les femmes face aux mythes viraux sur l'exercice !
Femme souriante pratiquant du sport sur la plage
Une revue scientifique remet en question les conseils usuels sur l’entraînement et l’alimentation des femmes. Crédit : Shutterstock

Les femmes pourraient tirer davantage de bénéfices de règles simples basées sur des preuves en matière d’exercice et de nutrition, plutôt que des conseils stricts souvent diffusés sur les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux regorgent de préceptes détaillés sur le moment de consommer des protéines, la quantité d’eau à ingérer, ou encore les dangers d’exercer à jeun. Des chercheurs de l’Université d’Otago soutiennent que la majorité de ces conseils peuvent être ignorés sans risque.

Dans une revue publiée dans les Actes de la Société de Nutrition, les chercheurs ont analysé les preuves derrière quatre assertions largement répandues concernant l’exercice à jeun, l’hydratation, les besoins en glucides, et le timing des protéines.

Selon la co-autrice, la professeure Katherine Black, la plupart de ces recommandations manquent de solides fondements scientifiques.

“Les femmes reçoivent des messages trop compliqués, ce qui rend plus difficile leur engagement dans une activité physique”, affirme-t-elle.

“Elles devraient se concentrer sur le fait de rester actives, sans se soucier de respecter des normes spécifiques en raison de leur genre.”

Quatre affirmations populaires manquent de preuves solides

Les affirmations étaient les suivantes :

  • Il est déconseillé aux femmes d’exercer à jeun, car cela pourrait perturber leur métabolisme, leurs hormones, leur santé reproductive, et leur production de protéines musculaires, tout en favorisant un gain de graisse abdominale.
  • Les fluctuations hormonales du cycle menstruel modifient les besoins en liquide des femmes, augmentant les risques de déshydratation durant les phases où les niveaux hormonaux sont élevés.
  • Les besoins en glucides varient entre les femmes et les hommes, ou au cours des différentes phases du cycle menstruel.
  • Il est préférable pour les femmes de consommer des protéines avant l’exercice pour stabiliser leur glycémie, renforcer la production de protéines musculaires, limiter la dégradation musculaire, stimuler le métabolisme après l’entraînement, et améliorer leur sommeil. Elles devraient également consommer des protéines dans les 30 à 45 minutes après l’exercice, car leur métabolisme retournerait à la normale plus rapidement que celui des hommes.

L’importance du contexte individuel

La professeure Black souligne que les résultats de l’étude mettent en avant une conclusion plus pragmatique : les circonstances individuelles des femmes sont plus déterminantes que des règles rigides fondées uniquement sur le sexe.

“Les objectifs d’entraînement, la disponibilité énergétique, les conditions environnementales et l’apport alimentaire global influencent davantage la performance et l’adaptation que toute ligne directrice sur le timing nutritionnel ou l’hydratation”, ajoute-t-elle.

“Une planification nuancée est plus adaptée aux athlètes d’élite.”

Cette revue met également en lumière le manque de recherches ciblées sur la santé des femmes, l’exercice et la nutrition. La professeure Black met en garde contre le risque de combler des lacunes scientifiques avec des affirmations non fondées n’ayant pas été soumises à une évaluation par les pairs.

Pour la majorité des femmes, conclut-elle, les conseils complexes issus des réseaux sociaux ne sont pas nécessaires. Une approche plus simple consiste à suivre les recommandations d’activité physique du ministère de la Santé, à inclure des exercices de résistance, et à adopter un régime alimentaire varié pour répondre aux besoins énergétiques du corps.

“Faites simple et choisissez ce qui fonctionne pour vous.”

Points importants à retenir

  • Les règles concernant l’alimentation et l’exercice doivent être adaptées aux besoins individuels, plutôt que d’être uniformes.
  • Il est essentiel d’évaluer son propre corps et ses réactions plutôt que de se conformer à des normes préétablies.
  • Le cycle menstruel des femmes peut influencer leurs besoins en matière d’hydratation et d’énergie.
  • Les conseils nutritionnels doivent être basés sur des preuves solides et non sur des opinions populaires.
  • Un engagement à long terme envers un mode de vie actif reste primordial pour la santé des femmes.

Il est crucial de redéfinir les conseils que nous suivons. Nous devons allier pragmatisme et convivialité dans notre approche de l’activité physique et de l’alimentation. Que ce soit en matière de nutrition ou d’exercice, l’idée est de se recentrer sur nos propres besoins plutôt que sur des standards souvent inaccessibles. J’invite chacun à réfléchir à ce qui fonctionne réellement pour soi et à ne pas hésiter à remettre en question les normes qui peuvent sembler trop rigides.



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