Violence anti-trans : Deux femmes jugées pour avoir agressé un adolescent trans en le menaçant de mort

Violence anti-trans : Deux femmes jugées pour avoir agressé un adolescent trans en le menaçant de mort

La Cour d’Audience de Madrid juge ce mardi 24 mars, deux femmes âgées de 19 et 21 ans pour avoir agressé un jeune transgenre de 17 ans. Les violences ont eu lieu en 2020 dans les quartiers de Villaverde et de Usera, comme l’ont révélé les investigations policières.

La victime a subi des “lésions au cou et une fracture du scaphoïde de la main droite”. De plus, motivées par la haine envers son identité sexuelle, les agresseuses l’ont intimidé avec des insultes et des menaces : “On va te frapper, te piétiner la tête, on va te tuer, espèce de travelo, tu es une fille.” C’est ce qu’affirme le parquet de Madrid, selon des informations diffusées par un canal de recherche.

“Mépris pour son identité”

La première agression a eu lieu le 18 juin 2020 dans la rue Adora, dans le quartier de Usera. Les deux jeunes, S. V. J. et A. F. C, “incitées par un mépris pour son identité sexuelle”, ont frappé la victime, provoquant “une fracture du scaphoïde de sa main droite et des lésions au côté droit de son cou”, selon les conclusions du parquet.

La seconde agression s’est produite le 20 octobre 2020 dans la rue Remodelación, dans le quartier de Villaverde. Cette fois, les deux accusées, accompagnées d’un groupe d’adolescents non identifiés, “ont physiquement agressé la victime, lui causant des blessures à la tête”, tout en l’intimidant avec des cris et des insultes : “On va te frapper, te piétiner la tête, on va appeler un type pour te tuer.

Le parquet demande une peine de deux ans et onze mois de prison pour chaque accusée, qui sont aujourd’hui âgées de 27 et 25 ans, pour des délits portants atteinte à la dignité et des blessures. Il demande également une interdiction de contact et d’approche avec la victime pendant six mois.

Points importants à retenir

  • La Cour d’Audience de Madrid se penche sur des faits de violence motivée par l’identité de genre.
  • Les agressions se sont déroulées en 2020, impliquant des violences physiques et verbales.
  • Le parquet évoque des blessures physiques graves ainsi que des menaces de mort.
  • Les sanctions demandées incluent à la fois des peines de prison et des mesures de protection pour la victime.
  • Le dossier met en lumière le climat de haine qui peut exister envers les personnes LGBTQ+.

Ce cas soulève des interrogations poignantes : comment une société peut-elle encore tolérer de telles agressions basées sur l’identité ? En tant que citoyenne engagée, je me demande : jusqu’où devrons-nous aller pour éradiquer la violence haineuse au sein de notre communauté ? Ce procès est bien plus qu’une simple affaire judiciaire, il est le reflet des luttes que nous continuons à mener pour l’acceptation et le respect de chaque individu.



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