Quel âge doit avoir mon enfant pour courir à mes côtés ?

Quel âge doit avoir mon enfant pour courir à mes côtés ?

Si vous aimez courir et que votre enfant manifeste un intérêt pour vous accompagner, vous vous demandez peut-être à quel âge il est suffisamment grand pour commencer.

Selon Hunter Bennett, enseignant en sciences du sport à l’Université d’Adélaïde, les enfants qui exercent une activité physique, en courant ou d’autres façons, présentent un risque réduit d’obésité infantile, une meilleure santé cardiaque, un meilleur bien-être mental et une plus grande probabilité de rester actifs à l’âge adulte.

Bien qu’il n’existe pas de règle stricte concernant le moment où les enfants peuvent commencer à courir ou à faire de plus longues distances, il y a plusieurs points à considérer pour évaluer leur préparation.

Différence entre courir et “courir en s’amusant”

D’après Dr Bennett, lorsque les enfants courent de manière ludique (comme dans un jeu de tag), leurs mouvements sont déstructurés et impliquent des rafales d’intensité. Ils exécutent des mouvements variés : courir sur le côté, sauter, atterrir, sprint.

Ces actions favorisent le développement de compétences importantes comme la force musculaire, la puissance, la densité osseuse et même les compétences sociales.

En revanche, lorsqu’ils courent sur de plus longues distances, ces mouvements sont plus répétitifs et entraînent des périodes d’activité continue, ce qui peut augmenter le risque de blessures dues à une surutilisation, comme les douleurs tibiales.

Il est donc essentiel de veiller à la distance parcourue par nos enfants et la durée de leur course, sans que cela remplace des activités ludiques.

À quel âge mon enfant peut-il commencer à courir ?

La préparation dépend des enfants, mais Dr Bennett souligne que ceux de cinq ans et moins n’ont pas besoin d’une “exercice structuré”. Pour les enfants de six ou sept ans, il est préférable de rester prudent concernant les activités rigides.

Signe qu’ils sont prêts pour une activité plus structurée est lorsque le jeu devient moins naturel. Cela peut consister à faire des promenades en famille en ajoutant de courtes courses ou des petites compétitions de course.

  • Âges 7 à 9 : Les enfants peuvent commencer à courir pendant 20 à 30 minutes, jusqu’à trois fois par semaine.
  • Âges 10 à 12 : Les enfants peuvent augmenter cette durée à trois à cinq fois par semaine, entre 20 et 40 minutes, sans dépasser 5 kilomètres.
  • Âges 13 à 17 : Les adolescents peuvent développer leur course de manière plus personnalisée.

Comment minimiser les risques liés à la course

Rien n’est “étonnamment dangereux” dans le fait que les enfants courent, mais il est essentiel qu’ils développent leur condition physique et leur force progressivement.

Il est recommandé de commencer par des intervalles de marche et de course avant d’atteindre des distances comme 5 km. Cela doit se faire de manière graduelle et progressive.

“Ne vous attendez pas à des résultats immédiats.”

Le plus grand risque est que les enfants développent une aversion pour l’exercice, en particulier s’ils se spécialisent trop tôt, ce qui augmentera leurs chances de se décourager.

Gardez cela amusant et positif

Louise Baur, professeure en santé de l’enfant et de l’adolescent à l’Université de Sydney, affirme qu’il existe de nombreuses activités que les parents peuvent utiliser pour rendre la course attrayante pour les enfants. Des jeux comme “tag” ou “lumière rouge/lumière verte”, ainsi que des randonnées, des danses, des chasses au trésor, des parcours d’obstacles ou même des batailles d’eau, contribuent à ce plaisir.

La manière dont nous parlons de la course et des raisons qui nous poussent à le faire sont également importantes. Il est crucial de créer un environnement relaxant et sans pression.

Enfin, privilégier les courses en plein air, loin des jours de forte chaleur, peut rendre l’expérience encore plus agréable.

Points importants à retenir

  • Les enfants doivent privilégier le jeu à la structuration de l’exercice.
  • Le jeu libre stimule la motricité et la sociabilité.
  • Introduire progressivement des périodes de course peut aider les enfants à mieux apprécier l’activité.
  • Éviter la pression liée à la performance sportive facilitera un rapport positif à l’exercice.
  • Encourager la variété dans les activités est essentiel jusqu’à l’âge adulte.

Avec une approche bienveillante, nous pouvons nourrir un désir d’activité physique durable chez nos enfants. Loin de la pression de la compétition, il s’agit de cultiver le plaisir dans le mouvement. Quelles petites initiatives pourrions-nous intégrer dans notre quotidien pour encourager cette joie de bouger ensemble ? La discussion est ouverte !



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