La Cour Provinciale de Palma a condamné un homme de nationalité espagnole à 15 ans de prison pour avoir agressé sexuellement sa fille mineure sur une longue période. L’accusé, qui a nié les faits lors du procès qui s’est tenu entre octobre et novembre 2025, devra également verser une indemnité de 30 000 euros à la victime, née en 2004, représentée par l’avocat Pedro Garrido.
Le tribunal a établi que jusqu’en 2012, lorsque sa femme et mère de l’enfant n’était pas à la maison, l’accusé dénudait fréquemment sa fille, lui faisant des attouchements et l’obligeant à le toucher. Par ailleurs, dans deux occasions différentes, il a pratiqué une fellation sur la mineure : la première fois dans la chambre de celle-ci, alors qu’elle avait entre 5 et 6 ans, et la deuxième dans la chambre qu’il partageait avec sa femme, lorsque la fillette avait entre 8 et 9 ans. Il l’a également contrainte à le masturber dans la salle de bains du domicile familial.
Après avoir souffert d’un AVC en 2013, l’accusé, profitant des moments où la mère était endormie par ses médicaments, se rendait fréquemment dans la chambre de sa fille pour la réveiller, touchant ses seins et ses fesses, et tentant de l’embrasser. Ce comportement est devenu quasi quotidien dans les mois précédant la dénonciation par la jeune fille.
Le jugement, dont a eu connaissance Ultima Hora, indique que la déclaration du père lors du procès, dans laquelle il affirmait ne pas avoir été seul avec sa fille depuis des années, « ne parvient pas à transmettre la crédibilité nécessaire pour remettre en question l’ensemble des preuves contre lui ». Le tribunal souligne aussi ses contradictions par rapport à ses déclarations initiales.
D’autre part, le tribunal précise que le témoignage de la victime, aujourd’hui majeure, « remplit les critères de persistance, de vraisemblance et de crédibilité nécessaires pour renverser la présomption d’innocence ». Cette version a été corroborée par les déclarations de psychologues qui ont rencontré la victime à différentes étapes. La jeune femme présente un tableau clinique très grave suite aux agressions subies.
Outre les 15 années de prison, l’accusé se voit imposer une surveillance de dix ans, ainsi qu’une interdiction de communication et d’approche envers la victime pendant 17 ans. Ce jugement n’est pas définitif et peut faire l’objet d’un appel devant le Tribunal Supérieur de Justice des Îles Baléares.
Points importants à retenir
- La condamnation de 15 ans de prison pour des agressions répétées sur une mineure.
- Indemnisation de la victime par l’accusé d’un montant de 30 000 euros.
- Des éléments de preuve solides ont renforcé la crédibilité du témoignage de la victime.
- Interdictions imposées à l’accusé, notamment une surveillance durant 10 ans.
- La possibilité d’un appel n’est pas à négliger dans le processus judiciaire.
D’une histoire aussi tragique, il est essentiel de souligner non seulement la gravité des actes mais également le courage de la victime qui a choisi de dénoncer ces crimes. Cela nous amène à réfléchir sur la nécessité de renforcer les lois protégeant les enfants, car les conséquences de telles violences laissent des cicatrices indélébiles. En tant que société, nous avons la responsabilité de créer un environnement où les victimes se sentent en sécurité pour témoigner et où de tels actes ne restent pas impunis. Il est temps de questionner notre approche face à ces atrocités pour prévenir qu’elles ne se reproduisent à l’avenir.





