La nouvelle saison du programme de Carlo Lucarelli, diffusée ce soir sur Rai 3, débute avec le meurtre d’une comptable romaine, retrouvée cachée dans un placard en 1994. Un retour sur l’un des mystères de la chronique criminelle italienne.

Après 14 ans d’absence, Carlo Lucarelli fait son retour en prime time sur Rai 3 avec Blu Notte – Mystères oubliés. À partir de ce soir, samedi 19 septembre, ce programme dédié aux grands mystères de la chronique criminelle propose six nouveaux épisodes axés sur des affaires non résolues et des événements longtemps relégués en marge de l’attention publique.
Le premier épisode se concentre sur le mystère d’Antonella Di Veroli, comptable romaine assassinée en 1994 dans son appartement, un cas connu sous le nom de “la femme dans le placard”. La nouvelle saison, produite par Rai Cultura en collaboration avec Ruvido, examine des affaires allant de la fin des années 1970 aux années 2000, tout en recourant à un langage narratif qui définit Blu Notte : reconstitutions des faits, matériaux d’archive, interviews et analyses des éléments criminaux.
Blu Notte revient avec six épisodes sur les mystères de la chronique criminelle
Quatorze ans après la fin de Lucarelliracconta, Carlo Lucarelli reprend le fil des mystères italiens à travers une série qui met en exergue les affaires oubliées ou celles résolues mais qui suscitent encore de nombreuses interrogations.
Les six épisodes couvrent diverses facettes du récit criminel, allant du roman policier au noir et au thriller. Parmi les affaires dévoilées, on retrouve l’homicide d’Angelo Fabbri, étudiant du DAMS tué à Bologne en 1983, le cas de via Poma avec le meurtre de Simonetta Cesaroni et le suicide de Pietrino Vanacore, ainsi que l’histoire du Clan des Marsigliesi et celle du faussaire Tony Chichiarelli.
La série aborde également le célèbre mystère de Posillipo, avec le meurtre d’Anna Parlato Grimaldi, ainsi que le cas d’Antonella Di Veroli. Au fil des épisodes, les disparitions du magistrat Paolo Adinolfi et de l’économiste Federico Caffè sont également évoquées, tout comme certaines affaires de tueurs en série liées aux villes d’Udine et de Modène.
Antonella Di Veroli, l’affaire de la femme dans le placard
C’est cette affaire qui lance la nouvelle saison de Blu Notte. Le 12 avril 1994, le corps d’Antonella Di Veroli, 47 ans, a été retrouvé mort dans son appartement à Rome, caché à l’intérieur d’un placard. Ce meurtre a immédiatement suscité l’attention des médias romains et a été rapproché d’autres crimes non résolus notoires de la capitale, tels que ceux de via Poma et de l’Olgiata.
Lucarelli commence sa narration à partir de la scène du crime pour reconstituer l’histoire et les éléments de l’enquête, suivant ainsi son approche narrative. La question ne se limite pas à savoir qui a commis ce crime, mais aussi à explorer les éléments restés sans réponse définitive au fil du temps.
Dans ces nouveaux épisodes, Lucarelli alterne entre matériaux d’archive et interviews inédites, en juxtaposant la reconstitution narrative à des analyses d’experts. Parmi eux, Silio Bozzi, criminologue et analyste de la scène de crime, Margherita Carlini, psychologue clinicienne et criminologue judiciaire, et Mirella Gherardi, médecin légiste.
L’ambition de cette série est de revenir sur des histoires que le temps a progressivement éloignées du centre de l’attention. C’est pourquoi Blu Notte – Mystères oubliés ne traitera pas du cas de Garlasco.
Points importants à retenir
- La nouvelle saison de Blu Notte aborde des affaires criminelles peu médiatisées.
- Le premier épisode se concentre sur le meurtre d’Antonella Di Veroli, retrouvée cachée dans un placard.
- Les six épisodes explorent divers aspects du crime, allant du classique au noir et au thriller.
- Des personnalités de la criminologie participent pour apporter une perspective approfondie sur les affaires traitées.
- La série met en avant des histoires oubliées pour raviver la mémoire collective.
À travers cette exploration des affaires criminelles qui hantent encore la société, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la légèreté avec laquelle nous abordons ces récits tragiques. Que dit notre fascination pour le crime sur notre propre humanité ? Plus que simples enquêtes, ces histoires sont des fenêtres sur notre psyché, remettant en question notre rapport à la justice et à la mémoire. Que cherchons-nous vraiment à découvrir en déterrant ces mystères oubliés ?





