Africtivistes 2015 : les activistes africains se réunissent pour un sommet à Dakar au Sénégal

3 minutes approx.

J’y suis entrée concernée, j’en suis ressortie engagée.

J’ai tout récemment découvert la notion de citoyenneté. J’ai tout récemment découvert que je n’ai pas que des devoirs, j’ai également des droits, des droits qui sont violés au quotidien parce que je ne suis pas informée.

J’ai tout récemment réalisé que j’avançais avec des œillères, refusant de m’intéresser à ce qui ne se rapportait pas à moi, à ma famille ou à mes amis. J’ai suivi une voie que je m’étais tracée, et elle m’aurait certainement conduit vers ce que je pensais  être le succès : une réussite vide de sens car totalement égoïste.

Pendant trois jours j’ai côtoyé des personnes qui mettent leur vie en danger au quotidien pour le bien être collectif et l’intérêt général. Befoune

Mes œillères sont tombées grâce à WATHI, le think tank citoyen et participatif ouest-africain pour lequel je travaille depuis quelques mois déjà, et elles ont été complètement détruites au cours de la rencontre Africtivistes 2015, le premier sommet des cyber activistes africains. J’ai eu l’honneur et l’immense plaisir d’y être invitée par l’initiateur du mouvement, Cheikh Fall, activiste sénégalais célèbre pour son combat pour une citoyenneté augmentée.

Pendant 3 jours, du 26 au 28 novembre 2015, j’ai côtoyé des personnes exceptionnelles, des personnes qui mettent leur vie au service du bien-être collectif et de l’intérêt général et qui se battent pour la condition du citoyen et l’instauration de la démocratie à travers l’Afrique. J’ai rencontré des modèles, des exemples, des  personnes qui trop souvent se mettent en danger au quotidien pour la diffusion d’informations dans le seul but  d’éveiller les consciences et de réclamer ce qui n’est que légitime : le respect de leurs droits, des droits des citoyens.

Ils m’ont donné l’impression d’appartenir à une grande famille, une famille dont les membres ont aboli les barrières érigées par les frontières de leurs pays respectifs, une famille que je ne veux plus quitter. Befoune

J’ai beaucoup appris de chacun de ces activistes, blogueurs, « twitteurs », combattants et éveilleurs de conscience qui sont venus des quatre coins de l’Afrique et du monde pour réfléchir à une stratégie commune dont l’objectif est la promotion et l’instauration de la démocratie sur le continent africain grâce à la citoyenneté augmentée. J’ai retenu une leçon de chacune et chacun d’eux. Ils ont nourri en moi l’envie de m’impliquer dans le combat commun à tous les Africtivistes, l’implication du citoyen dans la gestion de son pay à tous les niveaux.  Ils m’ont donné l’impression d’appartenir à une grande famille, une famille dont les membres ont aboli les barrières érigées par les frontières de leurs pays respectifs, une famille que je ne veux plus quitter.

  • Befoune

    Befoune is the Founder and Editor in Chief of Elle Citoyenne. She is passionate with Citizen Participation, especially at the social level.

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