À Albacete, un groupe de plusieurs centaines de participants à une rave illégale s’est retrouvé encerclé par 300 membres de la Garde Civile. Ces derniers préfèrent pour l’instant ne pas intervenir directement, car cela pourrait provoquer des troubles supplémentaires et mettre en danger la sécurité physique des fêtards.
La fête se déroule aux abords du barrage du Cenajo, entre les communes de Férez et Hellín, attirant près d’un millier de personnes et un nombre équivalent de véhicules.
Étalée sur dix scènes, la soirée inclut également des marchés artisanaux, et les participants campent sur place, sans que l’événement respecte les exigences légales requises.
La Garde Civile maintient les contrôles
Les forces de l’ordre déployées dans la région surveillent le périmètre pour empêcher l’accès de nouveaux véhicules, tout en continuant les contrôles de sécurité sur les routes environnantes. Les agents maintiennent ainsi les participants “sitiés”, tout en essayant d’empêcher l’afflux de nouveaux arrivants à cette rave illégale.
La route AB-408, reliant le croisement des CM-412 et CM-3217, est actuellement régulée à cause du stationnement des véhicules sur les côtés, ce qui oblige la Garde Civile à gérer la circulation pour permettre le passage vers les localités proches.
Confrontations et blessures
Les premiers signes de cette rave illégale ont été observés mardi soir, le 30 décembre, au Cenajo. La Garde Civile a tenté de les disperser, mais les participants se sont redirigés vers Tobarra (Albacete) en grand nombre, avec des caravanes et des fourgonnettes en provenance de pays comme la France et le Danemark.
Initialement, les autorités ont réussi à les dissoudre dans la matinée de mercredi à Cordovilla, à Tobarra, mais ceux-ci sont finalement revenus au barrage du Cenajo, où la fête a redémarré tard mercredi soir, le 31 décembre.
Toute tentative de la Garde Civile pour mettre un terme à l’occupation des participants a mené à des affrontements sérieux, avec des assaillants lançant pierres et bâtons contre les agents. Ces derniers, n’étant pas équipés de matériel anti-émeute, ont été encerclés et agressés, faisant dix blessés parmi eux.
En conséquence, les participants sont parvenus à s’établir dans la zone, bien que, depuis lors, aucune nouvelle altercation ni blessé n’ait été signalé.
Points importants à retenir
- La rave illégale a attiré un millier de personnes près du barrage du Cenajo.
- La Garde Civile a déployé un large dispositif pour contrôler l’accès et maintenir l’ordre.
- Les confrontations ont conduit à des blessures parmi les forces de l’ordre, soulignant la tension de l’événement.
- Aucune nouvelle violence n’a été signalée depuis l’établissement des participants.
- Les conditions de sécurité et légalité restent un sujet de questionnement pour les grandes rassemblements non autorisés.
En observant ce genre de situation, je ne peux m’empêcher de me demander où se situe la limite entre la liberté d’expression et le respect des lois. D’un côté, il y a cette soif de célébration et de communion, et de l’autre, la nécessité de réglementations pour garantir la sécurité de tous. Que faire face à ce dilemme ? Peut-on réellement encadrer la joie, ou bien cette dernière transcende-t-elle les règles établies ?





