José et les Félins en Furie

José et les Félins en Furie

La Guardia Civil a lancé une enquête visant trois individus à Gran Canaria pour la présumée reproduction et détention illégale de cinq félins sauvages africains de l’espèce Leptailurus serval, une infraction classée comme un délit contre la faune sauvage protégée. Cette enquête s’inscrit dans le cadre de l’ opération Lazos de Sangre, qui a conduit à l’arrestation de José Ramón A. C., surnommé “José, el del Buque”, suspecté d’être à la tête d’un des réseaux de narcotrafic les plus actifs d’Espagne.

Lors d’une inspection d’une propriété située dans la municipalité de Las Palmas de Gran Canaria, les agents ont découvert un enclos d’environ cinquante mètres carrés, équipé d’un grillage métallique et d’une double porte de sécurité. À l’intérieur, le Service de Protection de la Nature (Seprona) a identifié cinq servals africains : un mâle adulte, une femelle gestante et trois jeunes d’environ quatre mois.

Après les premières investigations, la Guardia Civil a déterminé que ces animaux avaient été introduits à Canaries sans autorisation CITES, ni contrôle douanier ni sanitaire, ce qui enfreint à la fois la législation environnementale et la réglementation locale sur la détention de faune sauvage.

Les cinq animaux ont été saisis et transférés dans des installations spécialisées, agréées par les CITES, où ils reçoivent désormais les soins nécessaires.

Interdictions aux Canaries

La détention, la reproduction et le commerce d’animaux sauvages potentiellement dangereux comme le Leptailurus serval sont expressément interdits aux Canaries par le décret 30/2018 du gouvernement autonome, qui réserve leur possession à des cas dûment accrédités. La loi 7/2023 sur la protection des droits et du bien-être des animaux renforce cette interdiction en excluant leur détention en tant qu’animaux de compagnie.

Appel à la collaboration citoyenne

La Guardia Civil rappelle que le trafic et la détention irrégulière d’espèces exotiques constituent une menace directe pour la biodiversité, la sécurité publique et l’équilibre écologique. Elle insiste également sur le fait que toute personne possédant des animaux protégés, sauvages ou inclus dans la convention CITES, doit impérativement en informer les autorités pour leur régularisation ou leur remise volontaire.

Cette régularisation permet d’éviter des sanctions ou des responsabilités pénales et autorise les autorités à gérer de manière sécurisée la garde de ces spécimens, dont beaucoup peuvent représenter un risque s’ils s’échappent ou se reproduisent sans contrôle.

Points importants à retenir

  • La détention illégale de faune sauvage enfreint la législation en vigueur.
  • Les servals africains nécessitent des soins spécialisés qui ne peuvent être fournis que dans des installations agréées.
  • Il est essentiel d’engager un dialogue citoyen pour protéger la faune et la biodiversité locales.
  • Les réglementations en matière de détention de faune sauvage visent à prévenir les risques écologiques et sanitaires.
  • La collaboration entre citoyens et autorités est primordiale pour assurer la sécurité animale et humaine.

En tant que journaliste, je ressens une profonde inquiétude face à ces pratiques illégales qui mettent en péril notre écosystème fragile. Chaque cas de contention illégale de faune sauvage est un appel à la société, à prendre conscience de la délicate balance entre l’homme et la nature. Nous avons tous un rôle à jouer pour préserver la biodiversité qui enrichit notre planète. Que faisons-nous, en tant que communauté, pour protéger ces trésors vivants ?



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