Les huit membres de la bande d’Añaza à Tenerife transférés sur la péninsule

Les huit membres de la bande d'Añaza à Tenerife transférés sur la péninsule

Les huit membres de la bande d’Añaza, incarcérés pour l’enlèvement, les tortures et l’assassinat du jeune tinerfeño Alberto González, ainsi que pour avoir gravement blessé son ami León, ont été transférés vers différentes prisons de la péninsule pour des raisons de sécurité.

Ces transferts, ordonnés par la direction de la prison de Tenerife II, ont été réalisés en plusieurs vagues afin de prévenir d’éventuels affrontements. L’autorisation a été accordée par le Juzgado de Instrucción numéro 2 de Santa Cruz de Tenerife, en charge de l’affaire. Les huit accusés, impliqués dans ce meurtre brutal survenu fin juillet, avaient été placés dans le même centre que des membres de bandes rivales, impliquées dans des activités similaires, notamment le trafic de drogues.

Cette affaire a profondément choqué les Canaries. Moisés Baute, surnommé “Moi el orejas”, et Jonathan Martín, alias “el gordo”, se sont rendus à la police dans la nuit du 30 juillet et ont été arrêtés.

Ce qui a le plus retenu l’attention, c’est la manière dont ils se sont présentés au poste de police, arrivant dans un véhicule avec le cadavre d’Alberto González dans le coffre, tout en transportant également León, gravement blessé, sur la banquette arrière.

Deux jours plus tard, le 1er août, Aarón Vargas, un homme d’affaires et président du club de football UD Añaza, a été arrêté. Il est considéré par le Groupe de Homicides de la Police nationale comme le leader présumé de la bande, supposé responsable intellectuel et exécutant des enlèvements et du meurtre d’Alberto González par des violences extrêmes.

Entre septembre et début octobre, sept autres membres de ce groupe, majoritairement originaires du quartier d’Añaza, ont été arrêtés. Ils avaient un lourd passé criminel et étaient connus des services de sécurité.

La juge du Juzgado de Instrucción numéro 2 a assigné à résidence quatre des treize arrêtés, rencontrant d’abord les trois leaders de la bande : Moisés Baute, Jonathan Martín et Aarón Vargas. Ces derniers sont accusés de meurtre, blessures graves, détention illégale et appartenance à une organisation criminelle, tandis que les autres ont été libérés sous caution, accusés de complicité.

Le premier à être transféré de Tenerife II à un établissement pénitentiaire de la péninsule fut Moisés Baute, le 5 septembre. Suivirent Aarón Vargas et Jonathan Martín le 16 septembre. Les autres ont été transférés au fil des mois, en attendant le procès qui devrait être soumis à des mesures de sécurité strictes dans le palais de justice de Santa Cruz.

L’enlèvement d’Alberto González et de son ami León a eu lieu le 28 juillet dans le parking d’un supermarché d’El Tablero. Ce dernier avait rendez-vous avec un ami, mais à leur arrivée, ils ont été interceptés par les membres de la bande d’Añaza.

Il s’agissait d’un piège, car des tensions existaient entre Alberto González et ce groupe depuis un certain temps. Pendant leur enlèvement, les victimes ont été déplacées par plusieurs lieux, où des interrogatoires et des violences ont eu lieu. Les enquêteurs pointent vers deux sites principaux : une propriété à Lomo de Mena, dans la commune de Güímar, et un logement occupé par la bande sur la rue Salto del Ángel, dans le quartier de Santa María del Mar.

Points importants à retenir

  • Huit membres de la bande d’Añaza ont été transférés vers des prisons de la péninsule pour des raisons de sécurité.
  • L’affaire a suscité une forte émotion dans la communauté canarienne.
  • Les auteurs présumés sont accusés de divers crimes graves, dont meurtre et enlèvement.
  • Le procès est attendu avec des mesures de sécurité renforcées.
  • Des retours en arrière montrent que les tensions entre les groupes criminels étaient préexistantes.

En examinant cette tragédie, il est essentiel de réfléchir sur la dynamique des violences de bandes qui peuvent croître dans nos sociétés. Comment des conflits qui semblent isolés peuvent engendrer de telles conséquences dramatiques pour les victimes innocentes ? La lutte contre la criminalité organisée ne requiert-elle pas une approche systémique, prenant en compte non seulement les acteurs mais aussi le contexte social et économique ?



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