Le groupe Air France-KLM a décidé ce vendredi de suspendre ses vols vers plusieurs pays du Moyen-Orient, en raison des tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, qui pourraient avoir des répercussions sur l’ensemble du Golfe Persique.
Un responsable iranien a récemment déclaré à l’agence Reuters que “tout acte d’agression sera considéré comme une guerre totale contre nous”, affirmant que la réponse irakienne serait la plus forte possible si leur souveraineté était menacée.
Ce responsable a ajouté que “l’armée iranienne était en état d’alerte maximale” et préparée à toute éventualité.
Les annulations effectuées par les compagnies aériennes illustrent l’impact direct de la tension régionale sur le secteur aérien.
Air France a suspendu ses vols entre Paris et Dubaï jusqu’à nouvel ordre, invoquant la situation actuelle au Moyen-Orient.
KLM a également interrompu ses vols vers Dubaï, Riyad, Dammam et Tel Aviv, évitant de survoler plusieurs pays du Golfe et l’espace aérien iranien pour des raisons de sécurité.
British Airways avait temporairement suspendu ses vols vers Bahreïn, point stratégique de la marine américaine.
Le groupe Lufthansa a mentionné qu’il continuerait à opérer un nombre réduit de vols vers Tel Aviv et Amman, tout en évitant les destinations en Iran.
Ces décisions surviennent après que le Président Trump a annoncé le déploiement militaire américain dans la région, ravivant les craintes d’un éventuel conflit avec l’Iran.
Lors d’un discours, Trump a déclaré : “Nous avons une flotte massive en route… et nous espérons ne pas avoir à l’utiliser.”
Le vice-président américain a confirmé que la présence militaire était renforcée pour dissuader tout acte d’agression de la part de l’Iran.
Le porte-avions Abraham Lincoln et son groupe de soutien sont attendus dans les jours à venir, ajoutant environ 5.700 soldats aux effectifs américains déjà présents dans la région.
Le chef du Commandement central des États-Unis est également attendu en Israël pour discuter des tensions croissantes.
Jared Kushner et l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, doivent se rendre en Israël pour s’entretenir avec le Premier ministre israélien sur la situation à Gaza et le cas de l’Iran.
La semaine dernière, Trump a menacé de “prendre de fortes mesures” si l’Iran poursuivait ses arrestations de manifestants, avant d’assouplir son ton en déclarant que la répression était “en train de cesser”.
Ce vendredi, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a appelé à une investigation sur la répression des manifestations en Iran, où les pertes humaines sont estimées par certaines sources à plus de 5.000 personnes.
Le Département d’État a intensifié la pression sur l’Iran en ajoutant plusieurs navires à sa liste noire.