Selon Chris van Tulleken, les aliments contenant des ingrédients principalement utilisés dans un cadre industriel sont souvent désignés comme des aliments ultra-transformés. “Si votre nourriture comporte un émulsifiant, un stabilisateur, un colorant, un arôme – même naturel – il est très probable qu’elle soit ultra-transformée”, précise-t-il.
Ces produits sont presque toujours riches en matières grasses, en sel, en sucre ou en calories, et ils sont conçus de manière à en rendre la consommation difficile à stopper.
Une étude de 2024, parue dans l’European Journal of Nutrition, révèle que les tout-petits au Royaume-Uni tirent presque la moitié de leurs calories d’aliments ultra-transformés, ce chiffre atteignant 59 % à l’âge de sept ans.
Un rapport récent de la World Obesity Federation, l’ATLAS 2026, indique que 3,8 millions d’enfants âgés de 5 à 19 ans au Royaume-Uni présentent un IMC élevé, ce qui signifie qu’ils sont en surpoids ou obèses. Ce taux est pratiquement le double de celui observé en France et en Italie.
Chris van Tulleken s’est exprimé à Southampton lors de la Journée portes ouvertes du NIHR Southampton Biomedical Research Centre. Dans son intervention, il a exprimé ses préoccupations quant à la manière dont de nombreux aliments ultra-transformés sont emballés et commercialisés pour cibler les jeunes consommateurs.
Cependant, après des rencontres avec des adolescents dans le cadre du projet LifeLab, il s’est dit optimiste : les générations futures pourraient exercer une pression sur les politiques afin d’imposer des réglementations plus strictes concernant la vente et la promotion de ces produits.
Chris a affirmé : “Ce qu’il faut, c’est que les jeunes disent : ‘nous exigeons du changement’. Quand ils le disent, cela a un réel poids”. Il a conclu en se sentant “incroyablement revigoré” et en anticipant un développement de projets comme LifeLab à travers le pays.
Points importants à retenir
- Les aliments ultra-transformés sont souvent riches en graisses, sucres et sel.
- Une part importante des calories des jeunes enfants provient de ces aliments.
- Le taux d’obésité enfantine est préoccupant au Royaume-Uni comparé à d’autres pays européens.
- La présentation et la commercialisation de ces produits visent à capter l’attention des jeunes.
- Les jeunes peuvent jouer un rôle déterminant dans l’exigence de changements réglementaires.
En tant que citoyenne concernée, je pense que ce sujet mérite notre attention. Les choix alimentaires que nous faisons, surtout pour les jeunes générations, ont un impact durable sur leur santé. Il est crucial de mieux éduquer les enfants sur ce qu’ils consomment et d’encourager un dialogue autour de la nutrition. Exiger des changements en matière de réglementation pourrait ouvrir la voie à un avenir plus sain pour tous. Qu’en pensez-vous ?





