Un café racer indien à Birmingham B5 : Une belle histoire pour la scène gastronomique locale

Un café racer indien à Birmingham B5 : Une belle histoire pour la scène gastronomique locale

Le Café Racer Indien, situé sur la Bristol Street à Birmingham, a vu le jour dans un petit espace caché derrière un rideau au fond du pub Duke of Wellington, avant de s’installer dans un nouvel emplacement plus spacieux. Avec une moto Royal Enfield, des sols en damier et une ambiance sonore indienne psychédélique, ce lieu créé par Azad Kayes a rapidement gagné en popularité, à tel point qu’il a dû se réinventer pour répondre à la demande. Une belle histoire pour la scène culinaire de Birmingham.

Pour ceux qui se souviennent, le triangle Baltis du sud de Birmingham comptait autrefois 30 restaurateurs sur Ladypool Road et Stratford Road. Aujourd’hui, il ne reste que deux établissements. Un déséquilibre semble s’être installé entre l’offre et la demande. En revanche, le Café Racer Indien bénéficie d’un public fidèle, ce qui lui permet d’ouvrir un restaurant élégant d’une capacité de 65 couverts, proposant un menu renouvelé en permanence. Lors de notre visite, nous avons pu déguster des plats tels que le shaktiman, une salade nommée d’après un super-héros indien, des gol gappa (coques croustillantes remplies de pois chiches et de pommes de terre), du poulet épicé, ainsi qu’aubergines et champignons portobello grillés très créatifs, connus sous le nom de steak farzi.

Avec un clin d’œil à l’influence des cuisines de Mumbai, Delhi, Chennai et Kolkata, le menu propose également une sélection de petites assiettes indo-chinoises, comme le gobi manchurian (choux-fleurs frits dans une sauce aigre-douce) et le poulet pimenté. Le bar propose des cocktails rafraîchissants, portant des noms évocateurs tels que Angry Young Man, Red Carpet et Tiger Rides Bike, accompagnés du traditionnel karak chai, un thé épicé et sucré fait avec du lait, de la cardamome et du lait concentré.

Il existe une fine ligne entre le plaisir intense et un excès inacceptable.

Le nouveau Café Racer Indien évoque l’ambiance de Dishoom avec ses menus en papier au style ancien, ses tables faciles à nettoyer et une hospitalité simple mais efficace. L’atmosphère comporte une touche d’élégance mêlée d’originalité, bien que certains traits amusants aient été gommés lors de sa reconversion. Les grandes fenêtres offrent une vue sur une route à deux voies, ajoutant une ombre à la décoration toutefois agréable. Nous commençons notre repas avec des dahi puri, de croustillantes coques de farine garnies de pommes de terre, de yaourt sucré, de tamarin et de chutney à la menthe. Comme souvent, il est recommandé de tout manger d’un coup, ce qui peut se révéler difficile avec ces portions généreuses.

Les plats suivants incluent le fameux poulet 65, dont l’origine est discutée : aurait-il été nommé d’après son emplacement sur un menu d’hôtel à Chennai en 1965 ? Frit aux feuilles de curry et piments verts, il est peut-être un peu trop délicat au goût. Les côtelettes d’agneau épicées, tendrement marinées et cuites au tandoor, se révèlent juteuses et savoureuses.

Les crevettes tandoori, enrobées de masala, explose de saveurs avec leur mélange de gingembre et de miel, tandis que l’agneau rajastanais se distingue par sa cuisson lente, relevée d’un goût fumé. Le célèbre dal makani se présente parfaitement onctueux dans sa sauce tomate crémeuse, mais les naans manquent de consistance. La cuisine du Café Racer Indien oscille entre excellence et moments plus mitigés, mais certaines créations, comme le gobi manchurian, suscitent un nouvel intérêt. Si les cocktails semblent trop riches à ce stade, une bière Bombay Bicycle IPA bien fraîche fera l’affaire.

À l’origine, les “café racers” étaient ces motards qui faisaient la course entre les cafés routiers avec des motos comme la Royal Enfield, autrefois produite non loin de là à Redditch. Aujourd’hui, cette marque est fabriquée à Chennai, bouclant ainsi la boucle. Avec l’ouverture de ce restaurant plus mature, certains diront que l’esprit de cette frénésie s’est estompé. Pourtant, le Café Racer Indien reste ouvert tous les jours (même le lundi) et saura s’occuper de grands groupes, témoignant d’une hospitalité suffisante pour plaire à tous, qu’il s’agisse de fervents amateurs de cuisine ou de ceux qui préfèrent les plats moins épicés, comme un paneer makani. Le Café Racer Indien mérite sans aucun doute d’être visité.

Points importants à retenir

  • Adresse : Café Racer Indien, 88-90 Bristol Street, Birmingham, B5.
  • Contact : 0121-238-7972.
  • Horaires : Ouvert pour le déjeuner du mercredi au dimanche, de midi à 16h30, et le dîner tous les jours de 17h à 23h.
  • Prix : Comptez environ 30 £ par personne à la carte, hors boissons et service.

Il est fascinant de constater comment un concept simple peut évoluer pour répondre à une demande croissante. Le parcours du Café Racer Indien, d’un espace confidentiel à un restaurant prisé, soulève la question : dans quelle mesure les établissements peuvent-ils conserver leur essence tout en s’adaptant à une clientèle de plus en plus exigeante ? La réponse pourrait bien résider dans l’équilibre entre tradition et innovation, un défi constant à l’ère moderne de la gastronomie.



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