Les éléments de l’enquête sur le meurtre de Garlasco ont été, selon des sources fiables, détruits autour du 15 septembre 2016, après la condamnation d’Alberto Stasi par la Cour de Cassation le 12 décembre 2015. Cette information émane d’une réponse du Reparto Investigazioni Scientifiche (Ris) à la défense de Stasi, comme rapporté par LaPresse. Dans cette note, le Ris souligne la distinction entre un « représentant d’intérêt analytique » et les intermédiaires de traitement du DNA, précisant que ces derniers ont été éliminés à la suite d’un décret présidentiel en date du 7 avril 2016.
Destruction des éléments dans l’affaire de Garlasco : la mémoire du Ris
Selon LaPresse et Adnkronos, le Ris a répondu à la défense d’Alberto Stasi concernant la destruction des éléments de l’enquête de 2007. Bien que le document n’indique pas de date précise pour la destruction, il suggère que celle-ci a eu lieu vers le 15 septembre 2016, soit environ un an après la sentence finale contre Alberto Stasi. Ce qui avait été affirmé par le capitaine Marino sur la conservation des éléments n’est pas considéré, par le Ris, comme un engagement illimité.

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Le Ris précise aussi la différence entre un « représentant d’intérêt analytique » et les intermédiaires du DNA, et évoque les normes sur l’accréditation ISO 17025:2018 en matière de conservation. Ces normes stipulent que, sauf pour des actes irrépétibles, les extraits utilisés lors des analyses seront détruits à la fin des vérifications, sauf directive contraire de l’Autorité Judiciaire.
Éléments détruits et leur conservation
Dans la réponse du Ris, il est fait référence à des fragments de plâtre identifiés comme « 33dattilo » et « 97F » (où se trouvait l’empreinte 33), ainsi qu’à neuf éléments liés aux ongles de Chiara Poggi. Ces objets avaient été conservés depuis leur dépôt le 20 décembre 2011 dans un congélateur de type BioBank. Ils ont été éliminés après le 15 septembre 2016, en même temps que d’autres échantillons provenant de procédures pénales.
Réponse à la défense d’Alberto Stasi
Dans une mémoire déposée en 2025, les avocats d’Alberto Stasi, Giada Bocellari et Antonio De Rensis, ont suggéré que la destruction des éléments pourrait avoir été effectuée de manière irrégulière par le Ris. Ils ont fait référence aux déclarations du capitaine Alberto Marino sur la conservation des traces de DNA. Le colonel Donghi a toutefois précisé que cela ne devait pas être interprété comme un engagement indéfini, mais valable jusqu’à la conclusion du procès pénal.
Points importants à retenir
- Destruction des éléments d’enquête a été faite en septembre 2016, après la condamnation.
- Le Ris a précisé la distinction entre les échantillons analytiques et les intermédiaires de traitement.
- Normes ISO 17025:2018 régissent la conservation des échantillons, stipulant des conditions spécifiques.
- Les éléments liés au meurtre de Chiara Poggi ont été conservés entre 2011 et 2016.
- Des doutes persistent quant à la régularité de la destruction des preuves, soulevant des questions sur leur gestion.
En réfléchissant à cette affaire, il est troublant de constater à quel point la destruction d’éléments de preuve peut influencer la compréhension d’un fait divers si médiatisé. Quelles vérités nous échappent lorsque les objets du dossier ne sont plus là pour témoigner ? Les échos de ces événements résonnent au-delà de la cour de justice, soulevant des interrogations sur la transparence de nos institutions. Cette enquête discute de l’équilibre entre rigueur judiciaire et méthodes scientifiques. Et si l’histoire nous disait encore quelque chose ?




