
“Il va venir nous chercher, c’est sûr”. Une décision judiciaire a rendu plusieurs membres de la famille du panadero du Curueño dans un état de choc. Après avoir porté plainte pour vol avec effraction et intrusion, ils ont appris ce jeudi une nouvelle qu’ils redoutaient : l’individu, accusé d’avoir pénétré chez son oncle pour changer les serrures et dérober des objets, est à nouveau en liberté après une seconde dénonciation en moins d’une semaine.
Le panadero du Curueño, déjà connu des services de police pour avoir détenu deux armes, continue à circuler librement dans la région de León, en dépit de l’absence de points sur son permis de conduire et d’un long passé judiciaire. Cette semaine, il a été interpellé en raison d’une plainte d’un citoyen, craignant pour sa vie en raison de menaces : “Il vient me tuer”. Pourtant, après deux jours de garde à vue, le juge a décidé de le libérer.
La question qui se pose est : comment un juge a-t-il pu ne pas considérer à deux reprises, le 22 et le 26 août, le risque de récidive pour cet homme de 36 ans dont le passé criminel ressemblerait à celui d’un personnage de série documentaire? Son parcours criminel est alarmant, ayant été incarcéré en 2020. Malgré ses antécédents violents, il est de retour dans la rue.
Bien qu’il porte un bracelet électronique pour des raisons de violence conjugale à l’égard de deux femmes, il a déjà été pris en possession de deux armes à feu chargées. Plusieurs personnes témoignent l’avoir vu menacer autrui ou bien se comporter de manière violente en public.
Doté d’un permis de conduire suspendu, il continue à conduire plusieurs véhicules, souvent sous l’emprise de drogues, ce qui a conduit à des incidents où des policiers ont été blessés. Lors de son dernier interpellation, il a tenté de fuir avant que la police ne découvre une arme chargée sous son siège.
“Je ne vais pas en prison. Mon avocat m’a dit quoi faire si ‘je me fais prendre’ : il faut prétendre que l’on ne se souvient de rien et trouver des excuses”, a-t-il déclaré à un bar après sa récente libération. Il a depuis demandé un avocat commis d’office, ayant des dettes considérables.
“J’ai plus peur de la justice que de lui”
Le sort d’un criminel semble peut-être moins dicté par la loi que par l’interprétation faite par un juge. Les demandes des parties civiles, y compris du procureur, jouent également un rôle essentiel. Ce jeudi, le panadero a été remis en liberté, malgré de multiples accusations sérieuses.
Les victimes de violence, dont certaines se sentent désormais menacées par sa libération, vivent dans la peur. Une mère, qui a fui León, redoute de devoir revenir pour son procès.
Les membres de la famille qui ont déposé plainte cette semaine sont également très inquiets. Ils ont mis en place des mesures de sécurité pour se protéger, mais se sentent “indéfendables”. Des dispositifs de protection, comme les alarmes, semblent insuffisants face à un homme potentiellement dangereux.
Les victimes s’interrogent : “Quelle mesure supplémentaire faut-il pour que justice soit faite ? Ce type est une menace pour la société.”
La justice, loin d’être toujours équitable, soulève des questions importantes. Les interdictions de proximité semblent dérisoires lorsque l’on sait qu’un individu sans permis, possédant des armes, erre à proximité de personnes qui craignent pour leur sécurité.
Les agents de police qui l’ont arrêté continuent de se rétablir des blessures infligées par cet individu. Leur intervention aurait pu avoir des conséquences bien plus graves.
Je ne peux m’empêcher de penser à la nuit d’angoisse qui attend ces familles, terrifiées à l’idée de la violence qui pourrait se reprocher. “Et s’il avait d’autres armes ? N’est-il pas préférable d’agir avant qu’il ne soit trop tard ?”
Points importants à retenir
- Liberté conditionnelle de l’individu malgré des accusations multiples.
- Antécédents judiciaires alarmants, incluant des violences et détention d’armes.
- Peur généralisée chez les victimes et leurs proches suite à sa libération.
- Inquiétudes concernant l’efficacité des mesures de protection mises en place.
- Appels à une réévaluation du système judiciaire pour prévenir des récurrences violentes.
Face à un tel contexte, il est crucial de se poser des questions sur les systèmes qui dictent notre sécurité. Ces histoires, qui pourraient aussi bien faire l’objet d’une fiction, reflètent des fractures inquiétantes dans notre réalité. Sommes-nous vraiment prêts à affronter les conséquences d’une justice qui semble parfois plus clémente envers les délinquants que protéger ses citoyens ?




