Entraîneur de gymnastique : la justice met un terme à l’affaire des mauvais traitements !

Entraîneur de gymnastique : la justice met un terme à l'affaire des mauvais traitements !

La Cour d’Appel des Baléares a confirmé l’archivage de l’enquête contre l’entraîneur Pedro Mir, accusé de maltraitance à l’encontre de quatre anciennes gymnastes du Centre de Technification Sportive des Îles Baléares, alors qu’elles étaient mineures, entre 2008 et 2019.

Les athlètes ont dénoncé que durant les entraînements, Mir leur infligeait des humiliations, des insultes, les coercitives, et même des agressions physiques, comprenant des coups et des gifles à trois reprises. Les quatre jeunes filles, membres du club Xelska, aujourd’hui âgées de 19 à 30 ans, ont accusé Mir de les soumettre à un traitement dégradant, de plusieurs infractions à l’intégrité physique et d’un délit d’intimidation durant leur préparation dans ce centre de haut niveau.

“Manque de motivation”

Dans une décision à laquelle a eu accès un canal d’investigation et d’actualités de Prensa Ibérica, le tribunal a conclu que les infractions évoquées par les plaignantes, représentées par les avocats Jaime Campaner et Rosa Sánchez, avaient prescription, mettant ainsi fin à la procédure. Cette décision confirme celle du juge d’instruction 12 de Palma, rendue en septembre dernier, qui avait déjà décidé d’archiver l’affaire.

Une des athlètes a toutefois contesté cette décision, arguant qu’il était prématuré de se prononcer sur la prescription des infractions sans avoir mené toutes les diligences nécessaires. Elle affirmait avoir subi des mauvais traitements de la part de l’entraîneur entre 2005 et 2009 et soutenait dans son recours que la décision de clôturer l’affaire était insuffisamment motivée. Elle prétendait que Mir avait commis un délit de blessures aggravées, lui causant même une pathologie psychique, dont elle affirmait qu’elle n’avait pas encore préscrit.

Une maladie mentale

Cependant, la Cour d’Appel des Baléares a donné raison à Pedro Mir, concluant que “ce propos n’est pas fondé et qu’il serait difficilement prouvable”, soulignant qu’il n’existait ni traitement antérieur ni diagnostic au moment des faits, alors que la plaignante avait 12 ans. Le tribunal ajoute que l’argumentation de la jeune femme “impliquerait de supposer que l’individu avait l’intention de provoquer un tel résultat – une maladie mentale – sans preuve tangible étayant cette hypothèse”.

La décision de la Cour d’Appel note que la conclusion du juge était appropriée, car elle abordait l’extinction de la responsabilité pénale en se basant sur une application correcte de la prescription, évitant ainsi que les parties aient des attentes irréalistes concernant la poursuite d’une procédure qui devait logiquement être classée.

Le tribunal a précisé que “les calculs du juge d’instruction étaient exacts et, même en comprenant l’intérêt des victimes à ce que l’affaire ne soit pas classée, il est clair que la prescription s’applique et qu’il était inévitable de rendre un jugement en ce sens”. Il a également noté que, bien que cette décision puisse générer une certaine insatisfaction sociale, elle reste juridiquement justifiée.

Points importants à retenir

  • L’affaire de maltraitance par Pedro Mir a été définitivement close car les faits étaient prescrits.
  • Les victimes ont dénoncé des comportements humiliants et brutaux durant plusieurs années.
  • Une plaignante a contesté la décision, insistant sur le manque d’investigation adéquate.
  • Le tribunal a souligné l’absence de preuves tangibles concernant les accusations de maladie mentale.
  • La décision, bien que contestée, est considérée comme étant juridiquement correcte.

En fin de compte, cette situation soulève plusieurs questions éthiques et juridiques quant à la protection des jeunes sportifs. Est-il suffisant d’archiver des affaires en raison de la prescription, ou devrait-on repenser les mécanismes de justice pour mieux traiter les abus dans le milieu sportif? C’est un débat qui mérite une attention soutenue, tant la sécurité des athlètes, particulièrement les plus jeunes, est en jeu.



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