Suite à une enquête menée par la Guardia Civil concernant un jeune homme accusé de harcèlement en raison de plusieurs poursuites de jeunes femmes, la situation se complique avec l’apparition du supposé agresseur.
Ce jeune homme, espagnol de 27 ans, affirme se reconnaître sur une photo diffusée par la police à la suite des alertes concernant les incidents. Selon lui, il s’agit d’un fait isolé et il ne se serait pas livré à plusieurs courses-poursuites, mais souhaite clarifier ce qu’il a vécu.
« Tout a commencé au Port d’Alcúdia, où j’étais avec ma compagne, son frère, et d’autres amis. C’était le 8 août, date à laquelle la photo a été prise, mais je n’ai rien à voir avec ce qui s’est passé les jours suivants », explique-t-il. Apparemment, il circulait avec sa compagne en direction d’Inca, leur domicile, lorsque, en essayant de trouver une place pour se garer, ils se sont trouvés bloqués par un véhicule. « J’ai klaxonné et il ne s’est pas déplacé », ajoute-t-il.
Le jeune homme défend qu’il ne savait pas qui se trouvait dans le véhicule, qu’il avait eu une dispute avec sa compagne et qu’il était un peu sous l’emprise de l’alcool. « J’étais agacé et nerveux, mais je n’avais pas l’intention d’importuner qui que ce soit. Le véhicule est parti vers Mancor et je les ai suivis, en klaxonnant, mais ils ne s’arrêtaient pas. C’est vrai que j’ai atteint le village, mais je me suis retrouvé à court de carburant », confie-t-il.
Il explique que c’est pour cette raison qu’il a poursuivi à pied le véhicule. « C’est tout, j’ai perdu le contrôle et je voudrais m’excuser, mais je n’ai harcelé personne ni voulu le faire. La Guardia Civil m’a contacté et dix minutes après, je me suis présenté à la Commanderie. Je ne suis pas arrêté, c’est une enquête en cours, je ne comprends pas pourquoi cela a pris de telles proportions », précise-t-il.
Le résident estime que la situation a échappé à tout contrôle après avoir choisi de ne pas témoigner devant la Guardia Civil. Selon lui, même les enquêteurs lui avaient suggéré d’expliquer sa version lors du procès, ce qui l’a amené à signer un document et à partir. « Si quelqu’un a mal compris ma situation, je le regrette. J’aimerais pouvoir présenter mes excuses personnellement aux personnes concernées », conclut-il.
Pour sa part, la Guardia Civil continue d’enquêter sur sa présumée participation à cet incident du 8 août, ainsi qu’à un événement similaire survenu début juillet. Un appel a même été lancé pour trouver d’autres éventuelles victimes afin de faire avancer l’enquête, qui demeure ouverte.
Points importants à retenir
- Le jeune homme accuse la situation d’avoir été mal interprétée.
- Il évoque des circonstances émotionnelles perturbantes lors de l’incident.
- La Guardia Civil recherche activement d’autres victimes potentielles liées à ces événements.
- Une enquête est toujours ouverte pour déterminer les faits avec précision.
- Le jeune homme exprime le désir de s’excuser auprès des personnes affectées.
Cette affaire suscite des interrogations quant à la perception des comportements et aux limites de l’incompréhension. N’est-il pas crucial de distinguer une situation d’agression réelle d’un comportement impulsif issu de circonstances particulières ? En tant que citoyen, la responsabilité de chacun dans la discussion sur le harcèlement et la sécurité des femmes est à réaffirmer, afin de trouver ensemble des solutions constructives. Que sont devenues nos perceptions ?




