La rencontre tant attendue par les gestionnaires de plages avec la Région a été annulée après une discussion technique entre les représentants du ministère et ceux des collectivités locales ainsi que de l’Anci. Pour les coopératives de bagnards, cet échange devait permettre de clarifier si le nouveau modèle de cahier des charges, qui fixe les critères pour les appels d’offres des concessions de plage prévus pour 2027, est en phase de finalisation ou si des modifications sont encore envisageables. Toutefois, le temps presse pour réviser les critères des appels d’offres, certaines communes ayant déjà lancé leurs procédures, créant un effet Arlequin redouté par les gestionnaires de plages dès le départ.
Les actions des municipalités se déroulent de manière disparate, même dans notre province. À Rimini, les premiers appels d’offres ont été lancés pour 27 zones de Rimini Nord, exclusivement réservées à des transats et parasols, avec un lien établi entre les futurs enchères et le nouveau plan de plage. Riccione, quant à elle, opère sur deux fronts, tout en n’ayant pas renouvelé son plan de plage. Bellaria attend des décisions judiciaires pour avancer ou non avec ses projets, tandis que Misano prépare des enchères seulement pour les zones de parasols et transats, et Cattolica, quant à elle, attend l’automne.
Parallèlement, l’ossature du modèle de cahier des charges soulève encore de nombreuses questions. Ce n’est pas un décret, donc les références demeurent liées à la loi Draghi, n° 118 de 2022. Autrement, les enjeux se concentrent sur les points attribués à chaque aspect de l’offre technique à soumettre, même si les communes auront la possibilité d’interpréter les indications différemment. Les compensations pour la valeur des entreprises touchées par la perte de concessions semblent désormais compromises. Le modèle de cahier des charges ne mentionne que des compensations pour les investissements non amortis sur les cinq dernières années. Pour éviter un blocage des plages lors des changements de gestionnaires après les enchères, le modèle de cahier des charges préconise des modalités claires pour assurer la continuité des activités des établissements, en favorisant le réemploi des équipements et infrastructures existants, une façon de garantir une transition la plus fluide possible.
Points importants à retenir
- La réunion entre la Région et les bagnards a été annulée, laissant des incertitudes sur le nouveau cahier des charges.
- Les municipalités lancent des appels d’offres de manière disparate, suscitant des inquiétudes quant à l’équité des procédures.
- Le modèle de cahier des charges est encore sous-discussion et pourrait ne pas offrir les compensations escomptées aux entreprises concernées.
- La continuité des activités dans les établissements balnéaires est une priorité soulignée pour éviter tout désagrément.
En observant cette situation, je ne peux m’empêcher de me demander où se trouvent réellement la justice et l’équité dans la gestion des plages de notre pays. Cette répartition chaotique des appels d’offres pourrait-elle nuire à une tradition qui fait le charme de nos côtes? Combien d’entrepreneurs locaux risquent de perdre leur activité? La complexité de ce dossier exige une réflexion profonde sur notre capacité à préserver des équilibres nécessaires pour nos collectivités tout en respectant les intérêts de chacun.




