Notre façon de consommer reflète notre capacité à partager, qu’il s’agisse du savoir, d’un bien, ou d’un rien qui parfois fait toute la différence. Dans un environnement où le cloisonnement et la linéarité constitue une essence de base, quel serait le résultat si on mettait le rapport à l’humain au centre de nos transactions ?

    Autour de chacun et chaque jour, des exemples de cette linéarité sont légion. Des schémas traditionnels sont observés au quotidien : il peut parfois être tout simplement question de rentrer en possession d’une ressource, l’exploiter, l’épuiser, puis la rejeter. Il peut aussi s’agir du style de vie  que beaucoup s’imposent ou imposent aux autres à cause des normes sociales :  une naissance,  suivie de l’obtention de diplômes, d’un ou plusieurs boulot, la mise aux mondes d’enfantS (le S en vaut la peine), la contraction de dettes pour survivre, puis « THE END ».

    Mais peu importe le cas pris, s’est-on jamais posé la question de savoir ce qu’est une vie sans croissance? Un passage sans impact ? Ce qu’est le sentiment de sourire parce qu’on a donné le sourire ?

    Partager comme investir sur sa capacité à aider les autres à nous aider.

    La croissance d’une société ne peut se faire sans l’épanouissement de ses citoyens.

    La promotion de la co-élaboration permet d’humaniser les échanges de pair à pair, et même d’individu vis-à-vis des entités économiques. Si vous souhaitez fidéliser, vous devez générer un sentiment de reconnaissance, ce qui demande de transmettre une émotion. Chaque fois qu’une personne se sentira impliquée et non pas seulement édifiée, elle contribuera.

    co-contribution le partage qui redefinit la croissance

    Une telle proposition horizontale, se retrouve dans chaque évolution communautaire basée sur le développement par l’intelligence collective, l’adhésion à la réalisation d’un intérêt partagé (parce qu’on fait partie intégrante de l’accomplissement d’une vision), peu importe l’échelle (makerspace, labs, groupement d’intérêt commun, tontines …).

    Principe de réinvention de société, socle d’une effervescence sans fondements ? Non, mais une alternative basée sur le changement de paradigme, et l’inclusion soucieuse : produire et distribuer plus avec moins, générer du revenu non plus seulement financier, mais aussi émotionnel, participatif.

    Partager comme valoriser l’usage à la possession, valoriser l’usage à la propriété.

    Outre la possession singulière, l’usage collectif permet de mieux valoriser et exploiter un bien. Ça peut aller du covoiturage à la mise en commun de fonds pour la culture circulaire de produits maraîchers pour la consommation de toute communauté, en passant par le recyclage de bocaux de confiture pour la confection d’objets de décoration.

    Si nous réduisons le nombre d’intermédiaires et les frontières dans un schéma de distribution,  nous rendons l’échange plus vivant entre les entités émettrices et réceptrices du service. Prenons l’exemple d’un espace de coworking : dans la plupart des cas, on y retrouve une mixité de profils, ce qui favorise le partage d’expérience, des ventes de biens, la stimulation d’une activité économique couronnée par l’établissement d’un lien social. Associer deux ressources en génère au minimum une troisième.

    Certains diront « Ce n’est pas comme ça que les choses marchent, la révolution ce sera pour plus tard !», mais Il y va de la nécessité de partager ce qu’on est, ce qu’on sait, de co-contribuer aux solutions, de faire entendre une opinion, de redonner la possibilité d’une action partagée. Pour atteindre une telle fiabilité, l’essence réside dans la confiance conjointe.

    Un des exemples de la co-contribution est l’économie collaborative, et je vous ai fait une petite vidéos de deux minutes pour vous expliquer en quelques mots ce que c’est. Regardez-là et n’hésitez pas à commenter l’article pour enrichir le débat !

    Photo: Arweil

    • Gwladys Minyem

      Gwladys est une Camerounaise passionnée d innovation ouverte et de big data. Au delà du métier d Ingénieur en Construction Mécanique, elle s intéresse aux questions d'impact féminin, de portée socioéconomique de la technologie, d inclusion par et pour les communautés.

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    • Michel Ndjock

      Belle analyse! Un peu difficile à suivre par moment, mais pertinent.

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