mensonge retour aux racines afrique

    Le mensonge de la nécessité d’un retour aux racines en Afrique

    “L’Afrique doit retourner à ses racines, c’est là que se trouve son avenir.”

    “Nous devons nous débarrasser de tout ce qui a trait au colon. Le français/l’anglais n’est pas notre langue, retournons à nos racines.”

    Tout ceci ne trouve aucun écho en moi.

    L’Afrique doit retourner à ses racines, mais quelles sont-elles ? On parle de réappropriation de la culture, mais laquelle ? Celle que nous combattons au quotidien ? Nous refusons d’admettre le fait que nous ne pouvons pas suivre la cadence de l’évolution du monde en nous cachant derrière un gros mensonge : l’Afrique a été pervertie par les puissances coloniales, et nous devons nous débarrasser d’absolument tout ce qui a trait à cette époque pour nous en sortir.

    Nous refusons d’admettre le fait que nous ne pouvons pas suivre la cadence de l’évolution du monde en nous cachant derrière un gros mensonge.Befoune

    Je souhaite commencer par la langue. L’adoption d’une langue africaine par tous a été proposée. Le Cameroun, dont l’anglais et le français sont les deux langues nationales, possède des centaines de langues locales. Choisir parmi ces langues une qui sera parlée par tous est quasiment impossible. Les haines tribales sont connues de tous. Au sein même des groupes ethniques il existe différentes langues et des haines entre les sous-groupes. Quel sous-groupe sera prêt à se soumettre en acceptant d’adopter la langue de l’autre ? Qu’on se l’avoue ou non, adopter la langue de l’autre c’est accepter son ascendance sur nous.

    Si la question de la langue ne peut être résolue au sein d’un groupe ethnique, qu’est-ce-que ce serait à l’échelle nationale ? À l’échelle continentale ? Pour parer à ceci, certains ont proposé la création d’une nouvelle langue qui unifierait l’Afrique. Pourquoi ? Pourquoi gaspiller du temps et des ressources pour créer une langue qui demanderait des années pour être codifiée, et encore plus d’années pour être apprise des populations ? Dans quelle optique ? Pour se sentir supérieur à qui et à quel prix ?

    L’adoption d’une langue inconnue par le continent serait le couper totalement de l’extérieur. Pensez-vous que le reste du monde sera prêt à apprendre une nouvelle langue pour converser avec l’Afrique ? Admettons qu’il y soit prêt. L’Afrique est-elle prête à accomplir toute la transformation nécessaire à l’adoption d’une nouvelle langue ? Après codification, rédaction de dictionnaires, de lexiques et de glossaires pour tous les domaines imaginables en ce bas monde, combien d’années prendrait la traduction officielle de tous les documents de tous les pays du continent, manuel scolaire inclus ? Étant donné que l’objectif est de ne plus converser dans la langue du colon, ne faisons pas les choses à moitié. Devra-t-on geler toutes les activités commerciales et autres en attendant que le reste du monde apprenne l’Africain ?

    Les langues des colons ne devraient plus être considérées comme telles aujourd’hui. Nous nous les sommes appropriées et elles nous appartiennent autant qu’à ceux qui les ont créées.Befoune

    Les langues des colons ne devraient plus être considérées comme telles aujourd’hui. Nous nous les sommes appropriées et elles nous appartiennent autant qu’à ceux qui les ont créées. Elles sont un facteur de cohésion. C’est grâce à elles que dans un pays comme le Cameroun nous sommes en mesure de converser et de nous comprendre, quoi que nous puissions en dire. Pourquoi s’exposer aux tensions que provoquerait l’élection d’une nouvelle langue alors que nous nous comprenons aisément grâce à celles que nous utilisons?

    Ces langues nous appartiennent et nous prenons bien plus de liberté avec elles que les gens des pays dont elles proviennent. C’est la raison pour laquelle nous avons à présent le français camerounais, le français ivoirien ou encore le français congolais. Ces dérivés portent nos idiosyncrasies en tant que peuple. Ils portent des traces de nos langues maternelles dont les traductions littérales ont été communément adoptées. Et si l’on s’en tient à la stricte définition de l’expression langue maternelle (la première langue comprise, celle grâce à laquelle l’enfant découvre le monde), le français par exemple est la langue maternelle de bien plus d’Africains que de Français.

    Se détacher des puissances coloniales ne signifie pas renier toutes les avancées, repartir de zéro en créant nous-mêmes un chaos dont on ne pourra certainement pas sortir. Befoune

    C’est grâce à ces langues, au fait que nous les parlions et que nous les comprenions que nous sommes informés des avancées culturelles, sociales et technologiques à travers le monde et que nous pouvons nous aussi les adopter pour une évolution commune à travers le monde. Ce n’est pas parce qu’elles viennent d’ailleurs qu’elles sont forcément négatives. Se détacher des puissances coloniales ne signifie pas renier toutes les avancées, repartir de zéro en créant nous-mêmes un chaos dont on ne pourra certainement pas sortir. Se détacher des puissances coloniales se limite au refus de l’ingérence, du paternalisme, des abus et du mépris. Le reste n’est que détail.

    Parlons à présent de nos cultures que nous devons nous réapproprier pour avancer à l’africaine. Sommes-nous sûrs de le vouloir ? Il est bien joli de les idéaliser, mais nos cultures ne sont pas faites que de belles choses. Nous combattons l’excision, le mariage précoce, la domination des hommes, la marginalisation des femmes, la non prise en compte des droits de l’enfant, pour ne citer que ces causes là. Tous ces fléaux font partie de nos cultures, et c’est grâce au contact avec le reste du monde que nous nous sommes rendus compte de leur barbarie. Que faut-il donc faire ? Réinstaurer la moitié de nos cultures et rejeter le reste comme nous le dicte “le style occidental” dont nous voulons nous couper ? Recommencerons-nous à charcuter nos filles et bastonner nos femmes pour montrer au monde que nous sommes libres de toute autorité ?

    Recommencerons-nous à charcuter nos filles et bastonner nos femmes pour montrer au monde que nous sommes libres de toute autorité ?Befoune

    L’Afrique aux Africains, alors qu’en réalité l’Afrique est rejetée par les Africains. Les auteurs Africains sont plus lus ailleurs qu’en Afrique. Danielle Steel est plus glamour qu’Achille Mbembe. Un jean est plus sexy qu’une robe en pagne (pagne portant notre culture mais malheureusement fabriqué en Occident), les cheveux afro sont considérés comme sales, Beyoncé est plus écoutée que Yemi Alade. De quoi parlons-nous exactement ?

    En termes de gouvernance, nos modèles ancestraux sont les royaumes et les chefferies. Sommes-nous prêts à retourner vers un mode de gouvernance par “l’élu de Dieu”, un chanceux qui se retrouvera au pouvoir et nous imposera sa descendance à notre tête jusqu’à la fin des temps ou jusqu’à ce que l’alternance naisse du miracle d’une guerre… qui à son tour nous imposera un nouvel élu de Dieu ?

    Nous avancerons quand nous aurons accepté et avoué au grand jour que nous sommes fascinés par l’Occident et tout ce qu’il nous offre. Befoune

    Nous avancerons quand nous aurons accepté et avoué au grand jour que nous sommes fascinés par l’Occident et tout ce qu’il nous offre. Nous avancerons quand nous aurons accepté que le colon a fait beaucoup de mal, mais que nous avons pu tirer notre épingle du jeu en faisant nôtre ce qui au départ était signe de domination. Nous avancerons quand nous cesserons d’être des êtres hybrides qui prétendent vouloir retourner vers un passé dont ils combattent les réalités au quotidien.

    Réfléchir au passé dans l’optique de le reproduire n’est que gaspillage d’énergie. Limitons nous aux leçons que nous pouvons en tirer. Nous faisons face à des situations aujourd’hui qui ne sont pas à notre avantage (gestion des ententes commerciales, bases militaires étrangères implantées à travers le continent, ingérence considérée comme négative uniquement lorsqu’elle n’est pas le résultat de nos supplications…). Partons de l’existant pour avancer d’une meilleure manière. Reculer pour mieux sauter n’est pas une option lorsque le résultat n’est pas prévisible et l’avenir d’un continent tout entier est en jeu. Ce n’est pas une option lorsque nos paroles acclament le passé tandis que nos actes prouvent notre attachement pour le présent.

    • Befoune

      Befoune is the Founder and Editor in Chief of Elle Citoyenne. She is passionate with Citizen Participation, especially at the social level.

    • Show Comments (4)

    • Elle Citoyenne
      Befoune

      J’ai reçu le texte suivant en guise de droit de réponse à cette publication de la part de Monsieur Ekoyo :

      Je suis tombé il y’a quelque temps sur ce billet au titre intriguant : «le mensonge de la nécessité d’un retour aux racines». Après lecture, j’y ai répondu, puis après réflexion, j’ai souhaité approfondir ma réponse. Je remercie l’auteur(e) d’avoir accepter de publier cette réponse approfondie.

      Quand on parle de revenir à notre culture, il ne s’agit pas de revivre comme au XIVe siècle, faut quand même pas pousser mémé dans les orties.

      Revenir à notre culture africaine, c’est par exemple:
      quand il y’a une catastrophe chez nous, au lieu de re-copier machinalement le blanc qui a écrit “je suis Charlie”, eh bien revenir à notre culture serait par exemple d’utiliser une expression en langue bassa’a qui exprime une grande douleur, ou une formule de grand deuil.

      Voulons-nous la diplomatie de la force, telle que les États-unis et ses vassaux ne cessent de nous servir depuis 1945? Ou bien souhaitons nous laisser force à la diplomatie pour résoudre nos conflits? Eh bien l’africain peut rentrer dans sa culture, et proposer au monde son concept d’arbre à palabres.
      Toujours en restant dans l’exemple de l’arbre à palabres, retourner à nos sources c’est aussi par exemple: créer une matière à enseigner à l’école: “l’arbre à palabres”, où on apprendrait aux élèves à ..débattre, tout simplement. Regardez un peu ce qu’il se passe dans les débats autour de nous – sur le net notamment: dès la 3e ligne ce sont les noms d’oiseaux qui fusent. Entre ceux qui veulent monopoliser les débats, ceux qui se prennent pour la science infuse alors qu’ils sont bêtes à manger du foin, ceux qui prennent un avis différent du leur pour une attaque personnelle, on ne s’en sort pas. Eh bien, on peut s’inspirer de cette partie de notre racine africaine, et apprendre aux enfants (et adultes!) à débattre. Et pareille matière devrait être au moins coeff 2!!
      Revenir à notre culture africaine, c’est aussi par exemple, se souvenir que pour l’africain : «c’est tout le village qui éduque un enfant !». Et donc, je serai pour qu’en Afrique l’école publique soit gratuite, livres inclus (!) – je dis gratuite, et non reprendre à gauche par le biais de frais fantaisistes (qui dit APE là derrière?) ce que l’on donne à droite – pour que l’école soit gratuite donc, jusqu’au niveau de terminale. Et que les universités publiques soient sponsorisées par la collectivité. Je suis prêt à payer des impôts pour cela, c’est pas grave. C’est mon argent, laissez. Et je suis sûr que je serai loin d’être le seul dans ce cas Je ne veux pas d’un modèle à l’américaine où il faut payer 12.000 USD par semestre pour aller à l’université, et où après 3 ans d’études, les étudiants sont autant criblés que dettes, que s’ils avaient passé leur temps dans des casinos à Las vegas (cf. liens [stu1], [stu2], [stu3]).

      on nous bassine les oreilles chaque jour, comme quoi le monde serait devenu un grand village. Oui d’accord, grand village peut être, mais la phrase est incomplète, et trop souvent, on oublie la fin de la phrase: un grand village ..occidental! Le monde devient un gros village occidental où on pense comme l’occident, on mange comme l’occident, on danse comme l’occident, on s’habille comme l’occident, on parle comme l’occident. On s’émeut comme l’occident (je suis Charlie!), on veut consommer comme l’occident (mall, grandes surfaces, etc..). On est des clones de l’occident.

      Rien que dans le domaine de la télévision, je crois que chacun de nous peut citer au moins cinq programmes que nos télés en Afrique se sont empressées de recopier pratiquement tels quels. On l’a bien vu, quand la France a instauré son système LMD, l’encre sur le décret d’application n’était même pas encore sèche, que déjà partout dans nos universités ici, on ne jurait plus que par le système LMD. On a copié jusqu’à dire “séquence d’été”, pour parler des séquences de rattrapage.
      C’est ca l’avenir de l’humanité? Tout le monde en rang, une seule ligne, pas une tête qui dépasse? C’esz ca l’avenir de l’Afrique ? Éternel mouton de panurge infantilisé, à qui on dit quoi penser, quoi dire, et en quelle langue le dire ? Eh bien je ne le souhaite pas. L’Afrique PEUT et DOIT apporter une contribution africaine à la marche du monde. C’est pas une question de vouloir montrer qu’on est supérieur ou quoi, non. C’est une question de dire : oui, la culture africaine existe et elle peut aussi enseigner le monde, au même titre que les autres.

      Car non, nous ne sommes pas ces êtres inférieurs que des siècles d’instruction raciales et racistes ont distillés dans les esprits, à commencer par le notre. L’occident s’excite avec des concepts coe le “crowdfunding”, et tous ses clones de s’exciter avec lui, comme si c’était quelque chose de jamais vu sur terre. Or le crowdfunding, ca fait des millenaires que nous le pratiquons en afrique (cf. liens [ttn1], [ttn2]).
      L’occident s’extasie sur le “consommer bio”! On parle d’élevage bio, de viande bio, patatibio, patatabio! Or c’est quoi l’élevage bio? C’est ce que nous faisons en Afrique dans nos champs et nos clairieres, nos cours, ce sont nos coqs et poules qui vont et viennent, qui picorent des vers de terre, des graines de mais ou de mil, ce sont des vaches, qui mangent des fougères, et non de la farine d’autres vaches.

      Que l’on me comprenne bien, parce que j’entends déjà d’ici ceux qu’ont rien compris, je ne suis pas entrain de dire que retourner à ses sources c’est opposer systématiquement des mondes, il y’a eux là-bas, nous aussi. Non ! Retourner à ses sources, c’est retourner y puiser de l’inspiration, pour justement vivre avec les autres sans perdre de son essence propre.

      «nous nous sommes appropriés les langues coloniales.», prétend l’auteur.
      Point de vue que je ne partage pas. Certes nous parlons parfois mieux leur langue, que les ex-colons eux-même. Nous jonglons avec la grammaire, tutoyons le vocabulaire, mais avons-nous créé notre propre académie ? Avons-nous publié notre propre dictionnaire de termes valides chez nous ? Eh bien non ! Écrivez n’importe quel texte en francais, on le corrigera selon les règles de grammaire et selon l’orthographe en cours en France. Donc on ne peut pas dire que nous nous sommes approprié quoi que ce soit.

      «nous nous comprenons grâce aux langues coloniales»,
      là non plus je ne partage pas du tout ce point de vue. C’est d’ailleurs un argument volontiers brandi par les colons nostalgiques dans leurs tentatives désespérées d’embellir les horribles errements de leurs pères. C’est comme si avant l’arrivée du colon les africains ne se parlaient pas. Regardons ce qui se passe au Senegal. Quel langage est le socle commun de communication ? Le walaf! Et je peux vous garantir qu’il y’a une plus grande cohésion entre sénégalais du fait du walaf, qu’entre camerounais par exemple du fait du francais. Situation similaire au congo avec le lingala. Je ne parle même pas de l’Afrique de l’est (Kenya, Angola, RDC Est, Tanzanie, etc..) où le kiswahili règne en maître, absolu.

      – nous devrions tout réécrire – ca serait un retour en arrière,
      dèjà pour commencer, réalisez-vous que même les (ex-)colons réécrivent leur langue en permanence ? «ordinateur», «smartphone», «mobile banking», etc.. n’existaient pas il y’a 100 ans. La langue n’a rien de statique, elle évolue en permanence. Pourquoi accepte-t-on sans réchigner la réécriture de la langue du blanc, mais on considère comme les douze travaux d’hercule de réécrire les notres ?
      Ensuite, non, nous ne rentrons pas en arrière, nous n’inventons rien, ces langues sont là, elles existent. C’est pas non plus comme si on allait réinventer la roue. Leurs grammaires ont été codifiées, des dictionnaires existent. J’ai par exemple déjà vu des documents sur les langues duala, walaaf, lingala, pulaar, et j’en passe. Non, nous ne partons pas de rien, et nous ne rentrons pas en arrière.

      Si l’Afrique, comme je le souhaite, choisit de se départir de la langue du colon et de se doter d’une langue africaine, eh bien il est clair qu’on la choisirait en fonction d’un certain nombre de critères : une grammaire codifiée, une écriture, etc.. Et les candidates ne manqueront pas. On pourrait même se permettre le luxe d’abandonner l’écriture romaine et passer au geez, si on veut. Juste comme ca, parce qu’on le vaut bien.
      Je voudrais rappeler que le colon n’a eu aucun mal à traduire la bible dans nos langues. Pour ca, pas de problèmes, nos langues n’étaient pas arriérées. Par contre quand il fallait traduire les manuels de mathématique ou de géographie, là par contre ca se bousculait moins.
      En fait, à force de débattre de ce point de la langue, je me suis rendu compte que beaucoup tout simplement ont peur de ce qu’ils considèrent comme un saut dans l’inconnu. Parce que nous avons appris à manquer de confiance en nous même.

      “C’est grâce à ces langues, au fait que nous les parlions et que nous les comprenions que nous sommes informés des avancées culturelles, sociales et technologiques à travers le monde et que nous pouvons nous aussi les adopter pour une évolution commune à travers le monde”

      Ce n’est PAS la langue qui nous informe, la langue n’est qu’un vecteur. Nous aurions tous parlé lingala, ou walaf, ou fufulde, que nous aurions été autant informés. Les langues sont des vecteurs de communication. Ne sommes-nous pas informés des avancées japonaises, coréennes, etc.. ?

      Pourquoi une langue africaine?
      Par nécessité !
      Par fierté ! Pendant des siècles on nous a dit que nous étions des sous-hommes, des sous-cultures, des sous-êtres. Eh bien par fierté, je veux que l’Afrique, par sa langue, soit présente demain au rendez-vous universel du donner et du recevoir. Certes il y’a déjà des termes isolés qui renvoient à l’Afrique (mpesa par exemple), mais je souhaite que l’on se départisse de cette peur de notre ombre et qu’on aille plus loin.
      Car l’avenir de l’Afrique est radieux.

      Ekoyo.


      Liens

      [ttn1] livre : «Le système des tontines en Afrique : un système bancaire informel : le cas du Congo”, par Célestin Mayoukou
      [ttn2] web: Le crowdfunding en Afrique, une nouvelle génération de tontines?
      theconversation.com/le-crowdfunding-en-afrique-une-nouvelle-generation-de-tontines-61414

      [stu1] web: la dette des étudiants américain causera-t-elle la prochaine crise économique?
      http://www.slate.fr/lien/72363/etudiant-americain-dette

      [stu2] Average Student Debt Rises for class of 2014
      http://www.huffingtonpost.com/entry/average-student-debt_us_562f766de4b0c66bae595a2c

      [stu3] Watch america’s student-loan debt grow USD 2,726 every second
      https://secure.marketwatch.com/story/every-second-americans-get-buried-under-another-3055-in-student-loan-debt-2015-06-10

    • Ekoyo

      Vous ne pouvez pas en tout sérieux résumer la culture africaine à exciser nos fillettes et bastonner nos femmes voyons.
      En somme votre si belle prose nous dit: pourquoi perdre le temps à bâtir une maison à nous? Voilà la prison que le bourreau, dans sa mansuetude infinie, nous a bâtie. On n’a qu’à laver les traces de sang, mettre les ossements de côté, remplacer les barreaux par des vitres, la rénover un peu et y habiter.

      On n’est pas sorti de l’auberge!

      Bien amicalement.
      Ek.

      • BlackPsy BlackPsy

        Cher Mr Ekoyo,

        L’analyse que vous présentez dans votre droit de réponse est très pertinente et assez véridique.

        J’en prends de la graine.

        Cordialement,

    • F. Ndiaye

      L’intention de l’article était bonne, mais il traduit malheureusement une piètre connaissance des cultures africaines. Revenir aux cultures africaines, ce n’est pas “bastonner nos femmes” : la violence faite aux femmes n’est pas caractéristique de l’Afrique, elle existe dans toutes les sociétés.
      La seule différence entre l’Africain et les “autres”, c’est que les autres épousent leur héritage culturel, quels qu’en soient les défauts. On connaît la position des sociétés orientales vis-à-vis de leurs femmes, mais rejettent t’elles pour autant leur culture ?
      Revenir aux cultures africaines, c’est se départir de l’idée qu’il n’existe de bon que ce que vient d’ailleurs, c’est aimer sa culture, prendre ses responsabilités et avancer.

    Laisser un commentaire

    You May Also Like

    equilibre des pouvoirs democratie senegal

    Sénégal : rééquilibrer les pouvoirs ou continuer le mirage de la démocratie

    Le Sénégal est un pays connu pour son caractère démocratique. Les actions citoyennes y ...

    integration region anglophone cameroun

    Au Cameroun la culture rassemble un peuple divisé

    Depuis la réunification des Cameroun francophone et anglophone, le peuple est divisé. Les jeunes ...

    blanchissement de la peau en afrique

    Ne jetez pas au bûcher la femme noire qui se blanchit la peau

    Le blanchiment de la peau en Afrique est un réel fléau. Les femmes mettent ...

    dignite-humaine-lutte-antiterroriste

    Défense de la dignité humaine et protection du citoyen dans la lutte antiterroriste

    La lutte antiterroriste s'inscrit dans un cadre tant normatif qu'opérationnel défini par les Nations ...

    Cessons d’accuser le “gouvernement” de tous les maux !

    “Le gouvernement doit…” ! “Il faut que le gouvernement…”! “C’est parce que le gouvernement ...

    Qui sont les élites du Cameroun et que font-elles

    Qui sont les élites du Cameroun et que font-elles ?

    Cet article est le second de notre Focus « Que devons-nous attendre de nos élites ...