Un supplément de L. plantarum réduit les dommages musculaires liés à l’exercice en seulement quatre semaines

Un supplément de L. plantarum réduit les dommages musculaires liés à l'exercice en seulement quatre semaines

Une étude randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo a été réalisée avec souches de GKK1 fournies par Grape King Bio Ltd, taïwanais. Quarante-huit hommes ont été assignés au hasard pour recevoir soit le probiotique, soit le placebo pendant quatre semaines, suivi d’un protocole de dommages musculaires induits par l’exercice.

Les chercheurs, provenant de plusieurs universités taïwanaises ainsi que de Grape King Bio Ltd, ont constaté que les participants ayant reçu le probiotique avaient des niveaux de créatine kinase (CK), de myoglobine, de hs-CRP (CRP haute sensibilité) et de TBARS (substances réactives à l’acide thiobarbiturique) significativement plus bas après l’exercice. Ces biomarqueurs sont associés aux dommages musculaires, à l’inflammation et au stress oxydatif.

Sur la base de leurs résultats et de recherches antérieures, ils ont suggéré que les mécanismes d’action du probiotique sont liés à des effets anti-inflammatoires, protecteurs des muscles, métaboliques et neuroendocriniens.

« Ces résultats suggèrent que GKK1 pourrait être une stratégie nutritionnelle sans danger pour faciliter le rétablissement fonctionnel, réduire les réponses inflammatoires secondaires et moduler les marqueurs urinaires liés à la dégradation musculaire après un exercice intense chez des hommes en bonne santé », ont écrit les auteurs dans **Nutrients**.

Probiotiques et performance sportive

Les espèces de *Lactobacillus* figurent parmi les bactéries bénéfiques les plus abondantes dans le microbiome intestinal. L’intérêt pour les probiotiques dans la nutrition sportive s’est accru, des études indiquant que certaines souches peuvent influencer l’inflammation, la récupération et la performance lors des efforts physiques via des interactions avec l’axe intestin-muscle.

Une étude sur *L. plantarum* TWK10 a révélé que cette souche augmente la masse musculaire, renforce la force musculaire et améliore l’endurance, tant chez des modèles murins que chez des humains, en optimisant le métabolisme énergétique et en facilitant l’adaptation neuromusculaire.

D’autres travaux sur *L. plantarum* PS128 montrent que cette souche aide à accélérer la récupération de la capacité d’exercice après un semi-marathon, tout en atténuant les dommages musculaires, le stress oxydatif et les réponses inflammatoires systémiques chez des athlètes d’endurance.

Des recherches antérieures ont également indiqué que *L. plantarum* GKK1 présente des caractéristiques génétiques liées à la régulation immunitaire et à l’activité anti-inflammatoire, notamment des voies impliquées dans la production d’oxyde nitrique et la stimulation de molécules de signalisation immunitaire.

Ces caractéristiques laissent penser que le probiotique pourrait aider à réduire l’inflammation et à soutenir la récupération après des dommages musculaires induits par l’exercice, bien que les preuves issues d’essais humains restent encore limitées.

Les détails de l’étude

Un total de 48 hommes adultes sains et sédentaires ont été assignés au hasard soit au groupe placebo (n = 24) soit au groupe GKK1 (n = 24).

Après l’intervention de quatre semaines, ils ont participé à des tests de laboratoire où ils ont suivi un protocole de sauts pliométriques à haute intensité comprenant 100 sauts verticaux maximaux.

Les évaluations de saut (CMJ), les mesures de tirage isométrique (IMTP) et le test anaérobie de Wingate ont été effectués systématiquement au début de l’étude ainsi qu’à 3, 24 et 48 heures après l’induction de dommages musculaires.

Des échantillons de sang ont été prélevés avant et après l’exercice pour évaluer les biomarqueurs de dommages musculaires et d’inflammation, ainsi que des biomarqueurs endocriniens et de stress tels que la testostérone, le cortisol et la dopamine.

Les chercheurs ont aussi collecté des échantillons d’urine pour évaluer les marqueurs de dégradation protéique musculaire.

Les résultats ont montré qu’en comparaison avec le placebo, l’intervention a entraîné des diminutions moins importantes des sauts et d’autres performances après l’exercice.

Le GKK1 semble atténuer l’augmentation des biomarqueurs, favorisant une réponse au stress plus favorable, comme l’indiquent les niveaux de testostérone, d’hGH, de catécholamines et de dopamine.

« La supplémentation en GKK1 a significativement atténué l’épuisement sévère de dopamine sérique observé dans le groupe placebo tout en réduisant les pics d’adrénaline », a indiqué le rapport.

Les auteurs ont noté plusieurs limitations, notamment la représentation démographique limitée, la courte durée de l’intervention, et l’absence d’analyse du microbiome intestinal.

Points importants à retenir

  • Les participants ayant consommé le probiotique GKK1 ont affiché des niveaux réduits de marqueurs de dommages musculaires après l’exercice.
  • Les probiotiques comme *Lactobacillus* garantissent des effets bénéfiques sur la santé intestinale et peuvent influencer la performance physique.
  • Des études antérieures montrent des effets positifs sur la récupération et la réduction de l’inflammation chez les athlètes.
  • Les résultats doivent être interprétés avec prudence en raison de certaines limitations méthodologiques.

Ces découvertes ouvrent une réflexion importante sur le rôle potentiel des probiotiques dans la nutrition sportive. Ainsi, la question se pose : jusqu’où pouvons-nous intégrer ces compléments dans notre régime alimentaire afin d’optimiser nos performances, tout en veillant à maintenir un équilibre sain ? Un débat qui mérite d’être exploré davantage.



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