Parmi les nombreux motifs littéraires empruntés par les artistes, le pacte avec le diable, exemplifié par Christopher Marlowe dans sa pièce de 1604 « L’Histoire Tragique de D. Faustus » et réinterprété par Goethe dans son « Faust » deux siècles plus tard, demeure particulièrement fertile. Attendez-vous à une nouvelle interprétation. Prévu pour le 26 janvier, **L’École de la Nuit** de Karl Ove Knausgaard, traduit par Martin Aitken, est le quatrième volet de la série **Morning Star** de cet auteur renommé. Son protagoniste, Kristian Hadeland, est un photographe en herbe qui aspire à un avenir meilleur. À Londres, il rencontre un Néerlandais excentrique nommé Hans, et soudain, les portes de la réussite s’ouvrent. Une variation moderne de la pièce de Marlowe, **L’École de la Nuit** est décrite comme le roman “le plus audacieux et macabre” de Knausgaard, abordant les thématiques des tentations sombres, de la dépravation morale et des oublis inhérents à nos pactes avec le diable. Dans le cadre d’un événement présenté par Green Apple Books et Litquake, Knausgaard participera à une discussion au Calvary Presbyterian Church de San Francisco le 17 janvier à 18h, aux côtés de la romancière Rachel Kushner, auteur du best-seller de l’année dernière « Creation Lake ». Les billets, au prix de 42,99 $, incluent un exemplaire du livre et sont disponibles sur Eventbrite.
Autres récits à découvrir : Dans la lignée des histoires revisitées, HarperCollins propose bientôt plusieurs ouvrages intéressants. Le 27 janvier, l’auteure australienne Kathy George présente Le Parfum des Oranges, une réécriture de la saga des voleurs de l’underground victorien à travers le prisme de Nancy, personnage emblématique d’Oliver Twist. Puis, le 17 mars, Jane Crowther dévoilera Gatsby : Une retelling moderne du célèbre roman de Fitzgerald, où les personnages principaux sont transposés dans un univers contemporain et reimaginés sous des traits féminins.
D’autres parutions à venir : Je ne peux personnellement garantir la lisibilité de ces remakes, mais je nourris de grandes attentes pour deux livres à paraître, signés du romancier britannique Julian Barnes et de l’Américaine Louise Erdrich. Barnes, lauréat du Booker Prize en 2011 avec « Le Sens d’une Fin », nous présentera Départ(s), qui suit un narrateur écrivain reconnectant avec d’anciennes amoureuses. Prévu pour le 20 janvier, juste un jour après son 80e anniversaire, ce roman s’annonce prometteur. De son côté, Louise Erdrich sortira le 24 mars Python’s Kiss, un recueil de 13 nouvelles inspirées de la culture ojibwée, avec des illustrations de sa fille.
Les must-reads de l’année : Alors que nous entamons une nouvelle année, il est judicieux de faire un retour sur les titres de 2025 qui ont su captiver les lecteurs. Les lecteurs du New York Times Book Review ont contribué à dresser une liste des meilleurs ouvrages de l’année : parmi les fictions, on retrouve Angel Down de Daniel Kraus, une expérience unique en un seul enchaînement de phrases, suivie de The Director de Daniel Kehlmann, centré sur un réalisateur autrichien sous le régime nazi. En non-fiction, la palme revient à Mother Emanuel de Kevin Sack, qui se penche sur la tragédie survenue lors d’un cours biblique en Caroline du Sud en 2015.
Points importants à retenir
- Knausgaard revisite le thème classique du pacte avec le diable dans son nouveau roman.
- **L’École de la Nuit** aborde des questions de moralité et de tentation.
- Kathy George et Jane Crowther annoncent des publications inspirées par des œuvres classiques.
- Les livres de Julian Barnes et Louise Erdrich méritent d’être suivis avec attention.
- La liste des meilleurs livres met en lumière des titres variés et puissants.
En conclusion, cette exploration des récits contemporains met en lumière la richesse de la littérature moderne. Chaque auteur, à sa manière, nous invite à réfléchir sur des thèmes universels tels que la moralité, les désirs et la condition humaine. Ce phénomène semble être un véritable miroir de notre société, plein de questions et de réflexions. Que peut-on apprendre en cherchant à redéfinir des classiques ? Les réponses se cachent peut-être dans la curiosité de nos prochaines lectures.





