B.C. Cancer veut intégrer réhabilitation et exercices dans le parcours des patients dès le diagnostic

B.C. Cancer veut intégrer réhabilitation et exercices dans le parcours des patients dès le diagnostic

B.C. Cancer s’engage à intégrer l’exercice physique dans son programme de réhabilitation pour les patients atteints de cancer dès leur diagnostic. Dr. Lauren Capozzi, première physiatre en cancérologie de la région, met en avant l’importance de la “préhabilitation”, une pratique qui, selon des études, favorise une meilleure récupération à long terme.

Dans son programme novateur, Dr. Capozzi vise à rassembler différentes spécialités—physiothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens et orthophonistes—dans une équipe unifiée qui interagira avec les patients dès leur diagnostic de cancer. “Avoir une équipe intégrée est essentiel. Cela permet d’optimiser le plan de soins de chaque patient,” souligne-t-elle. Cette approche collaborative pourrait également contribuer à réduire les coûts de santé.

Dr. Capozzi en consultation
Dr. Capozzi en consultation. (Crédit : Brady Strachan)

Le programme a été lancé en septembre et exige une référence d’un médecin généraliste. En cinq mois, Dr. Capozzi a reçu 100 demandes de patients, renforçant ainsi l’expansion de la physiatrie cancérologique à l’échelle provinciale.

Comprendre la préhabilitation

Selon la médecin, la préhabilitation consiste à préparer les patients en amendant leur forme physique et en gérant leur douleur avant le début des traitements, tout en les aidant à mieux récupérer par la suite. Contrairement à l’idée reçue que la réhabilitation commence après la fin du traitement, le démarrage d’un programme d’exercice dès le diagnostic peut favoriser un rétablissement rapide.

Dr. Capozzi évoque une étude marquante publiée l’année dernière, soulignant que l’exercice améliore effectivement les taux de survie chez les patients atteints de cancer colorectal. “C’est un aspect essentiel que nous intégrons dans notre programme de soins au B.C. Cancer,” précise-t-elle.

Cette étude, parue dans le New England Journal of Medicine, a montré qu’après sept ans, 90 % des participants ayant suivi un programme d’exercice structuré sur trois ans étaient encore en vie.

Dr. Capozzi espère que la Colombie-Britannique pourra devenir pionnière dans l’intégration de l’exercice au sein des programmes de soins cancéreux, son équipe œuvrant pour étendre cette initiative au-delà de Kelowna.

Points importants à retenir

  • La préhabilitation commence dès le diagnostic du cancer, permettant une réhabilitation précoce.
  • Une équipe multidisciplinaire est essentielle pour optimiser les soins des patients.
  • Des études montrent que l’exercice augmente les taux de survie des patients cancéreux.
  • Le programme de Dr. Capozzi est en expansion et pourrait servir de modèle au niveau provincial.

Il est fascinant de constater à quel point un simple changement dans la gestion des soins peut avoir un impact significatif sur la vie des patients. Dans un contexte où la médecine évolue rapidement, la collaboration entre différentes spécialités pourrait bien être la clé d’une meilleure qualité de vie pour ceux qui traversent ces épreuves. En tant que citoyenne engagée, je me demande comment nous pouvons soutenir et promouvoir de telles initiatives pour transformer notre approche collective face aux soins du cancer.



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