10 questions à Paul Emmanuel Ndjeng, célèbre blogueur camerounais

    Paul Emmanuel Ndjeng Inbound Marketing

    Paul Emmanuel Ndjeng (PEN) ou Le stylo numérique est un jeune blogueur camerounais spécialiste de l’Inbound Marketing. À travers sa platefforme Inbound 361, il met ses connaissances et son expérience à la disposition de tous pour un contenu internet de qualité.  Il milite et œuvre pour une meilleure visibilité du Cameroun sur la toile avec comme cheval de bataille l’amélioration de la qualité du contenu produit par les Camerounais. J’espère que vous apprécierez cette interview que j’ai pris beaucoup de plaisir à conduire. 

    1- Avant d’aborder la question de l’Inbound Marketing, j’aimerai qu’on parle tout d’abord de ton style. Je t’ai connu suite à ton article sur Les journées nationales de l’économie numériques organisées les 3 et 4 mars 2016 au Cameroun. Je me souviens avoir été intéressée par les lacunes relevées, mais ce dont je me souviens vraiment c’est d’avoir beaucoup ri. Tu as un style léger qui fidélise le lecteur. Est-ce ta personnalité qui transparait ou alors c’est une stratégie mise en place pour retenir les visiteurs de la plateforme ?

    Je te remercie déjà de l’opportunité qui m’est donnée de pouvoir m’exprimer via ta plateforme. Le style que j’emploie sur mon blog est directement lié à ma personnalité. Au quotidien j’essaie d’aborder les défis avec légèreté, même les plus difficiles. Ça me permet de garder un esprit disposé aux circonstances joyeuses plus qu’autre chose. D’un autre côté, c’est aussi le fruit de l’expérience. Je crée du contenu pour internet depuis 2009, et mon expérience (via mes lectures notamment) m’a appris que les émotions telles que la joie et ses sœurs sont celles qu’on retient le plus ; la mémoire associative aidant, le message passe et est retenu plus facilement.

    2- Ton blog porte essentiellement sur l’Inbound Marketing, mais on y retrouve beaucoup de publications sur les métiers du web, en particulier la production de contenu. Les deux sont-ils étroitement liés ? Qu’est-ce-que l’Inbound Marketing ?

    Mon blog a une orientation spécifique : la professionnalisation des contenus produits à destination de la toile. Dans cet état d’esprit, les catégories que j’aborde en dehors de l’Inbound marketing sont en fait des éléments de ce dernier. Le blogging, la rédaction web, comme le Social Media Management comme on l’appelle aujourd’hui, sont des éléments à connaître lorsqu’on veut mettre une stratégie Inbound en place. En deux mots : l’Inbound Marketing est la meilleure pratique de marketing sur internet depuis 2006. Contrairement au marketing traditionnel, c’est une méthode non intrusive, non interruptive, et son nom d’origine, le Marketing Permissif (mentionné pour la première fois par Seth Godin) l’exprime bien.

    Si on peut le définir comme un ensemble de pratiques pointues qui créent une expérience agréable et particulièrement adaptée à l’utilisateur d’internet, moi je le décris plus comme un style de vie, qui demande l’implication du pratiquant dans le développement d’une relation sincère avec la cible. Ce style de vie se base sur un désir de compréhension du réel besoin de la cible. En réalité, on aide cette dernière à mieux cerner son problème/défi, on renforce ses connaissances afin de lui donner tous les outils qui l’aideront à faire un choix adéquat, et surtout, volontaire.

    3- Une rubrique de ton blog porte essentiellement sur le blogging. Elle s’appelle Blogging, d’ailleurs. Que penses-tu de l’univers du blogging au Cameroun ? S’il fallait faire un bref état des lieux, que dirais-tu ?

    Si je m’appuie sur mes observations personnelles, ainsi que sur les discussions que j’ai déjà pu avoir avec des blogueurs camerounais, je dirai que la marge de progression que le blogging camerounais a est exponentielle. L’environnement est actif, mais encore désorganisé, et tout simplement amateur pour la plus grande majorité. De plus, très peu de blogs peuvent être classés comme spécialisés. Les entreprises implantées ici, comme les entreprises naissantes, n’en comprennent pas l’utilité. Sans compter ceux qui ne savent même pas ce qu’est un blog.

    Pour beaucoup, le blog est un journal intime 2.0. Cette supposition est légitime car on se rend compte que de nombreux blogs sont des blogs d’humeurs. Il n’y a pour ainsi dire aucune stratégie qui sous-tend ces blogs, pas de projet à court, moyen ou long terme, ce qui fait qu’à n’importe quel moment ceux-ci peuvent fermer. Cependant, le reproche ne peut être fait à personne. Il n’y a pour ainsi dire, à ma connaissance, aucun blogueur qui se soit véritablement dressé en modèle à suivre pour les autres, en ancien qui souhaite véritablement partager les éléments clé de son éventuel “succès” avec les autres. Ceux qui semblaient pouvoir être des porte-flambeaux du blogging camerounais s’en sont retournés à leurs affaires personnelles (ce que je ne puis leur reprocher).

    Le Cameroun a besoin en ce moment de modèles qui n’arrêteront pas l’activité du jour au lendemain, même après un grand nombre d’années. Je salue l’initiative du Bloggers Forum, qui vient bousculer les acquis et semble vouloir changer la donne. L’avenir nous dira.

    4- En quoi exactement l’Inbound Marketing peut améliorer l’univers du blog au Cameroun ? De quelle manière les producteurs de contenu camerounais peuvent-ils s’en servir pour faire porter leur voix et s’affirmer ?

    L’Inbound Marketing s’appuie essentiellement sur une approche professionnelle du blogging. C’est-à-dire que peu importe votre niche, l’industrie dans laquelle vous vous situez dans votre blogging, il ne doit plus juste s’agir d’une passion, mais d’un moyen d’atteindre des objectifs spécifiques. L’Inbound Marketing aidera les blogueurs à attirer plus de visiteurs vers leur blog (c’est bien l’un des objectifs d’un blogueur n’est-ce pas ? ^_^) et à tourner ces derniers en valeur ajoutée. Ils pourront à terme, en développant des habitudes et process qui deviendront des réflexes, faire de ces visiteurs des clients et des promoteurs de leur marque. Ils pourront faire de leur site une référence, s’attirer des contrats publicitaires, etc.

    L’Inbound Marketing est en bref un moyen de transformer un blog en une entreprise florissante qui, je tiens à le signaler, n’attendra pas uniquement des contrats publicitaires pour vivre, car c’est bien de ça qu’il s’agit pour bien des blogueurs. Ils veulent avoir des statistiques énormes en termes de visites qu’ils présenteraient à des entreprises de la place pour leur vendre des espaces publicitaires sur leurs blogs. Pourtant, il y’a bien d’autres moyens, et ceux qui s’appuient uniquement sur leurs statistiques sans se documenter suffisamment risquent d’être étonnés d’apprendre qu’une bonne partie de ces chiffres représente souvent un trafic non qualifié créé par des robots qui envoient des requêtes automatiques vers certains sites pour pouvoir entre autres faire la publicité de leurs propres produits.

    Pour ce qui est de la manière dont les producteurs de contenu camerounais peuvent s’en servir pour faire porter leur voix et s’affirmer, l’Inbound Marketing s’appuie sur des méthodes éprouvées qui ont permis à un nombre impressionnant d’entreprises de par le monde de faire croître leurs affaires. Avec le taux de pénétration d’internet croissant au Cameroun, il pourrait permettre aux producteurs de contenu de positionner le contenu idéal devant la personne idéale au moment idéal. En d’autres termes, donner au visiteur ce dont il a besoin au moment où il en a le plus besoin au lieu de publier du contenu à temps et à contre temps sans but ni véritable fondement.

    5- J’ai vu sur ton blog qu’il y a une rubrique Réseaux sociaux. On parle beaucoup aujourd’hui de leur puissance. Ils ont démocratisés la prise de parole et les jeunes à travers le monde s’en servent pour se faire entendre sur les questions de gouvernance, d’économie ou encore de développement. Est-ce le cas au Cameroun ? Quelle utilisation y est faite des réseaux sociaux ?

    Je n’ai jamais mené d’enquête de grande envergure sur les réseaux sociaux et leur utilisation au Cameroun. Dans ma rubrique, j’indique comment s’en servir pour atteindre des buts professionnels. Cependant, mon avis à propos de l’utilisation des réseaux sociaux par les jeunes camerounais est le suivant : expressions d’humeurs. Il semble y en avoir peu qui ont compris que les réseaux sociaux peuvent servir à autre chose qu’à s’amuser. On y rencontre souvent une génération déconnectée des réalités locales et portée sur la vision occidentale, à faire des selfies avec la bouche en bec de canard de jour comme de nuit (ce n’est pas un constat qui n’est propre qu’au Cameroun, encore heureux ^_^) à employer un langage qui n’a rien à voir avec la culture locale (chillin’ et j’en passe), sans oublier les noms fantaisistes et les photos parfois tendancieuses qui ne mettent rien d’autre en valeur qu’une certaine ignorance des conséquences de tels actes à terme.

    Il y’a tout de même des jeunes qui les utilisent pour développer des réseaux relationnels pouvant aboutir à l’élaboration et la réalisation de projets très intéressants (je reviens encore sur le Bloggers Forum). Ils travaillent au sein de groupes, ou avec des conversations de groupe (personnellement je les utilise beaucoup). On retrouve aussi ceux qui font la promotion de leurs affaires et/ou entreprises naissantes. Il y a toutefois un gros problème de méthode à ce niveau, car beaucoup n’ont pas encore compris que le marketing traditionnel ne peut pas être transposé à internet. C’est un univers différent de l’environnement physique. S’agissant de l’action gouvernementale ou de la situation sociale, on y joue plus le rôle de relais d’informations (ou de désinformation), et ces informations sont souvent les sujets de conversations au sein de groupes dédiés au Cameroun et au mode de vie des camerounais.

    6- Tu blogues sur ton activité professionnelle. Tu partages de nombreux trucs et astuces dans ton domaine. N’est-ce pas contre-productif pour toi étant donné que tu pourrais te faire payer pour prodiguer ces conseils ?

    Je me fais payer pour prodiguer ces conseils ! En fait, cette question est certainement l’une des plus récurrentes lorsque je parle de mon activité. Je disais plus haut que le marketing traditionnel ne peut pas marcher sur internet, car c’est un univers totalement différent. Ça s’applique à tout le monde, moi y compris. Je ne pouvais pas, même avec ma certification, me contenter d’apprêter de bons messages marketing et faire la publicité de mon activité comme n’importe qui le ferait.

    Proposer ses services de but en blanc est totalement improductif sur internet, peu importe le tapage qu’on pourrait faire. Sur internet, on a besoin de voir le travail que vous avez eu à faire, sans avoir besoin de se déplacer pour aller vers une entreprise pour le vérifier. J’applique simplement un des éléments de l’Inbound Marketing pour augmenter la visibilité de mon activité de formateur/accompagnateur dans le domaine qu’est est le blogging. Je peux affirmer que ce n’est pas contre-productif, tout au contraire. Mon blog a permis à un nombre de plus en plus croissant de personnes de me connaître. Il ramène des personnes vers moi et il m’ouvre des portes que je n’aurai simplement pas pu ouvrir sans lui, notamment à l’étranger.

    Pour développer la relation que j’ai déjà avec mes lecteurs après avoir obtenu mes 100 premiers fans sur Facebook, je leur ai par exemple offert en cadeau ce que j’ai appelé la semaine Inbound, une semaine pendant laquelle je produis un article par jour (au lieu d’un article par semaine ou toutes les deux semaines). Cette semaine commence justement aujourd’hui.

    7- Est-il possible aujourd’hui au Cameroun de vivre décemment du blogging et/ou de la production de contenu ?

    La réponse est tout simplement oui, et je le dis à voix haute. Le problème est que beaucoup connaissent des moyens d’y arriver, mais très peu les partagent. J’ai par exemple été présenté via les réseaux sociaux à d’autres personnes ayant une certification en Inbound Marketing comme moi, mais je ne cacherai pas que j’ai été surpris de voir qu’il n’y avait visiblement aucune action sur internet de leur part pouvant démontrer qu’ils avaient effectivement cette certification. Beaucoup de ceux qui arrivent à gagner des sommes convenables via la production de contenu pour internet n’en parlent tout simplement pas, “de peur qu’on leur vole ou qu’on copie leurs idées”.

    J’ai eu le plaisir de discuter avec Olivier Madiba dans les locaux de Kiro’o Games, et nous étions d’accord sur le fait suivant : il y’a tellement à faire dans le domaine du numérique au Cameroun que rester dans son coin de peur de parler et se faire voler son idée est totalement absurde. On avait les mêmes sujets de dissertation à l’école, mais on ne produisait jamais les mêmes réponses.

    Il est donc possible de vivre de la production du contenu sur internet. Il faut juste que plus de personnes s’ouvrent et aussi que plus de personnes se documentent et lisent. L’un des problèmes est que ceux qui ne pratiquent pas l’activité se disent que c’est une chose très facile et qu’on y arrive du jour au lendemain. Ils ne sont donc pas prêts à fournir des efforts.

    C’est possible de gagner sa vie sur internet, mais il faut (évidemment) travailler fidèlement pour y arriver. Malheureusement, certains abusent des jeunes producteurs de contenu en leur demandant de grosses quantités de contenu dans des délais parfois très courts, et pour des rémunérations de misère. C’est malheureusement une tare avec laquelle on compose, et dont j’ai été le bien malheureux sujet à un moment.

    8- Je t’ai approché après la parution de ton article Pourquoi avoir un site web ne suffit pas pour un accompagnement. J’ai réalisé après lecture de cet article que je n’étais pas sur la bonne voie en matière de production de contenu. Est-ce une situation régulière pour toi ? Es-tu souvent approché par des particuliers ou des entreprises pour une collaboration grâce à ton blog ?

    Je suis assez souvent approché, surtout que je suis d’un naturel ouvert. J’engage donc facilement la discussion avec les personnes qui m’envoient des demandes de connexion via les réseaux sociaux… et je me rends compte que beaucoup le font justement à cause de mon activité sur internet. Ils veulent en savoir plus, ils veulent me présenter leurs projets et idées pour avis, etc. sans oublier les nombreuses demandes de relectures d’articles. C’est flatteur, surtout quand il y’en a qui me posent des questions sur le blogging. Ça prouve qu’il y’a un certain impact, surtout que j’ai pu constater que des éléments de mon blogging commencent à être repris sur certains blogs de jeunes camerounais.

    Très peu sont toutefois disposés à payer, qu’il s’agisse de particuliers comme d’entreprises, même des sommes dérisoires. Ils ont encore besoin d’être sensibilisés sur l’importance de ce que je pourrai leur apporter. Le problème des particuliers tient plus du fait qu’ils ont du mal à accepter que ce que j’ai pu leur offrir gratuitement à un moment ne le soit plus. Je ne peux malheureusement pas travailler gratuitement de façon indéfinie. Il faut bien que je me marie (rires). Tout ouvrier mérite son salaire.

    Je suis très souvent approché pour des collaborations grâce à mon blog, et les demandes les plus intéressantes pour le moment sont celles de formation car elles m’exposent d’avantage à de nouvelles personnes. Ce sera notamment le cas lors du Summer School et le Mentors Empowerment Workshop de l’association Mapubi qui se tiendront respectivement du 5 au 9 septembre prochain à l’Institut universitaire de Technologie de Douala et le 9 septembre à l’Hôtel Pullman de Douala, sans oublier le Bloggers Forum prévu pour les 7 et 8 octobre, toujours à Douala.

    9- Outre la chaîne YouTube qui accompagne ton blog, tu as lancé tout récemment un podcast sur la plateforme SoundCloud. L’univers du podcast est très peu exploré en Afrique francophone, n’est-il pas risqué de se lancer dans une activité quasi inexistante au Cameroun ?

    Le risque en vaut la peine, et j’estime qu’il n’y a pas véritablement de risque à ce niveau, juste un créneau à exploiter. Les jeunes camerounais aiment télécharger, et SoundCloud offre cette opportunité sans avoir besoin d’installer un plugin supplémentaire, contrairement à YouTube notamment. De plus, je joue sur le caractère nouveau de ce que j’apporte pour aller encore plus loin avec la nouveauté avec en idée que ça ne choquera pas plus mon lectorat qui est nouveau, et ne sera pas surpris d’une nouveauté venant de moi. Mon objectif est d’inciter les individus à écouter, que ce soit en balayant leur salon ou en travaillant à un article. Je crois que j’y arriverai.

    10- S’il te fallait faire passer un message à travers la plateforme Elle Citoyenne, quel serait-il ?

    L’Afrique manque cruellement de contenu de qualité sur internet, et le Cameroun n’échappe pas à ce constat. Je souhaite inciter le maximum de Camerounais à se mettre à la production de contenu (de qualité, j’insiste) afin que ce qu’on lise, voie, entende sur l’Afrique et sur le Cameroun ne soit plus seulement produit par des étrangers ou par des camerounais vivant à l’étranger, mais par des Camerounais vivant au Cameroun et expérimentant les réalités qui sont les nôtres.

    Même si elles ne sont pas des plus roses, je sais que beaucoup de jeunes ne restent pas les bras croisés à attendre que les choses changent d’elles-mêmes. Je les vois et les côtoie au quotidien. Ils œuvrent chaque jour, dans des domaines différents, et ont de très belles choses à faire découvrir au monde entier. Internet leur en offre la possibilité.

    Faisons comprendre au monde que le Cameroun n’est pas le pays sombre décrit par beaucoup, un pays où la jeunesse est étouffée et ne peut pas réussir. Montrons cette jeunesse entreprenante, cette jeunesse définitivement orientée vers l’avenir et qui prend les difficultés du pays comme une motivation pour avancer. Allons sur internet, ouvrons des blogs, des pages Facebook, des comptes sur Twitter, Instagram et autres, apprenons de nos aînés, et montrons-le au monde entier. J’ai failli dire vive le Cameroun… (rires) Et puis zut ! Vive le Cameroun 2.0.

    • Befoune

      Befoune is the Founder and Editor in Chief of Elle Citoyenne. She is passionate with Citizen Participation, especially at the social level.

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    • Mamadou Mactar Diallo

      En fait , je ne sais pas si les gens sont au courant que les cours, la certification pour hubspot inbound marketing sont gratuits! ‘même si c’est en anglais” . Il faut qu’ils le fassent ces cours et cette certif, cela peut aider beaucoup de blogueurs, entreprises, marques et autres travailleurs du web et surtout leur donner une nouvelle orientation, de nouvelles approches du marketing permissif pour réussir leurs objectifs business 🙂 D’autre part, je viens de découvrir le blog de PEN il y a à peine quelques heures via le partage d’une amie et j’aime ce que je lis dans le blog. Je le remercie d’être ce disrupteur africain qui aide les gens et qui leur vend pas du rêve.

      Aujourd’hui beaucoup écrivent sans penser stratégie en amont et parfois ils se rencontrent de leurs erreurs plus tard. Le content marketing est rééllement une donne qui peut tout changer 🙂 Sinon très bel article Anne Marie C. Befoune, j’adore également Elle citoyenne.

      Cordialement, de Dakar/Sénégal

      • Paul Emmanuel Ndjeng

        Merci du compliment Mamadou. Bien des choses à toi.

    • Marcus da Writer

      Un véritable plaisir de découvrir cette interview. Je me rends compte que les problèmes que nous réalisons au Sénégal et à Abidjan sont les mêmes au Cameroun. C’est super! Super car cela permettra de bosser ensemble pour les résoudre. J’ai beaucoup aimé la partie où Emmanuel parle de la nécessité du partage des bonnes pratiques. C’est une chose que je ne cesse de répéter à tous les professionnels et entrepreneurs que je connais. Si l’on veut créer un écosystème fort et intégré, il faut que nous cultivions l’habitude du partage. Beaucoup, comme l’a dit Emmanuel, ont peur qu’en partageant, ils perdent leur valeur. Jamais une personne ne s’est appauvrie en partageant ce qu’elle avait, surtout qu’il s’agit ici de connaissances. J’espère que cette interview poussera davantage de personnes à le faire. Merci à toi, Elle Citoyenne, pour le beau travail que tu abats.

      • Paul Emmanuel Ndjeng

        Merci Marcus. Heureux de voir qu’il y’en a qui n’hésitent pas à regarder à leur écosystème avec sincérité et qui encouragent les autres à le faire. Au plaisir de partager, Marcus.

    • towendo

      La jeunesse Africaine est très intelligente. J’ai apprécié écouter cette interview.
      Merci à Elle 🙂

      • Elle Citoyenne
        Elle

        Merci Corneille !! J’ai besoin de toi pour des conseils, je compte me lancer dans les interviews audios.

      • Paul Emmanuel Ndjeng

        Merci Corneille ^_^

    • Papa Ismaila DIENG

      J’adore!!!
      Il a raison quand il dit que les gens retiennent les émotions positives comme la joie. J’ajouterai aussi qu’on apprend mieux avec ce qui marche et à travers cette interview, c’est ce que vous démontrez.

      • Elle Citoyenne
        Elle

        J’ai beaucoup appris grâce à cette interview. Je me suis reconnue dans le fait de publier au hasard, sans planification…

      • Paul Emmanuel Ndjeng

        Merci du compliment Papa. C’est un plaisir d’apporter quelque chose de plus.

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