Focus : Déraillement du 21 octobre 2016 à Eseka au Cameroun

    Déraillement du 21 octobre 2016 à Eseka au Cameroun


    Le déraillement qui a eu lieu à Eseka au Cameroun le 21 octobre 2016 sera-t-il considéré comme un simple accident ou la gravité de la situation donnera-t-elle un coup de fouet tant aux dirigeants qu’aux citoyens ? Ce Focus rassemble les opinions de 9 citoyens camerounais et d’ailleurs concernés par cette question.


    Photo: 20 Minutes

    • Elle Citoyenne
      Elle Citoyenne

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    • blackpsy

      Suite à cette catastrophe, j’avais écris un article sur les traumatismes potentiels qui peuvent être vécus par les victimes de ce type d’événements. Que ce soit sur le court terme, le moyen terme ou le long terme.
      Lien: http://noireetpsy.com/catastrophes-humanitaires-deuils-et-traumatismes/613/
      Mon objectif était d’informer et de sensibiliser le public aux conséquences d’une absence de prise en charge post-catastrophe. J’avais effectué quelques recherches et je n’avais rien trouvé sur la formation des équipes de première intervention qui étaient dépêchées sur place.
      Il n’y a pas que les victimes directes, mais également les témoins présents sur les lieux du drame, la famille et le personnel soignant. Ces derniers ne sont pas préparés à voir ce qu’ils ont vu et à entendre ce qu’ils ont entendu.
      Le contact avec des personnes traumatisées est un élément traumatogène en soi. Dans ce cas précis, on parlera de traumatisme secondaire.
      Après une catastrophe humanitaire, il y a donc des victimes directes et indirectes.
      Elles ont besoin d’écoute, d’information, de soutien et d’accompagnement. Auquel cas, bonjour, les cauchemars, les troubles émotionnels et de comportement.
      En termes de santé publique, il est également indispensable de mener des campagnes d’information et de faire intervenir des professionnels de terrain, ayant des compétences en gestion de crise ou de catastrophes humanitaires.
      Pourquoi est-ce important?
      Une fois rentrées chez elles, les victimes seront replongées dans le quotidien. La famille et les amis, mal informés ou tout simplement ignorants des suites possibles d’un traumatisme, peuvent aggraver leur état par leurs questions et réactions individuelles. Pire encore, ils peuvent se retrouver face à des comportements tout à fait méconnus jusque là, mais toutefois, symptômes d’un état de santé mentale qui s’empire.
      Comment pourront-ils aider s’ils n’ont ni l’information, ni la connaissance?
      Comment aider quand on ne sait pas vers quelles structures relayer? ou à quel numéro de téléphone appeler?
      Et les interventions télévisées?
      Le plus important après une catastrophe humanitaire est la prise en charge des victimes. Que ce soit sur le plan médical ou psychologique.
      Il est d’usage de créer plusieurs cellules de crise afin de gérer les différents publics cibles ( victimes, familles accourues sur les lieux, témoins, etc).
      Plus on attend, plus les conséquences sont lourdes et difficiles à maîtriser. L’incompréhension grandit, la colère s’amplifie.
      Communiquer? oui bien sûr! mais il faut savoir “quoi communiquer”, “à quel moment”? et “vers quels publics cibles”. Les besoins sont différents.
      Le manque de transparence sur les causes de l’accident contribue à créer des défauts d’interprétation et des problèmes de compréhension.
      Ce qui malheureusement n’arrange pas les choses du côté des familles et de la population.
      Tout le monde a besoin de sens. Et ce sens ne peut se construire sans éléments d’informations objectifs et cohérents.
      Mon avis personnel?
      Plus que de connaître les raisons de ce déraillement, ma question aujourd’hui serait celle de savoir quel est l’état de santé mentale de toutes les victimes de cette catastrophe.
      Ont elles réussi à donner du sens à ce qu’elles ont vécu?
      Comment vivent-elles aujourd’hui? sont-elles mentalement équilibrées?
      Ont-elles pu intégrer cette expérience de manière constructive ou non?
      Bref,
      Il y a une vie avant le trauma, et après, il y en a une autre.

      • Elle Citoyenne
        Befoune

        Nous aurions vraiment aimé voir cet article figurer dans cette sélection. L’utilité de la psychologie dans ce type de cas ne fait aucun doute, Mais ce n’est malheureusement pas dans notre culture.

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