Une fumée noire s’est levée, selon les syndicats représentant les employés de la ville de Bologne, à l’issue de la réunion d’hier au Palazzo d’Accursio. D’un côté, la municipalité a annoncé qu’elle était prête à allouer 2,4 millions d’euros nets (3,2 millions bruts) pour l’augmentation du Fonds d’incitation des employés à partir de cette année, tout en augmentant également son plan de recrutement, passant des 145 postes prévus d’ici 2026 à 200, pour une valeur de 2 millions. Cependant, les syndicats Fp-Cgil, Fpl-Uil et Cisl-Fp ont exprimé leur désaccord dans un communiqué. La seule certitude qui ressort de cette réunion, affirment-ils, est la délibération de la municipalité prévue pour mardi concernant la modification du budget, qui devrait confirmer les 2,4 millions pour 2025. Après les déclarations du maire lors de la manifestation du sciopero du 6 novembre, ils ajoutent : “Nous espérions plus : l’écart entre les revendications des travailleurs et les propositions de la ville ne permet aucune collaboration. Le financement à partir de 2025 et tout accroissement des recrutements sont des engagements qui reviennent aux employés.” Ils expriment un “grand mécontentement” face à la perte d’une occasion importante d’envoyer un signal visible d’augmentation salariale aux employés dès 2025. Gemma Brunetti, représentante syndicale d’Usb, partage ce sentiment : “Nous sommes tous déçus.” Si la discussion “reste ouverte”, se demande-t-elle, “comment pourrions-nous revenir vers nos collègues en disant que nous avons signé pour les 2,4 millions, qui sont précisément ceux pour lesquels nous avons manifesté hier ?” “C’est honteux”, commente Sgb, rapportant avoir quitté la réunion. “L’état de mobilisation se poursuit et de nouvelles grèves sont à prévoir.”
Points importants à retenir
- La municipalité de Bologne a proposé un budget de 2,4 millions d’euros pour le Fonds d’incitation.
- Le plan de recrutement augmentera de 145 à 200 postes d’ici 2026.
- Les syndicats expriment leur mécontentement face à l’insuffisance des propositions.
- Une délibération attendue mardi devrait officialiser les allocations budgétaires pour 2025.
- La possibilité de nouvelles grèves est activement envisagée par les syndicats.
En tant qu’observatrice de ces événements, je ne peux m’empêcher de me demander quel impact réel auront ces décisions sur le moral des employés de la ville. La frustration palpable parmi les syndicats est-elle le reflet d’un mépris plus profond pour les enjeux du travail dans cette période difficile ? Au-delà des chiffres, il est crucial de considérer les implications humaines de ces choix budgétaires. La lutte pour de meilleures conditions de travail semble être un combat sans fin, et nous devons réfléchir à l’évolution de ces revendications face à la résistance institutionnelle.





