Détestez l’exercice ? Combattez la démence depuis votre canapé !

Détestez l'exercice ? Combattez la démence depuis votre canapé !
Une femme avec des lunettes est allongée sur un canapé avec du popcorn et une télécommande, ayant l'air ennuyée en regardant la télévision.

Une femme avec des lunettes est allongée sur un canapé avec du popcorn et une télécommande, ayant l’air ennuyée en regardant la télévision.

Exister sur son canapé pourrait avoir des avantages insoupçonnés pour notre cerveau. Bien que l’exercice soit généralement reconnu pour réduire le risque de démence, des recherches récentes indiquent qu’un petit changement dans notre manière de passer du temps assis pourrait également faire la différence.

C’est une nouvelle plutôt encourageante pour les Américains, qui passent en moyenne 9,5 heures par jour assis, que ce soit au travail ou en se relaxant chez eux.

Passer trop de temps assis sans activité peut augmenter le risque de développer une démence, selon une recherche récente.

Passer trop de temps assis sans activité peut augmenter le risque de développer une démence, selon une recherche récente.

Mats Hallgren, auteur principal de l’étude et chercheur senior à l’Institut Karolinska en Suède, note que « le comportement sédentaire est courant, mais heureusement, il peut être modifié. » Il souligne que « notre étude démontre que toutes les assises ne se valent pas : l’utilisation de notre cerveau en position assise peut être un facteur essentiel pour notre santé cognitive et mentale à l’avenir. »

Pour aller plus loin, Hallgren et son équipe ont suivi 20 811 Suédois âgés de 35 à 64 ans pendant près de deux décennies. Chaque participant a rempli des questionnaires détaillés sur ses habitudes quotidiennes, y compris le temps passé en activités passives, comme regarder la télévision, par rapport à des activités mentalement stimulantes telles que le travail au bureau ou des passe-temps engageants.

Au départ, ils rapportaient en moyenne 116,3 minutes par jour de temps assis passif et 239,9 minutes d’assise mentalement active. Après 19 ans, les chercheurs ont consulté les dossiers de santé nationaux pour observer qui développait une démence, qui se caractérise par un déclin progressif de la mémoire, de la pensée et des compétences communicatives.

Les symptômes courants de la démence incluent la perte de mémoire, la confusion, des changements de personnalité et des difficultés avec les tâches quotidiennes.

Les symptômes courants de la démence incluent la perte de mémoire, la confusion, des changements de personnalité et des difficultés avec les tâches quotidiennes.

Au cours de cette période, 569 participants ont été diagnostiqués, et les résultats suggèrent que leur façon de passer leur temps assis a pu jouer un rôle. Chaque heure additionnelle d’assise mentalement active était associée à une réduction de 4% du risque de démence. De plus, remplacer une heure de temps assis passif par une heure d’assise mentalement active réduisait le risque de 7%. Hallgren a déclaré que « nous avons constaté que les périodes prolongées d’inactivité mentale sédentaire étaient liées à un risque accru de démence. »

Les bénéfices de l’assise mentalement active étaient plus marqués chez les participants âgés de 50 à 64 ans, suggérant que les adultes plus âgés pourraient bénéficier davantage de la stimulation mentale durant leurs temps de repos. Les chercheurs avancent que la réserve cognitive pourrait jouer un rôle dans cette dynamique.

Cette réserve fonctionne comme un filet de sécurité mental, préservant les capacités de notre cerveau face à l’âge, la maladie ou les blessures. Les auteurs de l’étude suggèrent que le travail mental actif à mi-vie pourrait renforcer cette réserve, dont les effets protecteurs se manifesteraient plus tard dans la vie.

Cependant, cette étude comporte ses limites. Les habitudes des participants ont été rapportées en 1997, une époque antérieure à la prolifération des smartphones et des plateformes de streaming, et il est probable que ces routines aient évolué au cours des 19 années suivantes.

Malgré tout, Hallgren souligne que ces résultats méritent d’être considérés, surtout dans notre monde sédentaire actuel. Actuellement, seulement un adulte sur quatre et un adolescent sur cinq respectent les recommandations d’activité physique. Selon Hallgren, « il est crucial de rester physiquement actif en vieillissant, mais aussi mentalement actif, surtout quand nous sommes assis. »

Points importants à retenir

  • Un changement de comportement assis peut influencer la santé cognitive.
  • Les activités passives augmentent le risque de démence.
  • Chaque heure d’assise mentalement active réduit le risque de 4 %.
  • Les adultes de 50 à 64 ans bénéficient plus des activités mentalement stimulantes.
  • La réserve cognitive joue un rôle clé dans la protection du cerveau.

Ce sujet soulève des interrogations importantes sur nos modes de vie modernes. En tant qu’individus, sommes-nous suffisamment conscients de la façon dont nous passons notre temps, surtout lorsque nous sommes assis ? Il est peut-être temps de revoir nos habitudes pour protéger notre santé cognitive et celle de nos proches. Adopter des activités qui stimulent notre cerveau tout en nous reposant pourrait véritablement faire la différence à long terme.



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