La chanson “Faccetta nera” a été choisie comme bande sonore pour une attraction de foire à Gênes. Ce choix a provoqué un tollé, notamment à la suite des controverses autour de ce morceau associé à l’iniquité fasciste, et a suscité l’indignation des passants. Un témoin a même filmé la scène, mettant en lumière le commentaire d’un joueur : “Bravo, hein… bravo, félicitations”, tandis que l’exploitant de l’attraction a rétorqué “c’est juste une chanson”. La réaction a été ferme : “Attention, cette chanson glorifie le fascisme, c’est un délit”.
Quelques jours avant Noël, la même scène s’était déroulée à Sanremo, illustrant la diffusion de cette chanson dans un cadre festif, entre jeunes attendant leur tour pour profiter des manèges.
Massimo Bisca, président de l’ANPI, a qualifié cet événement “d’inconcevable et inacceptable”, évoquant des comportements “révoltants”. Il a souligné que bien que nombre de personnes prétendent que le fascisme n’existe plus, il persiste, même sous des formes différentes.
L’implication de la chanson “Faccetta nera” dans un parc de loisirs à Gênes est jugée particulièrement grave compte tenu de la présence quotidienne de milliers d’enfants et de familles dans ce lieu, soutenu par des financements publics. La maire de Gênes, Silvia Salis, a déclaré que “la ville n’accueillera jamais de nostalgie fasciste”. Elle a réagi suite à la diffusion du clip sur les réseaux sociaux.
Salis a précisé que les faits sont actuellement sous investigation et que Gênes n’est pas isolée en matière de tels incidents durant la période des fêtes. Elle a poursuivi en précisant que même en l’absence de motivations politiques claires, ce geste demeure un acte d’irresponsabilité profonde. Elle a cité Giorgio Gaber, notant que certaines gestuelles historiques ne devraient pas être utilisées de manière erronée.
La maire a assuré que toutes les mesures possibles seront envisagées par l’administration, y compris des sanctions potentielles, tout en appelant à une réaction rapide des organisateurs de l’attraction concernée. Elle a aussi souhaité une condamnation sans ambiguïté de la part des partis politiques de la ville, réitérant que Gênes est et restera fièrement antifasciste.
Points importants à retenir
- Le choix de “Faccetta nera” pour une attraction de fête a été largement critiqué.
- Des figures politiques dénoncent la banalisation du fascisme dans l’espace public.
- La maire de Gênes prend des mesures pour contrer la diffusion de symboles fascistes dans la ville.
- Les actions de sensibilisation au fascisme doivent se poursuivre pour éviter une réécriture de l’histoire.
- Les réactions publiques sont essentielles pour renforcer la vigilance contre toute forme de haine.
À travers cette controverse, je ne peux m’empêcher de m’interroger : jusqu’où irons-nous pour préserver notre mémoire collective ? La musique, souvent perçue comme un simple divertissement, peut devenir un vecteur de mémoire, parfois lourde. La vigilance est de mise, non seulement pour protéger nos enfants des réminiscences d’un passé tragique, mais aussi pour garantir que notre société, riche en diversité, ne laisse place à aucune forme de radicalisme. Ce débat mérite d’être approfondi, car il touche aux fondements mêmes de notre identité commune.





