Les fissures de la Plaza : la Cathédrale et sept autres monuments mesurés au millimètre près

Les fissures de la Plaza : la Cathédrale et sept autres monuments mesurés au millimètre près

Des aperçus discrets, ces petites barres métalliques sont reliées à un dispositif numérique par un câble orange. Leur position stratégique permet de surveiller les fissures dans les arches qui soutiennent la Plaza Mayor. Elles sont visibles à l’entrée par Poeta Iglesias, Prior, ainsi qu’aux escaliers du Ochavo.

Ces appareils, connus sous le nom de fisuromètres, transmettent en temps réel l’évolution millimétrique des fissures présentes dans le monument. Récemment, des capteurs de température et d’humidité, ainsi qu’une station météorologique, ont également été installés sur l’Agora. Le même équipement sera mis en place dans la Cathédrale Nouvelle et la Vieille, ainsi que dans sept autres monuments de la province. Ces derniers incluent le château « La Fortaleza », les remparts de Ledesma, la Cathédrale de Ciudad Rodrigo, la station d’art rupestre de Siega Verde, le site archéologique « El Castillo » à Yecla de Yeltes, et les églises de Notre-Dame de l’Assomption à Salmoral et de la Vierge du Robledo à Sequeros.

Ce projet de surveillance à distance, mené par la Junta de Castilla et León, concerne 101 biens d’intérêt culturel, avec un budget de 1.644.182 euros, d’après les informations fournies par la Consejería de Cultura. Les dispositifs installés envoient en temps réel les données relatives aux fissures, ainsi que celles concernant l’humidité et la température, à la Plateforme de Territoire Rural Intelligent de Castilla et León. Ces données sont ensuite analysées et mises à la disposition des responsables des BIC.

Sur les 101 monuments inclus dans ce projet de monitoring, dix se trouvent à Salamanque, un chiffre identique à celui d’Ávila et de Ségoce. Léon et Palencia comptent quant à eux 14 biens d’intérêt culturel impliqués. Burgos et Valladolid en abritent une douzaine, tandis que Zamora recense 11 et Soria 8, selon les documents du projet de la Junta de Castilla et León.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Knowledge Heritage Network (Réseau de Connaissance du Patrimoine) RETECH, financé par le Plan de Récupération, de Transformation et de Résilience, sous l’égide de la Consejería de Cultura de Castilla et León, en collaboration avec le Gouvernement d’Aragon et la Xunta de Galicia. L’objectif est d’évaluer les besoins de conservation et de réhabilitation de chaque monument du réseau, et de planifier les investissements nécessaires. Cela représente une innovation dans la gestion numérique du patrimoine historique, permettant d’établir un système prédictif.

Bien que les capteurs structurels et environnementaux soient en place depuis près d’un mois à la Plaza Mayor, la Consejería de Cultura précise qu’il est encore tôt pour tirer des conclusions. « Pour obtenir des résultats fiables, il est nécessaire de collecter des informations sur une période d’environ 24 mois », expliquent-ils. Le contrat signé par la Culture pour la mise en œuvre de ce projet technologique a une durée de trois ans.

Le fisuromètre

Qu’est-ce que c’est ?

C’est un dispositif de mesure placé sur une fissure dans une structure pour quantifier son épaisseur et suivre son évolution.

Quel est son but ?

Il permet de surveiller si la fissure s’ouvre, se ferme ou reste inactive au fil du temps.

À quoi ressemble-t-il ?

Il s’agit d’une barre métallique connectée à un dispositif numérique par un câble.

Points importants à retenir

  • Les fisuromètres sont installés sur des monuments pour surveiller les fissures en temps réel.
  • Cela fait partie d’un projet plus large de la Junta de Castilla et León visant 101 biens d’intérêt culturel.
  • Le budget pour ce projet s’élève à 1.644.182 euros.
  • Des capteurs de température et d’humidité ont également été placés à divers sites.
  • Le projet utilise des technologies avancées pour une gestion numérique du patrimoine.
  • Les données seront analysées sur une période de 24 mois pour évaluer l’état des structures.

En tant que voyageuse, je me demande souvent comment ces initiatives, bien qu’elles semblent techniques, font écho à la manière dont nous interagissons avec notre patrimoine. Protéger nos monuments ne concerne pas seulement leur conservation, mais aussi notre responsabilité collective envers les histoires qu’ils racontent. Il est essentiel de réfléchir à notre rôle dans cette préservation. Comment pouvons-nous, individuellement et collectivement, assurer la longévité de nos trésors historiques tout en faisant face aux défis modernes ?



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